‹ Histoire de la philosophie ancienne et moderneChapitre 69 sur 72 · AU XIX* SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU XIX* SIÈCLE

Si maintenant nous suivions depuis le commencement de notre siècle la marche philosophique en France, nous y verrions la philosophie de Gondillac, enseignée aux écoles normales par Garât, propagée par l'influence de Cabanis et de Yolney , après avoir trouvé dans le savant M. de Trac y un métaphysicien aussi clair, aus^ méthodique que respectable et consciencieux , recevoir enfin dans une école publique , de la part d'un de ses plus spirituels adhérents, M. Laromiguière, des modifications tellement importantes, qu'il était déjà facile

TftOIt^ÉRË ÉPOQUE. ■ 495

de préveur que son long ré^ne létaÂt $ur le point de finir.. C'était uq. disoîj^leide GpDUillac'jqfui^ consprvaol. et perfisctionDant la méthcïde de soft^ualtfe ^ substituait, au prioeipe de -l^ sensation celai dQ,4'aÀiviié'ée Xàme , et qui rendait par coi^quejtt à l'intelligence l'iodép^dance que lui wfusaienl^es prédécesseurs. Il ne. serait pas moins jjQtéressant pouf nous de \oir la philosophie éco^saisQ^-miDn tant ^n chatrewavec M. Rover-- CoLLàiiD ,. foudroyer de Ses arguments , auxquels la parole grave et puissante^ du* savant mofesseur donnait une force nouvelle, le triste 'système qui^ après a voie dom[né la dernière moitié du xvm" siècle, menaçait

encore le xix" de le retenir en tutelle. Nous' suivrions • • •

easxûte le jeune succe^ur de M. Royer«CoUard à^cette école normale^; où ses leçons éloquentes conçonimaient enfln la fé^plution philosophique commencée par ses maîtres (i).

Mais* en même temps que le spiritualisme , réplacé

(1) Il a paru , depuis cette époque, un ouvrage auquel le nom de son au^ teur ne iipuTait' manquer de donner une assec gruide importance : e'est le livre du doeteur Broussais , ayant jfour titre : De VlrrUaiion et de la Folie^, dans lequel toute la science physiologiste est employée , non pas seul^nent à constater les rapports du physique et du moral , comme dans l'ouvrage de* Cabanis , mais à identifler les facultés InteDectuelles av^ les fonetions de rorganiame. Cette espèce de recrudescence du sensualisni^ n*a pas eu de| suite; et M. Broussais n'a pu réussir à faire école en philosophie, comme il Tavait fait en médecine. Il en sera sans doute de même des travaux des docteurs Gall et SpunzHBiM, qui» excellents et dignes du plus vif intérêt pour oe qui concerne la structure et les fonctions du cerveau , pourront bien donner à la physiologie une branche nouvelle , mais ne parviendront pas mieux que les expériences de Cabanis et de M. Broussais à faire penser la matière , ou à matérialiser la pensée. Hàtons-nous d'ailleurs de reconnaître que les savants qui se consacrent aujourd'hui à l'étude de la phrenologie ne préjugent en rien la question de la nature dp l'àme. Ajoutons morne qu'il

gur des IbncteniMts' solides *; - reparaissait êbiM nok éiDtes où la prppagesieiit phisiiftirs des disciples h» fim dîsMpgtti^ de' M. •Cousin, une é<^le s'élevait dont Vgs ^'ttaqâes ^*éieieiit /pas senlêraent dirigées contre le condillécisniieck et les étranges abus qu'en avaient faits les philosophes duxvftr siècle^ mais qui, prenant corps à corpl^ pour aitisi di#e^ la ph1lt>60pbie

eHd-méme, annonçait haUlement le*" dessein d'élever , aur les ruines des systèçpes produits par la raisen, un système appuyé sur la révélation et la foi i!t|)igiMse. Unis dans le but / mais divisés suc les moyens, MM. ob Maistre^ de Bonàld, de Li Mennâis, Ballanche (1), (Mat employé, à l'exemple d'un théosophb qu*ont vu naître les dernières années du "'xviti* siècle , SàiNt- MxatiN j toutes les ressources de l'ésprif ^^Jtte Térudition et de l'éloquence, pour renouveler la lutt^' engagée déjà par Huet et par Pascal. Mais il n'entre point dans notre plan de tracer un tableau complet de la philosophie contemporaine : un professeur distingué (2) s'est d^ailleurs chargé de ce soin ^ dons son Si$t9kt 4e te jéHoêopMe m xit" siècle ; nous ne pouvons mieux faire ^ue de renvoyer noà^ lecteurs à cet intéressant ouvrage. Nous ferons oependtnl une exception povr le prô>» fessenr célèbre qui, après avoir fait apprécier à la franco les travaux de Heid et de t)ugald SteMarli

n'est point , selon nous , de syslcme physiologique qui démontre mieux la néGessilé d^admeltre Texislence d'un principe spiriluel qui ramené à runilé tint d*organes divers.

