II. - ÉCOLE O'ÉLÉE
I. XÉNOPHANB. L'idée qui domine dans l'école d'Élée, c'est que la multiplicité des choses est une simple apparence et que le fond des choses est Fanité. Xénophane démontre que Dieu est un ; il identifie Dieu avec le monde infini, parce qu'il ne peut admettre qu'il existe des êtres en dehors de l'Être absolument un. — II. PâRMénide admet également que FEtre absolu est un, infini, éternel, et qu'en dehors de l'Être, rien» ne peut eiister. Il en conclu: que Têtre est identique à la pensée. — HL ZesoK D'ËLÉB réfute ceux qui, avec Heraclite, se représentent le devenir comme la seule réalité ; selon lui, au contraire, rien ne devient et tout est. Le changement et le mouvement ne sont que des apparences : de là les arguments célèbres de Zenon contre la possibilité da ipouvement. — L'ccule d'Elée s'absorbe ainsi dans la pensée de l'unité ansclue. en dehors de laquelle rien n est : elle aboutit à une sorte de panthéisme idéahste.
m. — EHPÉSOCLE.
I.—Empédocle, combinant les doctrines des Pythagoriciens et des Ioniens^ considère toutes choses comme provenant de deux principes. 1 Amour et l'Inimitié. — A l'origine, tous les êtres ne faisaient qu'im dans le sein de rAmoui*,qui est Dieu; l'Inimitié fit succéder la division à l'union, la
période de rcpulsion à la période d'attraction; le mouYement se procluîsît alors dans le inonde sphérique que Dieu anime, et sépara l'un de l'autre les quatre éléments : le feu, la terre, l'eau et l'air. — II. Tout revient peu à peu à l'unité primitive de l'amour. L'homme s'ea rapproche par la connaissance, par le sentiment et par l'action, quand il connaît l'harmonie des choses et qu'il conforme ses sentiments ou ses actions à cette harmonie.— Nous devons aimer non-seulement les autres hommes, mais tous les êtres. — Un jour les forces d'attraction ramenéront l'univers sous Tempire de l'amour.
La mécanique, par laquelle les Ioniens expliquaient tout, ne €0 réduit-elle point elle-même aux mathématiques? Qu'est-ce, eu définitive, que le mouvement, comme objet de science? — Une diversité de relations dans l'espace, une diversité de figures gco métriques ; et les figures géométriques, à leur tour, ne se comprennent que par les lois des nombres. Dire que tout est mouvement, une fois qu'on a fait abstraction de la force et de l'activité, qui ne se trouvent que dans la conscience, cela revient doac à dire que tout est nombre.
Ce progrès d'idées, qui réduit la mécanique universelle à la « mathématique universelle », fut accomnli dans l'antiquité par l'école pythagoricienne.