GRIPPA
Cornélius agrippa de Nettesheim se livra avec bi^i plus de passion et d'enthousiasme au mystieisine philosophique qui régnait de son temps, ainsi qu'aux aownces occultes qui en étaient le complément inévitliUe. Né à Cologne ea 1487 , il se rendit» étant encore fort jeune, à Paris, où il établit une société secret» dont le but était Tétude et le perfectionnement de cas scifançes,. Ce fut .daçs l'université de Dôle, alors florisi> santé, qu'il expliqua et commenta le livre de son anu Reucblin, ^ Verbo mityico. Danj» un voyage qu'il fit à An^urtz bourg, il se lia avec l'abbé Tritheim, l'un des plus gfand$' adeptes de la magie, de la cabale et des ,arU occultes; s'arrêta dans son couvent, et prétaoidit avoir reçu de lui une foule de connaissances. U écrivit d'après les conseils de cet abbé ses trois livres de OecuUd Philasophiâ, où il essaya de rétablir l'ancienne (pagie dans sa pureté primitive , et ^e la garantir d^ reproches qu'on iui faisait de renfermer des erreurs dangereuses. Le plus, célèbre de ses ouyrages est celui qui, a pour t^Urg : de Yçaùttiie, ^ci/Bnîwja^i } il fit. sur l!efprit de ses contemporains une prodigieuse sensation .^
PREMIÈEE ÉPOQUE. 299
Apr^ une vie agitée par mille traverses, il mourut eu i53^ à Grenoble.
I^e^. arts occultes furent toujours.pour lui rot]|)eLl9 pLuA importât de ses études. Un court exposé des principales doctrines qi^'il a consignées dan;» son qur Trage de Occulta l^hihsophiâ , fera connaître la naturç de ses opinions personnelles et le caractère des Idées universellement accréditées à l'époque où il composait sef» , écrits. La magie est selon lui la première des sciences et le complément de la philosophie, puisqu'elle péoètjçe ju^ue danfs les mystèrgs les plus secrets de la |i%tuj*e : elle.se concilie parfaHemeçt avec le christ^ar ni^me , et; n'est nullement susceptible de nuire à cett^ religion. Il distingue trois mondes, le. physique, le f^est^ çt l'intelijsctuel : c'est poivquoi il divise la nvagie en naturelle, céleste ,. et religieuse, ou céré^ moniale. L'air est un n;iirpir qui reçoit les images def cl^pses : Qomme il pénètre daqs les cof ps hivnains ^ animaux par des ouvertures que leur ténuité excessive rend^ ^nv4sibles, il .peut exciter des songes, des pror; phé^es^ sans la coopération des esprits., C'est par lui qu'il est possible à un homme de communiquer ^^ idées à uq autre sâps aucun intermédiaire, çt quelque grande que soit la distance quf les sépare. En, opposaq^ des qbjets ou des caractères . d'écriture aux rayons d,e la lune , on parvient à les peindre sur le disque de çejt as.tre, de manière qu'une autre personne puisse les y voir et les y lire. C'est un art fort utile dans les cas de siège, dit Agrippa, et Pythagore l'a mis le premier en pratique., ., . ,*
Tout est dans tout et agit sur tout. Les choses sui)«
lunaires sont soumises à l'influence des astres ^ de qui elles reçoivent des qualités et des forces particulières. On peut déterminer la relation des choses avec les constellations, d'après plusieurs caractères, tels que la figure , le mouvement, l'analogie des rayons, des couleurs , des odeurs , etc. Ainsi le feu* et le sang , par leur chaleur, les esprits vitaux et toutes les pierres précieuses garnies de pointes dorées ou de rayons, ont de l'affinité avec le soleil , qui leur communique des influences spirituelles. La vraie magie consiste à réunir les forces attractives des choses de l'univers, à rapprocher ainsi les choses inférieures des supérieures, eC à rabaisser les forces de ces dernières au niveau de celles des premières. C'est par le moyen de la magie que l'on peut séparer tEsprit du monde des éléments sur lesquels il agit; et comme c'est lui qui constitue tous les êtres de la nature , toutes les fois qu'on peut l'en séparer^ on peut donner naissance à tous les eflêts qu'il produit lui-même. Si les alchimistes parvenaient à séparer cet esprit du monde de l'or et de l'argent , ils posséderaient en lui le moyen de convertir en or et en argent toutes sortes de métaux. Agrippa assure avoir opéré lui-même cette séparation, et il indique les moyens qu'il faut emplover pour arracher à la nature le secret de son emploi : comment on peut suspendre, ou selon l'expression des cabalistes, enchaîner les actions des hommes, des animaux et des choses inertes; empêcher, par exemple, un voleur de voler, un vaisseau de continuer sa route; comment on réussit à préparer des philtres , des anneaj^x magiques et des amulettes; comment on prédit les événements futurs.
