‹ Histoire de la philosophieChapitre 82 sur 397 · IV. — Providence et optimisme · texte numérisé non relu

IV. — Providence et optimisme

I. « O mon fils, tu crois que les dieux existent, parce qu'il y a c peut-être entre leur nature et la tienne une parenté divine, qui t te porte à les honorer et à les reconnaître. Mais tu te jettes dans c l'impiété à la vue de la prospérité qui couronne les entreprises c publiques et particulières des hommes injustes et méchants. I Alors, je le vois bien, ne voulant pas, à cause de cette affinité c qui t'unit aux dieux, les accuser d*être les auteurs de ces déc sordreSj mais poussé par des raisonnements insensés, comme c tu ne pouvais exhaler ton indignation contre les dieux, tu c en es venu à dire qu*à la vérité ils existent, mais qu'ils méc prisent les affaires humaines et ne daignent pas s'en oc* « cuper (1). »

Il est déraisonnable d'accuser ainsi les dieux d'insouciance, liais alors, d'où vient le malT

Le mal, selon Platon, ressemble au faux, que l'âme n'aperçoit point d'une vue directe, mais par son rapport d'opposition au vrai. De même, si le mal peut être connu, c'est dans sa relation au bien, dont il est le contraire. Or, le contraire du bien, et par conséquent le principe du mal, c'est la matière indéterminée, le poi' kble^ le contingent^ ce qui n'est rien, mais peut tout devenir. C'est Dieu, c'est le Bien qui fonde cette étemelle possibilité du possible.

Le mal absolu serait le néant absolu, il n'existe donc pas.

Ce qui existe, c'est le moindre bien, la borne du bien.

La question du mal, au point de vue métaphysique, se trans-

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