‹ Histoire de la philosophieChapitre 346 sur 397 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

INTRODUCTION

DE LA UÉTDODE DAHS L'oISTOIRE DE LA PniLOSOPniE. I. — UTILITÉ DB l'histoire DE LA PlIlLOflOPUlB POOa LA PIIILOSOPIIIB.

!• Qac riiistoîrc de la philosophie fait partie de la philosopiiie môme, parce qu'en réalité elle n'a point un objet différent de la philosophie : son objet est toujours Vesprit, réfléchissant sur sa propre nature, sur son principe et sur sa fin. —2* Que Thistoire de la philosophie corrige ou prévient l'erreur, confirme ou œmplôte la vérité .... i

II. — utilité DB L'DISTOIRB DE LA PUILOSOPUIK POUB L'UISTOIHB EN GÉiNÉRAL.

L'histoire générale doit remonter des actions de l'humanité à leurs causes; ces causes sont les idées morales, religieuses et scientifiques; ces idées ont leur plus haute expression dans la philosophie. — Le progrés de la spéculation dirige les autres progrès de l'humauité, si bien que les théories les plus élevées et les plus éloignées en apparence de la pratique en sont réellement les plus voisines. — L^istoire de la philosophie est l'histoire de la conscience réfléchie que ' l'humanité acquiert d'elle-même u

m. — DE LA HBTUODS DB CONCIL ATIOX DANS L'QISTOIBE DB LA PHILOSOPHIE.

Que l'historien doit l» comprendre, 2« apprécier. — Pour comprendre, il faut se placer au point de vue d'autrui et non à son propre point de vue, entrer dans la pensée des autres plus profondément qu'eux-mêmes, s'il est possible, la pousser plus loin qu'eux pour en bien apercevoir la direction, s'attacher à resprit en môme temps qu'à la lettre, aux parties supérieures des systèmes plutôt qu'aux parties inférieures, aux vérités pluiôt qu'aux erreurs. La grande critique est celle des beautés, non des défauts.

Pour apprécier, il faut corriger les erreurs et concilier les vérités.

Les erreurs portent sur les conséquences ou sur les principes. - Les erreurs de cooséquences doivent être rectifiées au moyen des principes du système, sans sortir du système Iui*méme ; on complète ainsi et ou

perfectionDe le système avec ses propres ressources. — Si le système ainsi perfectionné est cependant insuffisant à rexplication de la réalité, et s'il laisse en dehors de lui des choses que la conscience nous atteste, c*est que le principe du système est incomplet. L'erreur de principe consiste à prendre ainsi une vérité incomplète et partielle pour la vérité totale. — La réfutation de cette seconde espèce d'erreur consiste à compléter un système par un autre vers lequel ses tendances et sa direction propre rentrainent, et où il trouve son achèvement. De là la conciliation progressive des doctrines dans leurs parties positives, et leur réduction à Funité au sein d'une doctrine plus large. — Cette méthode diffère de Véclectisme ou choix plus ou moins arbitraire de propositions empruntées à divers systèmes. — Elle diffère aussi de la méthode hégélienne, qui finit par regarder l'erreur même comme une partie essentielle de la vérité en identifiant les contradictoires. — La vraie méthode de l'histoire doit être une méthode de justice et de fraternité à l'égard de ceux qui ont aimé et cherché comme nous la vérilé vi

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