G08M0L00IB ANGLAISE
est le fond même de notre conscience et de notre pensée, qui dépasse toujours de l'infini les relations particulières que nous pensons actuellement. « Bien qu'on ne puisse connaUre l'absolu c en aucune façon et à aucun dégrevai Ton prend le mot connaître fi au seM strict, nous voyons pourtant que Texistence de l'absolu « esl une donnée nécessaire de la conscience ; que, tant que la « conscience dure, nous ne pouvons un seul instant nous débar- « rasser de cette donnée ; et qu'alors la croyance qui y a son « fondement a une certitude supérieure à toutes les autres (t). » Notre connaissance scientifique, dit encore le même penseur, est comme une sphère qui, à mesure qu'elle «Ta grandit, augmente ses points de contact avec l'inconnu. La science du « connaissable » n'est donc pas tout ; la pensée de 1' « inconnaissable » subsiste toujours, et c'est cet inconnaissable, éternel mystère, qui ISût l'objet des croyances métaphysiques et des mythes religieux. Enfin le positivisme exclusif espère supprimer cette idée au profit de la science expérimentale ; mais nous dépasserons toujours, par l'hypothèse et par la croyance, rdisonnée ou non rai* sonnée, les limites de notre science. Il y a deux extrêmes à éviter : d'abord, se persuader qu*on sait quelque chose sur l'absolu et vouloir imposer à autrui sa prétendue science; puis se persuader que ridée d'absolu ne répond à rien de réel parce que nous ne pouvons la faire rentrer dans les formes relatives de notre pensée. La religion de M. Spencer consiste, en quelque sorte, à maintenir toujours élevé dans notre conscience un autel au Dieu inconnu (3).
n. «- G0S210L0GIE AN&LAISB.
L*école anglaise, principalement chez MM. Darwin et Spencer» ne se contente pas de la psychologie : elle propose un système du monde grandiose qui n'est pas sans analogie avec les spéculations des écoles allemandes, et dont le fonds est l'idée de l'universelle évolution.
Le principe fondamental de cette cosmologie est la permanence de h force. Selon Stuart Mill, ce principe n'était lui-même qu'une