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Premiers principes, p. 164, trad. Gazelles

2. Voir dans nos Extraits des philosophes^ les passages de M. Spencer auquel nous faisons ici allusion.

476 ÉCOLB ANGLAISE CONTEMPORAINS.

induction empirique analogue aux autres ; selon M. Spencer, il offrirait à prioriun caractère de nécessitai parce qu*il exprime une nécessité de la conscience même : il est une « vérité donnée dans « notre constitution mentale... La persistance de la conscience « constitue l'expérience immédiate que nous avons de la persis- « tance de la forcoi et en même temps nous impose la nécessité « ob nous sommes de Taffirmer. Le seul principe qui dépasse « Texpérience, parce qu'il lui sert de fondement, c'est la pnrsis- « tance de la force. Et si c*est la base de l'expérience, ce doit être « aussi la base de toute organisation scientifique des expé- « riences (1). *

La persistance de la force entraîne, comme premier corollaire, la persistance des relations entre les forces, c'est4t-dire Vunifor^ mité des lois de la nature.

Le second corollaire est la transformation et Yéquioalence des forces, telle que les physiciens Meyer, Joule, Grove et Helmholts Tont démontrée. Si le mouvement se transforme, selon les circonstances, en lumière, en chaleur, en électricité, en magné* tisme, c'est que la même force inconnue persiste équivalente sous la diversité de ses manifestations sensibles.

Le mouvement, une fois produit, se continue suivant la ligne de la plus grande force et de la plus faible résistance, comme un fleuve coule là où il y a le plus de pente et le moins d'obstacles. Cette direction du mouvement est un troisième corollaire du principe de la permanence des forces.

Le mouvement, s'accom plissant toujours dans un milieu, trouve toujours une résistance ; de là cette loi de va-et-vient qui fait que tout mouvement est rhythmique. Les mouvements de l'univers forment, dit M. Spencer, ce un dessin compliqué semblable à la « houle de l'océan, portant à sa surface de grandes lames, « hachées de vagues moyennes, couvertes elles-mêmes de petites « vagues, à leur tour froncées de rides. •

Il existe un rhythme fondamental auquel tous les autres viennent se réduire : c'est celui de l'évolution et de la dissolution. «Toutes les choses grandissent ou dépérissent, accumulent de « la matière ou Fusent. »

L'évolution accomplit son rhythme en toutes choses de la même manière que dans le germe animé. Tout germe, à l'origine, est une substance uniforme; par des différences successives et

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