Il existe le rapport le plus intime entre la doctrine des nonibres et la magie. Les nombres sont des substances plus parfaites, plus spirituelles, et plus rapprochées des choses célestes que les substances corporelles ; aussi ont-ils des vertus encore plus merveilleuses : tout ce qui est^ arrive et existe parles nombres et leurs rapports. Chaque nombre possède des qualités et des forces qui lui appartiennent en propre : ainsi l'unité est le principe et Tessence de tout ; bors^ d'elle il n'existe rien. En effet, il n'y a qu'un Dieu, un monde, un soleil, un phénix, une essence miraculeuse, que les alchimistes s'attachent à chercher , et sur laquelle reposent toutes leurs opérations. Ainsi s'explique l'association des doctrines de Pythagoreaux rêveries cabalistiques.
Agrippa crut relever l'excellence des arts occultes et des opinions cabalistiques, en décriant toute espèce de philosophie ; c'est dans ce but qu'il puUia son livre sur la vanité des sciences. C'était du scepticisme fait au profit de la cabale, à laquelle il ajoutait d'autant plus de confiance, qu'elle passait alors pour la véritable interprétation de la Bible; car les inventeurs de cette prétendue science avaient eu le talent de faire croire qu'ils en devaient la révélation à Dieu. Lorsqu'il parle en sceptique et qu'il emprunte môme des arguments aux pyrrhoniens, son intention n'est pas d'ébranler toute espèce dé vérité en général et sans exception, mais seulement de prouver l'incertitude des connaissances humaines acquises par les efforts de l'esprit abandonné à lui-même, afin de mieux faire sentir la nécessité de croire à la révélation , et à la sagesse divine et surnaturelle , qui seule peut éclairer l'intel-
302 PHILOSOraifi MODERNE.
ligence. Au reste l'ouvrage respire une haine violente et invétérée contre certaines classes d'hommes qui avaient tourmenté Agrippa pendant tout le cours de sa Tie^ et dont les persécutions étaient précisément plod actives que jamais à l'époque où il écrivit. Il avait déclaré dans son épttredédicatoire qu'il mordrait comme un chien 9 piquerait comme un serpent, et déchirerait comme un dragon : il tint parole (1);
PARACBLSB.
Philippe- Auréole-Théophraste Paracdse Bombast de Hohenheim > le héros du cabalisme , de la magie et i% l'alchimie, naquit en 1403^ dans la Suisse. Dès sa jeunesse il conçut la plus vive passion pour la chimie^ dont l'étude était alors inséparable des arts occultes. Il parcourut tous le9 pays où il était possible de voy^er de SGHQ temps ^ môme la Russie » l'Asie et l'Afrique; visita les moines, entretint des liaisons avec les savants^ et toutes les personnes qu'il croyait pouvoir lui servir àaaeroltre la masse des connaissances médicales, mlnéradcigiques et alchimiques, mais surtout Vinilâer dans
(1) Voici l'épigraphe qu*il avait placée en tète de son traité :
Inter diTOS aallos bob carpit Moicus«
iBler beroas monstra qDaeqna iasactatar HBBCOLIS.
later d«mones rex Hercbi Ploton iraidlar omaibua «abris*
Inter philosophes ridet omoia Dbhociitds.