(1} tJn élève de Tancienne école normale, M. SkautaiK, a réuni depuis ^elques années ses efforts à ceux de ces illustres écrivâius ; nous attendons avec impatience l'ouvrage dans lequel il doit exposer ses doctrines.

(*2) H. l>amiroa , professeur à Técolc normale.

TAOïsitiifi É»o^t;£. 46?

(somfNété far unetfaéArie nouvelle ^ crUiriue de kant , ]

p&rcouru enfin , A>Qiiaie ScheUifig , mais eu partant de l'analyse psydiolqgi^'e 5 tcMit le tîerde <le la sciêoce pbflos6pht({u6 , o fonilé uèeéQolequL après atoir reoueilli riiéritaga de feacon^^de DescaKes èt.de Lei*> J^tliu , sauiia^ ti*^n doutons paS| \f féconder et l'é-

Eh exposant la théoriedé If .. Cousin, nous trouverons favaniaga dis f&iré mieux afipr^erl'esprit dans lequel A été ''ootjj^ée' cotte histoire : n6iii ramèoeroea i

^1) <^us ne Voudrions pasquet'o»donnàtîcelli^éco)0 Itmmà'ecleclique»

Le iffis que iWattfiehe Â,ce tiA>l peut ftiire uépret^it sur le bui stlu m^

>HBde qui prési^enl a aefi.lraYaux.^i Ton Yéul dire que » BèB^gUs«anlaucUa

Mes éféaeiiU de lacoftcieicé^h|^ainS| déjà obser^'és par las écoUs précé^ deoleSy elle lend a une théorie complète , parce qu'il n*y a'^e vérilc que dans %e qili estfîomplel -, alors elU e«l éckclique» Meia À^^^ole", Platon , Xénmi, JDtsearte», Leibnitt , Bacon » Loeke luf-nièBM , tous \eê |Aiilolophes «dHii i|ai ontadmiitles trois objets de toute spéculation ptailoioptaiqiie » Dieu , rime et Immonde, seront éclecl^iues, sinon afl même degié, du moinsrau mèm« iitre qu*«lle $ M» par ounséquenl» ceTte 'dénoninatiMi ne doit pps l^i étl« esfclusivaowBt donnée. Si » par eclkoiisme » on entend » cbiyme plusieurs personnes ont^paru le croire^ et comme on s'est plu à le répéter , bne philo* sopbie formée , pour ainsi dire , de pièa^s et de morceaux , allant frapper à la pMnb éb ebaqtte syalème t>oiir lui «nprtintiMr une petiU» part et véHté» êl caipoartit aV«e cas em^unts suecessifc une doctrine unique» «e «om ne donne nullement Tidjée des procédés eta^yés par TécDIe de M. Cousin. Ses premiers soins onl^été de se former > à Taide de Tanaly^e psychologique, une Ibéorie complète de« faeuU^ de Tespril humain. Cette ihéotrle trouvée» elte ft mieux eompcie IliislAre des théecies Jtequ*â présent imâgijiéee; elle t reconnu ce qu'elles est de faux, ce qu'elles oflirenide Yrai; elle a confirmé, par le téçiqignage de Thisloire , son système philosophique , et prouvé qu'il est complet , perce qu'elle le trouvait d*aberd tout entier dans Teeprli humain mieux Dbifitvé» puis dÎjMéminé dans les éœles qui l'ont préoédée. Si Ton vetti dennqf à ce système » ainsi entendu , le nom d'éclectisme , nous y souscrirons Vblontiers; nous aimerions mieux ce))endant qu'on lui donnftt celui de spirU htâilsme nuionHd » qui^xpliqM ttiieux ses dectHues et en mélliode.

