IV. — DOCTRINES RELIGIEUSES DE SOCRATE
Socrate commençait l'instruction de ses disciples, dit Xénophon, par les preuves de l'existence et de la providence de Dieu. Ces preuves étaient au nombre de deux : l'une fondée sur la cause efficiente, l'autre sur la cause finale.
Nous possédons en nous une intelligence ; mais ce qui est en nous doit se retrouver dans la cause qui a produit le monde : il y a donc ime intelligence présente à l'univers, tm waari tppv^wnç, et la nôtre en est dérivée. — Telle est la preuve par la cause efficiente (1).
En outre, tout est disposé pour le mieux dans l'univers ; tout 7 a un but. Les organes de notre corps sont admirablement appropriés à leurs fonctions. Dans cette universelle utilité des choses, et surtout dans leur utilité pour Thomme, Socrate reconnaît une (Buvre de c providence », wfi&wta. — Telle est la preuve par les causes finales, que Socrate considérait comme le complément nécessaire de la doctrine d'Ânaxagore : montrer que tout est l'œuvre d'une intelligence, ce n'est pas assez ; il faut montrer que cette intelligence, en toutes choses, a eu pour fin le bien (2).
Le Dieu de Socrate est un. De même qu'il n'y a qu'un monde, qui forme un seul tout, ri ira», de même il n'y a qu'un Dieu, présent à ce monde comme l'âme est présente au corps. Socrate parle presque toujours de Dieu au singulier : Celui qui a fait ritomme