Contre daflcl cnncta fliÈACLinis.
Reacit quaqna PTaiHUs( Pterbo ).
Et seire se pBlat omnia AaisTOTELBS.
CoBtamDit cnaeia DiOtttVEa. »
Nttllis bis parcet AGRIPPA.
CoBtemnil , acit, naacit , Oat, lidtt,
Iraacilur, inaectatar, carpit onnia;
IpM philoiophof , dtmoB , htroi , Oaoi tt obbU.
PREMIÈRE ËPOOUE, S03
de nouveaux secrets; étudia les écrits de Raymond Lulle et des cabaiistes, et rassembla ainsi un tel trésor de -oonnaissanees occultes, qu'aucun adepte n'en avait encore possédé un semblable avant lui (1). Un désagrémentqu'îl éprouva dans cette ville la lui fit quitter (9);
^ il parcourut la Souabe , l'Alsace , s'arrétant de cabaret en cabaret , y recevant les gens qui venaient le consulter y ^'enivrant avec les Espagnols, et ne coucbant
' pas môme dans un fit* Il perdit dans cette vie abrutissante ce qu'il savait de latin , et mourut enfin à Salibourg en i54i^ âgé de quarante-sept ans, quoiqu'il eût prétendu posséder un élixir qui prolongerait sa vie aussi longtemps que celle de Mathusalem.
Les théories cabalistiques deParacelse sont les mêmes que celles de son prédécesseur Agrippa , mais pré« sentées, avec une imagination plus - fongueuse et plus déréglée. Une lumière intérieure , une émanation d^ Dieu ou de l'être fondamental , l'harmonie uarverselle des choses, l'influence des astres sur le monde sublu*-
. naite, la vie de toute la nature, les éléments considérés OQiniae -des esprits auxqud8«les corps visibles servent d'enveloppes : telles sont les principales idées thdoso^ phiques et tfaéurgiques développées au hasard dans
Paraceke , de mille manières difi&rentes, et sou ventî en
(1) C'est le premier professeur connu dans l'Europe moderne qui ait fait aon cours en langue Tulgaiu : jusqu'à lui on avait professé en latin,
(2) Un chanoine de celte ville éprouvait de grandes douleurs , pour la gné- . rison des^inelles il avait promis 'cent é(U8 à Paracelse. Celui-ci le gnéril au
mojrep seulement de deux pilules d'antimoine. Le cbanoioe trouva i|iie tjf qii'U avait promis dépassait la valeur d'un si petit remède , et il en résulU ua procb daii^ lequel Paiacelse fut coAdanuié.U dit alois adieu à la villa de BAle.
304 PHILOSOPHIE MODEKNE.
termes inintelligibles. Il s*était particulièrement fait un grand principe» un Arcltœwn mystérieux, prétendue harmonie entre le sel / le corps et la terre; le mercure, Tftme et Teau ; le soufre , l'esprit et l'air. Ses ouvrages sont iôcrits de manière à séduire les ignorants et le peuple; ils sont remplis d'emphase et d'interpellatioDs mystiques : il blâme tout ce qui l'a précédé(l). Au reste il possé^it en chimie des connaissances véritables , ^ Bacon fait la remarque que son plus grand tort est d'avoir caché les expériences très-réelles qu'il avait &ites, sous une apparence mystérieuse (2). Ses extravagances trouvèrent un assez bon nombre d'adhérents. A dater du dix-septième siècle , elles passèrent et se conservèrent comme en dépôts dans une société secrète^ établie , dit-on , par un certain Chrétien Rosencreutz , et qui prit le nom de société des Rose-Croix.