r unité, et nous présenterons sous leur expression la plus baute* les pointe /ondaoïentaax de la doctrine qui nous a servi de règle pour appréder les systèmes que nous venons, de faiye passer sous les yeux de nos lecteurs.* ■ '

La théorie philosophk^ue de M. Consia , résumée dans la préface des Fragments qu'il put)Ha en 1826, puis développée dans le cours qu'il iïi, en 1828 6t en 1829, à la Faculté des lettres de Paris, avec cette éloquence et cet éclat ^jui lui ont valu sa réputation européenne, doit être envisagée sou^ quatre aspects : V la méthode.; '2'' la psf cbologie ; 3° le pasSage de la paj'ohologieà l'ontologie; 4° les vues générales«ur'lliistoire de là philo^phie. Tels sonf les divers points qu'il avait traites, dans* la préface ^dont nous venons de parler , et %ur lesquels il insiste cntore dans la nouvelle édition de ses Frag^ments philosophiques. Nous aHons en présenter le sommaire ,. eii nous servant^ le plus qu'il nQus sera possible, dés paroles mêmes de Tautettr.

M. Cousin n'a jamais, * cessé de se prononcer en faveur de cette méthode qui place le point de départ de la philosophie dans F étude de la nature humaine , et par conséquent dans Tobservatiori , et qui s'adresse ensuite à l'induction eV au raisonnement pour tirer toutes les conséquences qu'ils renferment : c'est par cette méthode que sa philosophie sô rattache à celle du wm'' siècle. « La nouvelle philosophie allemande, dit-il^ aspirant à ]:eproduire dans ses conceptions l'ordre même des choses, débute' par .l'être des êtres, pour descendre ensuite , par tous les degrés de Fexistence, jusqu'à l'homme et au^ diverses facultés dont

il est pourvu, «fille arrive à^llb-]jsycIy>iogie j)ar l'ontologie, par 4a mçtapbysfque et'ja pbysiqua réunies. Et cert^ ma» dupsi je siiîs convaincu que dam Tordre unive^el rbomme n'est qu'on résultat, le résumé de tout ce quî précède, et que la racine de fa Bsyohoiogie est au fwd dans Tontologie ; mais comment, s^je cela? comAient l'anje appri%? Parce que, ajrant étudié f homme et y ayailt discerné certaAtis éléments, J'ai retrouvé , avec des conditions et sous des foqnes différentes , ces mêmes âéments de la nature «extérieure, êl qfde , dMnductions eh ffiductî^ns ,*;de i^isonntments éA raisonnements , il m'a bien fellu jratt^^cher ces eJémeats , ce vx de l'humanité ^^ceuxrde laitaturè, ;att principe . invisible de l'une^et de Va'qtre. Mais je n'a» pas Gommeacé pai;, ce'pcipcipe, et JQ^-n'y ai pas placé d'abofd certaîifès -puissances'^ certains attributs ; car à 4'aide de,qu(^i|l^ùrais-je*fait? Ce n'#ût pas été là une induction , ^iq$que.jfe ne connftissf^is encore ni TtibiBiK^ê, ni la* nature; c'eùrdonc été ce qu'^n appelle en AUe\n|gne une ^cormifuifption {i)\ et ct\ez nous une hyfKV Ihèsei %tte hypothèse fût-elle une vérité, comnle jéle crois,*ena n'en est pas moins nulle scientifiquement. » Mais si, p9uv la méthode, M. Goyusin se sépare de la ni>ttvelle4>hilo8ophie allemande' et sib rapproche de l'ancieioine philosophie^ française du.xvui'' siècle, il ne tarde guère à s# séparer de celle^i, dès les premières applications de Ja méthode qifi*leur est commune : U ^ fait vbir^que si cette philosophie a le mérite de s'appuyer sur l'observation , elle a le (ort de.q' observer que * les faits qui lui conviennent et de^orrompce d'abord la

(i)|Vo7ez ei-d68SU8 VexposiUon 4e la doctrine de St^elUng , page 454.

470 " pnaasom» M^b^^E.

