‹ Histoire de la philosophieChapitre 375 sur 397 · II. - DE L'AIIB ; SON EXISTENCE, SES FAGCLTÉH ET Sa NATUBE · texte numérisé non relu

II. - DE L'AIIB ; SON EXISTENCE, SES FAGCLTÉH ET Sa NATUBE

î Existence de l'amb. L'âme ou le moi ne fait qu'un avec la conscience ou avec la pensée. Or, l'existence de la pensée est contenue évidcmmeni dans le Coqtto. — IL Facultés de l'am b : deux principales, l'entendement et la volonté, — !• Théorie de l'entendement et des idées. Trois sortes d'idées : idées factices, que nous formons en combioantles autres idées ; idées adventices, qui nous viennent de Textérieur; idées innées, qui naissent en nous et dérivent de la nature même de notre pensée. -- 2» Théorie de la volonté. La volonté est active et libre. ^ Cette liberté ne consiste pas dans l'indifTérence ; rindifférence n'est que le plus bas àogré de la liberté. La liberté consiste « dans une puissance réelle et positive de se déterminer» ; «elle se connaît sans preuves, par la seule expérience gue nous en avons. • — C'est la puissance infinie de vouloir qui fait la grandeur de l'homme et sa ressemblance à Dieu. — Le souverain bien est la rectitude de la yo« lonté. — III. Essence db l'ame ; distinction de l'ame et do corps. L'essence de l'âme est la pensée, c'est-à-dire la conscience. — Les êtres se distinguent par leurs attributs essentiels : l'attribut essentiel de râmc est la pensée, l'attribut essentiel du corps est l'étendue. On ne peut penser sa pensée sans la distinguer de l'étendue et sans prendre ainsi conscience de sa spiritualité 250

IIL — dieu; frU.N BXISTKNCB ET SA NATUBE.

L Preuves de l'existence dr DiEa. — 1« Prenne par Vimperfection de notre existence-, sujet au doute et à l'erreur; je suis imparfait ; je ne suis point assez indépendant pour être la cause de ma propre existence. — 2o Preuve inductive par l'origine de notre idée de perfection. Toute idée est un effet qui a son origine dans une cause, et la cause doit contenir sous une forme éminente ce que contient l'effet. Or, la cause de l'idée de perfection n'est point moi, qui suis imparfait; je ne puis non plus former cette idée ni parla négation du Gni, ni par la combinaison d'éléments finis, ni par l'élévation à l'intini de mes puissances propres. La cause de l'idée de perfection est donc l'être parfait lui même. -* 3" Preuve déductive par le contenu de Vidée de perfection. L'idée même de la perfection contient l'idée de l'existence, comme celle de triangle contient celle d'angle. Dire que l'on conçoit une perfection non existan te, conséquem ment une perfection imparfaite, c'est se contredire. 257

II. Attuibuts de dieu, théorie de la volonté en dieu. — Méthode pour déterminer les attributs de Dieu : élever à l'infini nos propres attributs. — l*» Entendement divin ; 2« Volonté divine. Le caractère de la volonté divine est d'être absolument libre, et créatrice non-seulement du monde, mais des lois physiques et même des lois logiques ou morales. Dieu fait la vérité et ne la trouve pas toute faite : c'est l'assujettir au Destin et au Styx que de lui imposer des vérités qui seraient indépendantes de son vouloir. — Au reste, la liberté divine n'est pas pour cela arbitraire ni changeante 260

m. Rapports de dieu au monde. — 1" La véracité divine, critérium suprême de la vérité. L'évidence, n'étant elle-même qu'une sorte d'apparence intérieure, peut nous tromper. Avoir foi à Tôvideuce, c'est croire que les lois de notre pensée sont d'accord avec les lois de l'être ; cet ac-

PAR oni>nE uiSToniQTJB. 523

cord suppose en Dieu la véracité. — 2o Création continuée et Providence, En Dieu racle créateur et Tacte conservateur ne font qu'un. La conservation des créatures est donc une • création continuée •• • 263

lY. — LE HO.NDB, LES ANIMAUX, LHOIIVB.

E. Essence de la matière : l'étendue. Une fois qu'on a écarté de Tidée de matière tout ce qui est un mode de ta pensée, il ne reste plus, selon Descaries, que l'étendue. — Toutes les propriétés de la matière s'expliquent par le mouvement. Mécanisme universel. ^ Lois du mouvement. Descartes les déduit à priori de l'immutabilité divine. — Infinité de l'univers. — IL Automatisme des animaux. Gomment Descartes réduit les bétes elles-mêmes à dépures machines. — III. L'homme. Rapports de l'âme et du corps. Aucune action directe de Tune sur l'autre : hypothèse de l'assistance divine. — IV. Rejet des causes finales. Tout se fait mécaniquement dans la nature et par voie de causes efficientes. Les fins que Dieu se propose nous sont absolument cachées. — V. Con'clusion. Insuffisance des considérations morales chez Descartes. Il a superposé plutôt que vb\ié une philosophie de la matière, une philo- ^phie de ta pensée et une philosophie de la volonté. • • • 265

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