Jérôme Cardan , de Pavie , célèbre comme médecin , naturaliste et mathématicieti , se rapjM'Ocha de Para* celse par ses singularités; mais il lui fut très-supérieur par les ressources de son instruction. lien fut} de même de Robert Fludd et de Yanhelmont : l'un et l'autre allièrent^ à l'exemple de Paracelse , l'alChimie au mys* ticisme; unis .ne laissèrent pas cependant de faire de belles expériences , et de mettre au jour des idées qui
(1) n était teUement acharné contre les ancic^ , qn'nn joar il fit , dcYint ses auditeurs, un auto-da-fé des ouvrages d'Hippocrale et de Galien.
(3) Le savant Cuvier ( Histoire ées Sciences naiarelUs) attribue la pande vogue dont Jouit Paracelse, comme médecin , aux remèdes extraor^ dinaires «(u'il employa : il administrait rantimoine, le mercure et l'opium avec une hardiesse extrême. Il guérissait ainsi, quand il ne toait pas ses malades, des lèpres, des ulcères, des hydropisies qui avaient résisté aux reaèdes des autres médecins.
produisirent des effets fort utiles aux progrès des
sciences.
BOnME.
Le mystique le plus prononcé du seizième siècle fut un pauvre cordonnier de Gorlitz , nommé Jacques Bœhni ou Bôhme, dont Tinfluence fut encore plus puissante que celle qu'avait exercée Paracelse. Une imagination ardente et une disposition naturelle aux spé* culalions lui suggérèrent^ à l'égard de la religion, des doutes qui furent alimentés par la fermentation générale que la réforme de Luther avait suscitée, en Saxe, dans les idées religieuses du peuple. Voulant se délivrer des doutes qui l'assiégeaient , il eut recours aux prières , afin d'obtenir l'illumination du ciel. Il tomba dans une extase qui se prolongea pendant sept jours , et dans laquelle il jouit de la vue de Dieu. Au commencement du dix-septième siècle , il tomba pour la seconde fois dans cet état, à l'aspect inopiné d'un vase d'étain, et, suivant ses propres expressions, son esprit astral fut^ transporté par une irradiation merveilleuse jusqu'au point central de la nature , en sorte qu'il lui devint possible de connaître l'essence intime des créatures, d'après leurs figures, leurs traits et leurs couleurs. Cependant il ne fit part de cette illumination à personne jusqu'en 1610, époque où, ayant été plongé une troisième fois dans l'état d'extase, les secrets de la nature et de la divinité lui furent dévoilés. Jaloux de ne rien perdre de cette apparition , il écrivit tout ce qui lui avait été dévoilé, et en composa un livre
auquel il donna le nom à'Aurora, qui fut bientAt célèbre, et devint en quelque sorle le catéchisme des mystiques. Les points fondamentaux de la doctrine de Bôhme sont : 1*" rimpossibilité d'arriver à la vérité par aucun autre procédé que l'illumination ; 2"" une théorie de la création ; S"" la détermination des rapports de l'homme à Bien ; 4*" l'identité essentielle de l'âme et d^ Dieu^ et la détermination de leur différence quant à la forme ; 5* l'origine du mal; 6'' la réintégration de l'âme; 7* une exposition symbolique du christianisme.
Les idées mystiques de Bôhme firent en Allemagne de rapides progrès ; elles s'accordaient assez avec l'esprit naturellement contemplatif et rêveur des habitants de cette contrée], et elles forment encore aujourd'hui le fbnd de l'enseignement de deux des plus célèbres professeurs de l'Allemagne, MM. Goerres etBAADSR.
