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THÉODICÉB DE PLATON. 103
OQ existe, il n'a qu*à chercher la meilleure manière dont elle peut ^tre (1). » C'est ce que Soci*ate appelait le principe du mieux. Platon s'en sert pour montrer que le Bien est la fin de la Nature. L'ordre des moyens et des fins révèle une intelligence chei-chant le melUenr et conformant toutes choses aux Idées.
c S'il est vrai que les mouvements et les révolutions du del et •c de tous les corps célestes ressemblent essentiellement au mou- « vement de Fintelligence, à ses procédés et à ses raisonnements, « si c'est la même marche de part et d'autre, on en doit conclure « évidemment qu'une âme pleine de bonté gouverne cet univers, « et que c'est elle qui le conduit comme elle le fait (2). »
On peut aussi considérer le Bien « auquel toute âme aspire > comme la fin des désirs de l'humanité. L'inquiétude de notre âme, semblable au mouvement dont la Nature est agitée, révèle une fin réelle, déjà présente en nous de quelque manière, et cependant séparée de nous par l'immensité. « Cet objet de l'amour, c'est^ encore le Bien. »