69t'o6rUiffibq«*àiVpi;^^mie#s Regards j||i^^ jQttejMr Jb ooil«plBh«0, on y tip€t*i^oft '«Qd Vuftai^dd^ ptafii|pqiènf|B qui#ciéeoiDpo9Ô8dws laçrs élémenUy4»tàm^rfl|^Ala saiitetkiii« Mai^cil àu^tt un^tSula dPanir^ <||«Hft sfe^ ^îo» lie saurait eâtfftiqueR^ et l|uh^tH«npNt^Q«fMH^ au l(rnd éf la eoffsqreni)^ hdmainiîf^ t» at«\.06ii( ^ qui \wv itigllie ^na nMDtiVité et la nui|h. {^ ()« oga phénoDfiènes agranéUle ohamp dbm pbihli^hier» vfijnvv^*^ la doclHoe de hr aeiimion , sï idbifddtt à Im philoà^bie oppisée dtfni toutes ses parties t 4f^Kk|ÉIJp-

écoasais^et aurtoHtpar réoolg ^p'Hkit , qoiy profctaAt* Il mémb métbcxle » Tapplîl^tte avecr tour wftr||^èii|46 rigueur et d'éteticlue, qui à éiirilbi V |d|l!t)i[>loglè dcf* taM'd'i)bsérYations ingénieusêa et tprqfinq^ » «dt 4pV y attriQUt par la^grandeu^et la fftautédo^&qicflwey a^ tcr^joQl% une des p)u8 a&lbli%ible%taile4.de{rf)il^Mphi^ dofti fftiiaae s'honorer Te^l huiaàiik : ' ' ^ , ** » Qu'on juge de rimportanee d^ la psyoliili%ièl il ia auffi d'une seule orpur payehologique fmir j^ier Kant dana une route'qui 1'^ eonduh daii»un'afa|pDd. Kant n fiât une adnaii^ableiinalyae dela/aispn bun^aiiie. 11 eat inpoaaîble de décrire «vee plus de netteté et de pré* i^aion les conditiona et- lb$ loia de son ^ételoppemëqC ) maia , n'ayant poiAt analysé avee le môme aota l'actii«té . volontaire et Ijbre > oi grapd homme n'a pas vu que e'est à côtte.-classe de phénomènes qu'est attachée la * personnalité» et que la raison» bien qu'unie i la per*

AOM 6|t per^onelle, coinm^ l'afteQ^ç et ^ volaille^. Il n'ennît que loutes les çonce^kits qu'ellfi xkQm si||- §èr« sbom - personitelleft ausai) qqe tputes les véritAÎ qn'elte nous découvre ftoctl purement relatives à notre wamàre de^oncetair ^ et que les ql\jets préteirius Déel% lea choa^ , lest^tres , les sybstancQs ()oDt*çette rs^json

(KOis ràYële l'^xisteiice^ ne r^ppa^nt que sur ea t^moi-* flMg^. équivoque, ne peuvent f| voir qu'une valenp^nér k^m* c'est-à-dire relative ^^ ^ujet qui les aperçoit ^ pt n«Ue f9^mv olyifctm ^ c'es^$)-dire réelle et indép^dMte du anjel, »

C'est IM'prreur ra^loalp qnoM, Gousi!is'9$tiiK>Vcé de 4iwipert Tous sm efforts ont pu pf iir bul de ^émotitiw que 1» persQPnalitév le moj^ p^t essemipUement Tae^vite votoQtaire 9l libre; que là est 1p vr« sqjpt» et qup la raikon est tqute t^mi^ dls^iapte d^ op qujot qi|e la ««nsation et Im hppresaipns orgf(p|qiiosi. Q pet reve^ plusieurs foia et gvee raiion aup.oe point wpUfil , et Ifi solution qu'il a donnée de cet important prabièipe> (tBv^nt Iflqu^l avait éclioué le génie 4e Kant « non» parait

apasi juste que profonde. Nous ne pouvons ehoisir ub psftSAge pln^ proprp à la piettre dans tout %>n jour, qud la P^t^tion sniv^iite qnenous tirons d'une de cespdmiitablea loçona qu'il lit pendant les derftiera mois de l'année Ig^St ^ l'époqno où il remontftit dans I4 chpiro que TeaiH'it départi lui avait indignement onlevée, 0t qu'une politique pins judicieuse lui rendait} ^^\ applaudisse^ monts de toute la France philosophique ;

t ^0 vaux penser ot je penae. Mais ne vous arrive- Hl f>99 qu^quefoiii Ite9sieurs> de penaer sftns avoir

