CHAPITRE TROISIEME
LES G.\RTÉS1ëNS français.
?ascal admet trois « ordres » de choses : la matière, la pensée, la charité. I. L'ordre de la matière. Comment Pascal insiste sur l'idée de l'infinité. Infinie grandeur du monde : infinie petitesse de ses éléments. Que cette infinité rend impossible une science véritable des choses ; caractère relatif de notre science, qui n'atteint que le milieu Fans pouvoir toucher aux extrêmes. — IL Vordre de la pensée, — L'univers matériel n'est rien en présence de la pensée. Tous les corps ensemble ne valent pas le moindre des esprits. — Pourtant la pensée même n*esl pas le principe absolu. Contradictions de la pensée avec ellemême. Scepticisme de Pascal relativement aux choses purement intellectuelles et rationnelles. — III. L'ordre de la charité. — C'est la charité qui est le principe absolu. Idée que Pascal s'en fait. Il n'admet qu'une charité surnaturelle et mystigue qui se confond avec la grâce janséniste. Ni morale naturelle, ni droit naturel. Notre volonté n'est pias vraiment libre ; notre moi n'est pas vraiment aimable. Dieu lui-même semble moins aimable que terriole. Argument tiré de la crainte et de l'intérêt en laveur de l'existence de Dieu. — Grandeur et insuffisance des doctrines de Pascal 273