‹ Histoire de la philosophie ancienne et moderneChapitre 55 sur 72 · ÉCOLE IDÉALISTE · texte numérisé non relu

ÉCOLE IDÉALISTE

m. leso"

nV 1669 m. 1648 m. 1688 m. 1645 m. 1645 m. 1677 m. 1695 m. 1694 m. 170»

Ifallebranehe.

Spinoza.

Leibntlz.

Wolf.

Tbomasius.

Wollaston.

S. Clarke.

Tehirnbaaaea.

Berkeley.

Fardella

Vico.

SCEPTICISME

m. 1680 Huet.

m. 1670 Pascal,

m. 1706 Hirnbalm.

MTSTICISHE.

H. Uoros.

Amos.

Poiret.

ioasi

C'est une bien grande époque dans l'histoire de la philosophie que celle qui a iru naître Bacon , Locke , Descartes, Spinoza et Leibnitz! Si nous avons pu réussir à faire voir que depuis les spéculations des premiers physiciens de Milet, la sphère des connaissances humaines s'est constamment agrandie , et que chaque siècle , apportant à la science philosophique un tribut nouveau, en a successivement reculé les bornes, on doit prévoir quel sera l'effet de l'impulsion donnée par le génie de ces grands hommes, venus à la suite de tant d'autres pour perfectionner leur ouvrage. Ce» pendant , après eux , il y aura de nouveaux progrès & faire : les découvertes du dix-septième siècle seront encore surpassées par celles du dix-huitième ; et lorsqu'à la suite de la grande révolution qui terminera ce siècle, les sociétés constituées sur de nouvelles bases

310 PflILOSOraiE MODUNfi.

reprendront le cours de leurs recherches scientifiques, l'étude de la phUosq[>hie ne restera pas non plus stationnaire. Nous espérons que cette ass^ion ne sera pas démentie par les fiiits ; nous croyoas pouToir démontrer, au contraire, par Firrécusable témoignige 4» l'histoire , que la philosophie moderne a fait en moins d'un siècle et demi.d^sssez castes progrès pourvue Ton ne désespère pas de son avenir.

Cependant^ malgré l'étendue et la grandeur des conceptions auxquelles s^éieva Tesprit humain dans m dernier âge, nous n'y trouverons encore que les quatre tendances différentes que nous avons vues se maniiester à toutes les époquesi fieux dogmatismeSf w%^ posant exclusivement, Vùû sur lé fémoighagè àoi sens^ et l'autre sur celui de la conscience, arriveront i des aberi^tîobs qui engendreront lu doute ^ bU feront sentir la nécessité de reoourir à la foii

Ainm se vérifiera ce que nous avons annoncé dans notre introduction ; ainsi le témoignage del'histaire ooafirmant celui de la conscienee^ nous aidera i constater et à décrire la nature ^ le nombre et Tordre de déve^ loppement des facultés de l'esprit humaine Partis de l'étude de la conscieneoi nous y avions trouvé trois A* cullés distinctes^ la sensibilité^ la raison et la liberté { et l'analyse complète des idées sur lesquelles ses facultés s'etercent les avait rapportées à deux classes^ le fini et l'infini^ l'unité et la multiplicité, le relatif et l'absolu > le contingent et le nécessaire* Nous avons demandé à l'histoire la confirmation de cette théorie} et si l'histoire ne nous a offert que les mêmes ordres de i si l'époque qu'il nous reste à parooarir ajoute son

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imposant témoignage à celui des précédents âges, ne 8erons«nôu8 pas fondés à rester fidèles à l'esprit qui nous a fait entreprendre cet ouvrage ? Après avoir et* posé avec impartialité des systèmes auxquels nous avons teiyours attaché une égale importance, puisqu'ils étaient tous les enfants légitimes de l'esprit humain; après nous être montrés justes envers le sensualisme ^ l'idéalisme» le scepticisme et le mysticisme, pourrions-nous^ sans manquer aux lois d'une logique rigoureuse, ensei* gaer un système philosophique qui ne reproduisit que l'un de ces quatre systèmes? L'histoire de la philoso** phie n'est autre chose que l'apparition constante et successive de ces quatre systèmes; donc ils sont vrais; 4one ils sont fondés sur la nature même de l'esprit humain^ qui n'en pourrait créer d'autres : l'erreur est dans la prédominance de l'un d'eux sur tous les autres. Nous croyons que l'on ne sera près de la vérité que lorsqu'on aura réuni en un seul système. complet ce qu'il y a de positif dans chacun d'eux. Voyons si les deux expériences qui nous restent à ftiire nous main^- . tiendront dans les mêmes principes.

La philosophie du dix-septième siècle est ouverte et eonstituée par Bacon et par Descârtes. L'un est né en 1561 , et l'autre en 1596. Commençons par le premier.

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