472 IVILOSOPTÛc HOfiERNE.

voulu pens«r?'Tran6portev-veiis de suite au prettiieft

fait de l'intelligeoce; car TinteUigeoce a dû avoir son premier fait; ellea^lA ^voir un certaîa phinomSVie dans lequel elle s'est manifestée pour la [tremière fins. AmiA ce premier fait, vous n'existiez pas pour voos-m&mes ; ou si \oiA existiez pour vous-même^, ooiyme riatdti* geuce ne s'était pas encore développée en vous , vous ignoriez que vous fussiez une intelligence qui- pût- se développe», car l'iotelligeoce ne se manifeste que par ses actes, par un acte au moins; et, avant cet' acte, il n'était pas en votre pouvoir de la soupçoRRW , eL vous l'ignoriez absolument. Eh bien ! quand pour la première fois l'intelligence s'est manifestée , il est clair' qu'elle ne s'est pas manifestée volootairement. EUle s'est manifestée pourtant, et vous en avez eu la conscieitoe plus ou moins vive. Tâchez de vous surprendre pensant sans l'avoir voulu , vous vous trouverez ainsi au point de départ de l'intelligence, et là vous pouvez aujourd'hui observer avecplus ou moinsde précision ce qui se passa ou dut se passer nécessairement dans le premier feit de votre intelligence, dans ce temps qui n'est plus h ne peut plus revenir. Penser , c'est affirner ; b pre> iniére affirmation dans laquelle n'est point intervenue la volonté, ni par conséquent la réflexion, ne peut pas être une affirmation* mêlée de négation^ car on ne débute pas par une négation : c'est donc une affirmation sans négation , une aperceptîou instinctive de la un développement tout instinctif de la pensée. 1 propre de la pensée est de penser ; que vous eniez ou que vous n' j interveniez pas , la peaévelo]^ : c'est alors une affirmation qui n'est

:pas.ni6lée de nation ^,uae affirma^on pure , une «perception puce. Or, qo^y a«t-il dans cette intuition jirimitive? tout ce qui sera glus tard d^ns la léflexion : ipaîs m totft y çst, tout y est à d'autres conditions. No.uQb: ne comnençohs pas par naus chercher , car ce serf^it supposer que nous savons déjà que nous sommes; mais ivii jeUr , une heive, un instant, insta\)t solennel dans l'existence , sans nous être cherchés nous nous trouvons ; la pensée , dans son développement inslÎBCtif » nous découvre que nous soqimes ; nous nous affirmons avec une séLCurité profonde , avec une sécurité telle qu'elle n'est mêlée d'aucune négation. Nous nous apercevons, mais nous ne discernons pas avec toute la netteté de la réflexion notre caractère propre qui est d'être limités et bornés ; nous ne nous distinguons pas d'une manière précise de ce monde, et nous ne discernons pas très-précisément le caractère de ce monde ; nous nous trouvons et nous trouvons le monde, et nous apercevons quelque autre chose encore à quoi naturellement, instinctivement, nous rapportons et nous - mêmes et le monde ; nous distinguons tout cela, mais sans le séparer bien sévèrement. L'intelligence , en se développant , aperçoit tout ce qui est, mais elle ne peut l'apercevoir d'abord d'une manière réfléchie , distincte , négative ; et si elle aperçoit tout avec une parfaite certitude, elle l'aperçoit avec un peu de confusion.

» Tel est , Messieurs , le fait de l'aflBrmation primitive , antérieure à toute réflexion et pure de toute négation ; c'est ce fait que le genre humain a appelé inspiration. L'inspiration, dans toutes tes langues, est

414 pmtoMMPfe ifOMim.

j'eateods de» vérîtéa essentiel kw ei fDtonJbimQntalw , sana Vintêrveatioo de la irérité et dP la peraomiâUté. WîQipipaUo w noua api^nieeupas. NQ(n.^AeMinni^ là que simpleA apecui^ura ; nous ne acoonte^ fM agi^U, au toute m>tre aotiou canaiate à avoir la cooscieofio de oe qui a'j Tait ; o'eat déjà der^ivitéaansdeme, mais oe u'eat pas l'aetivilé réfléchie, volontaire et peraonneUe. L'îfis|iiraUoa ajMur caractère reathouaîaame ; eUa wt accompagnée de cette émotion poîaiante qui ^rraohe VAme à aon état ordinaire et aubalterae, et dé^ge en elle la partie aobKnie et divine de aa nature :

Est Deus innobis^ agUanie caUscimus UIq.

