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îbid., I, IV, IV, VI

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OU les animaux, ou les astres, ou le monde. Parfois aussi il eŒiploie Texpression vulgaire : les dieux ; mais on sait que, dans l'antiquité, ce mot de dieu désignait tout être divin et céleste, par exemple les astres. Les dieux sont des puissances secondaires, inférieures à la perfection suprême, mais supérieures à l'homme. L'unité du vrai Dieu est, du reste, clairement indiquée dans les lignes suivantes : «Les autres dieux, qui nous donnent des biens^ « nous les donnent sans se montrer à nos regards ; et Celui qui « ordonne et contient le monde entier, en qui sont toutes les « choses belles et bonnes, et qui le gouverne plus vite que la peu* c sée, celui-là Cadt sous nos yeux les plus grandes choses, mais il c les gouverne sans se laisser voir. Considère que le soleil, dont « Texistence est si claire pour tous, ne permet pas aux hommes c de le contempler ; si Ton fixe sur lui un regard irrespectueux, il « vous enlève la vue. L'âme de l'homme, qui participe du divin c plus que toutes les autres choses humaines, règne évidemment f en nous, mais elle est invisible elle-même. Réfléchis à ces « choses, et ne méprise plus les êtres invisibles ; mais, com- « prenant leur puissance par leurs effets, honore la Divinité (r&

Le Dieu de Socrate est éternel et immense ; c il voit en même c temps toutes choses, entend tout, e$t présent partout^ et veille a sur tout à la fois (2). n

Socrate croyait tellement à la providence divine, qu'il allait jusqu'à admettre une communication plus ou moins directe de certains hommes avec la divinité : il admettait la possibilité d'une inspiration, d'une voix intime capable de nous donner le pressentiment de l'avenir : c'est ce qu'il appelait son signe divin, sa voix divine : r& ^aifiovcov, qu'on désigne vulgairement sous le nom du démon de Socrate. Le philosophe, ici, touchait à l'enthousiasme mystique.

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