XénophoD, Mémorables, III, ix
2. Voir les Mémorables, IV, ir, et le Second Hippias de Platon. Voir aussi notre travail intitulé : Hippias minor, sive Socratica contra Utenon arbUrium argumenta.
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gui les a établies. « Qui croyez-vous gui ait porté ces lois ? 0> c sont les dieux qui les ont prescrites aux hommes (1). b
Ces lois ont encore un caractère qui attesté qu'elles sont divines» C'est qu'elles portent en elles-mêmes leur sanction.
On voit une foule d'hommes qui transgressent impunément les lois humaines; f mais les hommes qui violent les lois divines c subissent un juste châtiment. » Pourquoi T c'est que les choses sont organisées de manière à faire sortir la punition de la faute même. La loi est le bien ; la transgression de la loi est le mal ; tôt ou tard, le mal produira le mal, par la force des choses, ou plutôt par la force de Dieu, et Que chaque loi porte avec elle la c punition de Tinfracteur, n'est-ce pas l'ouvrage d'un législateur t supérieur à l'homme T »
Par celle théorie remarquable, Socrate résout la vieille opposition que les anciens philosophes et surtout les sophistes établissaient entre la loi et la nature, vôpoç x»! ^Offiç. Ce qui est rationnel, voilà la loi : ce qui est rationnel, voilà aussi la nature.
Dans la justice est comprise la bienfaisance. Socrate avait d'abord adopté cette antique maxime qu'il faut faire du bien à ses amis et du mal à ses ennemis ; mais il finit par reconnaître qu'il ne faut faire de mal à personne (2). Socrate croyait qu'il faut au contraire faire du bien à tous, et il était, dit Xénophon, philan^
De là ses belles doctrines sur la femme^ qu'il considère comme l'égale de Thomme, sur les esclaves et sur la dignité du travail.
La politique, selon Socrate, est une science^ et, comme telle, elle est la fonction des plus savants, fussent^ils en minorité; — > voilà le principe d'cù part Socrate, et la conséquence favorable aux aristocrates qui semble en découler tout d'abord. Mais comment la science peut-elle gouverner, et exercer son action ? Est-ce par la force ? Ce serait une étrange contradiction. La science réside dans l'intelligence^ et s^adresse aux intelligences; ce n'est point une force brutale et matérielle qui s'exerce sur les corps. La science doit donc gouverner par la persuasion, qui n'est elle-même que la transmission de la science. La politique se réduit alors à un échange de lumières et de connaissances entre les plus sav;tnts et les moins savants. Il en résulte que le gouvernant doit avoir en