» Remarquez auaai» Meaaieura, un effet du phénomène de l'inapiration. Quand l'homme prasaé par raperception vive et rapide de la vérité » et transporté par rinspiration etrenthouaiaame, tenladepn»duire au dehors ee qui 80 pasae en lui et de reiprinor par dea mota qui ont le môme oaractère que le phénomène qu'ila essaient de rendre, la forme nécessaire , la langue de Tinapiration est la poésie, et b parole primi» live est un hymne. Nous ne débutons pas par la prose , mais par la poéaie , paroe que nous ne débutons paa par la réflexion , mais par T intuition et l'affirmation absolue*

» 11 suit encore que noua ne débutona pas par la science, mais par la foi, par la foi dans la raisoa, car il n'y en a pas d'autre. En effet , dana la sans le plus strict, la foi implique une croyance sans bornas, avec cette condition que ce soit à quelque chose qui neaait pas nous» tt qui par Qonaéqueat devianae pour nau*

autvea «A oantf» noës^viéoies « qui dey^one lu «ia»iirQ et la féigle de notre conduite et <)^ notre peneée* Or^ #a caradtère de te ft4 , que plw tard , dans 1% lutte de la r«Ugion et de la philosophie» en apposera j^ la rafaon» ee caractère eat précisément un earaetère esaeoliel de \^ rai^p»} oar s^il est.oertaio que noua n'ftYona foi qu'à ee qw n'§at paa nous, et que toate autorité qui doit régner sur nous doit être impersonnelle^ il est certain nuint que rien n'est moins personnel que la raisoni qu'elle ne nous appartient pas en propre , et que c'est fAh, çt elle seule^ qui, en se développant, nousf6vàla d'e» haut les vérités qu'elle nous impose immédia-* tement» et que nâos aoeeptons d'abord sans consulter la réOfttion i phénomène admirable et incontestaUe, qui identifie la raiao|i et la foi dans rsperception prin noiitîvei irrésistible et irréfléchie de la vérité.

• J'appelle ( pour abréger et pour noua entendre en peu de mots par la suite ) ^ j'appelle spontanéité de h raison» ce déveleppeeiept de la raison tantérieur à la rédeiioD , ce pouvoir que la vaison a dé saisir d'abord la vérité^ de la com|M*endre, et de l'admettre sans s'en demander et s'en rendre compte.

il C'est cette même raison spontanée, règle et mesure de la foi i qui plus tard , entre les mains de la réfleiion^ 'engendrera , é l'aide de i'analjse , ce que la philosophie ajjipellm et a ap()elé les catégories de la raison. La penaé» spontanée et instinctive , par sa seule vertu , entre en eieroiee et nous donne d'abord nous , le monde et Dieu ; nous et le mende avec des bornes confusément Iperçues ; et Die« satts bornes i je tout dans une syn*

470 raiLOSOPHlE MODERNE.

th<>$e oà le cteir al l'obspuj' sftnt mêlés ensenble. Peu a peu la réflexicyi et Tatialyse tr^mporteiit leur lumière dans ce phénomène complexe ; alors tout s'éclaireii , se pronopce et se détermine ; le moi se sépare du non* moi, le moi et le non-moi dans leur opposition et dans leur -rapport nous donnent l'idée cktire du fini; et comme le fini ne peut pas se suffire à lui*ni6iae, fl suppose et appelle l'infini , et voilà les catégories da moi et du non-moi , du fini et de l'infini , etc. Mab qu'elle est la source de ces catégories? raperceptîon primitive : leur première forme n'était pas du tout b réflexion , mais la spontanéité; et comme il n'y a pas plus dans la réflexion que dans la spontanéité, dans l'analyse que dans la synthèse primitive , les cat^cmes dans leur forme ultérieure^ développée, scientifique, ne contiennent rien de plus que Finspiration'. Et cooiment avez^vous obtenu les catégories? Encore une fois vous les avez obtenues par l'analyse'^ c'est-à-dire par la réflexion. Or, encore une fois, la réflexion a pour élément nécessaire la volonté, et la volonté, c'^esl la p^sonnalité, c'est vous-même. Lescat^ori^ obtenues par la réflexion ont donc l'air, par leur rapport à la réflexion , à la volonté et à la personnalité , d'être personnelles; elles ont si bien l'air d'être personnelles, qu'on en a fait les lois de notre nature , sans trop s'expliquer sur ce que c'est que notre nature; et le plâs grand analyste moderne, après avoii^ séparé, une fois pour. toutes, les catégories d'avec la sensation ^ tout élément empirique, après les avoir énumérées et dassées , et leur avoir attribué une force irrésistible, Kant, les trouvant dans le fo^d de la conscience , où git toute