Après l'idéalisme de Bruno, le sensualisme de Campanella, le scepticisme de Sanchez, le mysticisme de Bôhme, il ne restait à la philosophie du seizième siècle aucun autre système à produire dans le point de vue d'imitation , où les circonstances l'avaient contrainte de se placer depuis la renaissance des letlres. Elle avait épuisé les quatre grandes divisions dans lesquelles nous avons vu, à toutes les époques, se partager le domaine de la science philosophique ; il ne lui restait donc plus rien à faire. Mais , comme l'esprit humain n'était pas plus résigné au commencement du dix-septième siècle qu'il ne l'avait été à toutes les époques précédentes, et qu'il ne le sera probablement jamais, à rouler indéfiniment dans le cercle dont il avait parcouru tous les points, une philosophie nouvelle
MEMltKE ÉPOQUE. 307
devait nécessairement jsnccéder à une philosophie usée. C^est uife chose admirable qu'aussitôt qu'un besoin se fait sentir dans la S6^iété, il paraisse à l'instant même quelque puissant génie pour y répondre! La physique y l'histoire naturelle, la^botanique, la chimie, sous le nom d'alchimie, avaient fait en deux siècles de notables progrès : mais comme on les avait étudiées sans ordre et sans méthode, comme on avait essayé de {larcourir à la fois et indistinctement toutes les parties dont elles se composent, la science était accablée sous le poids de ses propres richesses; il fallait, pour qu'elle fit de nouveaux progrès , qu'une main habile et sûre déterminât et circonscrivit le domaine de chacune des divisions qu'elle embrasse. Les résultats réels obtenus par le zèle des véritables savants étaient exposés à être eaveloppéa dans le discrédit mérité où commençaient à tomber les chimériques découvertes des arts occultes; il fallait qu'une méthode unique, base inébranlable de la certitude dans les sciences^ c'est-à-dire la méthode expérimentale^ fût proclamée avec assez d'éclat et d'autorité , pour que chacun pût distinguer désormais la ligne de démarcation qui sépare le domaine de .l'imagination et celui de la réalité. François Bacon I suffit à cette doi|hle t^che : ji dr^s^si m tableau encyclopédique des connaissances humaines jusqu'alors j confondues, et promulgua les lois de la méthode d'ob- I tervation appliquée aux sciences physiques. I La philosophie n'éprouvait pas moins vivement le
: besoin d'un réformateur : il fallait que les derniers [ liens qui l'attachaient encore à la scolastique fussent I rompus, et qu'elle sortit do la sphère d'imitation dan»
laquelle son respect pour les doctrines de l'anliquité Tavait emprisonnée, il fallait aussi pour la garantir des erreurs dans lesquelles elle s'était égarée , en prenant pour son point de départ les spéculations ontologiques^ qu'on lui cherchât une base plus solide, c'est-à-dire qu'on la ramenât à l'étude de la nature humaine , à l'analyse des faits de la conscience : cette révolution fut accomplie par René Descartes. Bacon et Descartes sontdoncles fondateurs de la philosophie moderne proprement dite : nous allons exposer les nombreux systèmes qui découlèrent de ces deux sources fécondes.
Beuxièmb époque. — Depuis Bacon et Descartes jusqu'à Kant. ( Commencement du xyu* siècle , jusque vers le milieu du xvra*.)
Indépendance absolue de la plùloeophie. — Création d'une méthode
fcientifique.
RÉSUMÉ GÉNÉRAL
SBNSCALISn.
Baeon.
mort en 1626
Locke.
Gassendi.
Bodwell.
SeDnert.
ra. J637
<:ollins.
Rérigard.
jn. 1663
Mandeville.
Magnénus.
Boulainvillicrs.
Hobbcs.
S'Gravesande.
LarocliefoucauU.
IIar:ioy.
PufireQd9rr.
Descartes.
Geuliox.
Herbert de Cherbury.
GudworUi.
Grotius.
Staaftesbury.
T. Gale.
Nicole.
Amauld.
B^ftsoet.
Cumberland.
Glanvill.
Sorbière.
Bayle.
Foueber.
Pddarge.
Mercurius VanheUnonl.
Marctts Marci.