pprsonnedili , ie^ rapppfleià la^nalyre' humaiitei^'* et conclut ({ti'yies negiùnt que d^sMois de notre personne ; et comme c'est nous qui fqwf^ons {e sujet de la ccmscience,»Kaiit, dans spn léictionnai^ , les appelle sub-

jectives, des lois subjectrvei^, c'est-^-dfr^persqsnelles; de sorte que , quand nous les transportons à h^ nature extérieure, ntus^e ftriscois pas^utrèjchoseque trans* pester, selon Lui , li>«^jet (}ans.ret^et^ et , pour parler allemand, qu'objectiver les lois subJMtives de la pensée, sùxis «irriter à un^ o)]je4livité ^légitime et véritaUe. Kant , a^^ avoir ^raché^du'sensualisme les catégories, Jeur a laissé -ee'icaractâre de subjectivité qu'elles ont dans la Réflexion/ Or , si çllés sont purement subjectives, ^ersdlinelRs , vpifs n'avez pas le droit de les transporter* hors de vous; hors du sujet pour lequel elles sont* faites : * ainsi le mgnde extéiîeur , que leur application vous dobne, peut bien être pour vous une croyance invincible, mais noii pl&s un être existant en •lui-même; et Dieu aussi, Dieu peut bien pour vous être un^ objet de foi, mais non pas un objet de connaissance. Aprè^ avoii'VooAnencé par un peu d'jdéalisYne , Kant aboutit au scepticismcL Le problème contre lequel ce grand homme a /ait naufrage, est le t)roblème que la philosophie moderne tvouve encore devant elle. J'en ai donné autrefois une solution que 4e temps n'a point ébranlée. Cette solution est la distinction de la

BAISON- SPONTANÉE et dc la RAISON RÉFLÉCHIE. Si Kflnt,

sous sa profoQde analyse, avait vu la source de toute analyse, si sous la réflexion il avait vu le fait primitif et certain de l'affirmation pure, il aurait vu que rien n'est moins personnel que la raison, surtout Mans le

478 Mttqponùir liotisjkM;. ,.

ptiibbtiièfie de ttBffirmattott.^^e) i}iie pa^Mtiêiéqil^ rien n'eSt «loiiis subjectif/ et cfij^ Jfe 1f4l«fe&quf nans sbntjainri données. soâïdes'Véri!^\b^(yilîëfe.3jiKec^ ti^pes , yen convieAs ^ p^r ifllA' t»ppoC| tm adl éoiB te ))béiMriMtte Mrt de là eoAscijetice l mdîs d^jHljnes* ëli ce qu'îles en soM itidépetidaiHed.'Ui téftt^ eîtil)||^l^, indépendâiite ée notre misoff > dlnmiib ce qir notre rahon esl véritebiement 4îMllvpt ëUM^^^fiittrfiik La raison n'est ^ SHbjectiye^ le sujëir, b4tttiHiëi|« est la personne, la KiMsrté , b i^oaté. La raisM^*a^âM caractère de, personnalité et de id^rté. (Jf^k jaMits dit ma vérité, votre vérité? %o\p qye nous puisons constituer les vérilés que* la raison nôuAdéeoilVre, e^eet notre honneur I notre gloire, de- pouvoir A p&r\iciMr.

» Pour nous résumer, lé caractère dctponta^tft dans la raison est* la démonstration 4^ rindépendinœ des vérités aperçues par la raison. Oui, Messieurs^ quand nous parlons du monde , nous n'en partons pis sur la fôi du sujet que nous sommes , car nous en par^ lerfons sur une autorité étrangère et incompétente; inais nous en parlons sur ||^ Voi rfe la lîdson en soi , qui domine la nature aussi bien qu^-rhumanilé. OoMd nous parlons de Dieu , nous «vons droit li*ea partnr , parce que nous en paiNons d'après lui-même ^ (f aprds la raison qui le représente : nous sommes donc dans la vérité, dims Tessence et la substance des choses; nous y sommes en vertu de la raison , qui eHe-mème dans son principe est la substance véritable et Tessence absolue. »

La raison une fois rétabhe dMS sa vraie nature et dans l^indépcndance qui lui appartient i on reconnaît

«tiàiiitôtil li ^itimité àem âpplit^ttoo^ > dtons knêitie qu*aprè8 atoilr^Qfé foiifermées ddi^s le iSbamp^ de It eonsciencc» elles s'étendent régulièrement au-delà. La HifeDû atteint âudsi t^en léfi être» que les phénomènes ; elle BOUS révèle le monde et Dieu ^vee la même auto-' rite ^ue uptré exiMence , et la moindre de tes tnodifi'^ caiiens \ et l'ontologie est tout auesi légitime que la psychologie, puisque c'est la psychologie qui, etl nous ficlq^irant sur I![^ natlire de la raison , tious conduit elle^ tti/kvût^ à ront^wfe. '

Il faut voir dans tes ouvrages qUe nous avons déjà cifl^s f le d&vek>pp«ment de cette ontologie profonde , qiii n'est* plus ^ comme c/eHe de Scheliing^ un système eonstri^it sur une hypothèse^ mais i^ien une déduction i^ulière et légitime ^ ftiits scrupuleusemeiit analysés, et que tout observateur petit \k chaque instant retrodver dans sa conscience. C'est ainsi que^ renouant, j[)Our ainsi dire^ la chaîne* bHsée par la critique imparfaite de Kant, Û. Cousin non-seulement a démontré ifuélff «étaphi^siqué est possible, et enleifé tout prétexte ati âeepticrsme, mais ehcore a présenté une vaste et eom^ plëte théorie qui*^ nous le répétons, tora poUr notre âfècie le point de départ de tout progfès ultérieur.

C'est par ce motif que nous avons insisté sUr cette partie du système de Mv Cousin , qui perfectionne eil la continuant l'œuvre commencée par l'école écossaise et le criticisme allemand. Il nous eût semblé que notire histoire eût été incomplète et sans but , si , à la smté de tous ces systèmes dont nous, nous sommes eflbrtés de foire remarquer l'enehaineinent et la marche progretrive à travers les siècles , nous o'eMbiene indiqué

480 raiLOSOFHl| . J^ODElfNE .

celui qui nous parait renfeiiner ]es germes des théories

jt *

Oitures 9 bu iew offrir du moia^ le poîst de départ le plus sûr et le plus solide. M. Cousin «'est imposé la tâche < d'éclairer Thistoire de la philosophie par un système et de démontrer ce système par l'histoire entière de la philo^phie. » Nous avons essayé d'appliquer ce double principe à la composition de cet ouvrage.

Nous (Croyons n'avoir été injuste env^s ancien système, parce que nous partions d'une théorie qoMef explique tous et les justifie tcfus jas4|u'à un cortaiA point. Nous avons montré comment le sensualisme et l'idéalisme, le scepticisme et le mysticàsmç, raisonnables lorsqu'ils ne sont pas exclusif, tombent ihfailffbleineiit dans de tristes aberrations, lorsque, se préoccupant trop du principe sur le(]uel ils se {pndenlt l'un ei l'autre^ ils vont jusqu'à méconnaître la réalité de ceiix qu'ils ont eu d'abord l'imprudence de négliger. Distinguant avec le plus grand soin les hom'mé^ des systèmes, nous avons signalé , sans vains ménagements , lel tendances funestes que pouvaient avoir les doctrines incomplètes et fausses. 11 nous reste maintenant à faire voii^que ce n'est pas sans motif que nous avons %dopté tel systèoie philosophique plutôt que tel autre; et,. pour parlw plus nettement, pourquoi nous n'avons jamais dissimulé notre prédilection pour le spiritualisme. S'il était prouvé par le témoignage de l'histoire que les conséquences inévitables d'uhe théorie, appliquée à la morale, à la politique, à la religion, aux études historiques, à la littérature et aux beaux-arts, étaient de. détruire l'enthousiasme, de glacer le cœur, de compromettre la liberté, d'anéantir enfin cette eq[>énmce d^une autre

THoftiiiC£ ÉPOflu^'; « 418

yie , qui mukf peut bous expKquer l'énigiifef de notre courte existence sur la terre > comment ne lui préfèrerionsrnotts pas uot autce théorie, dont lei cooséqueaees, Yérifiéqs encore par le témoignage de l'histoire , ont |ou|ovrs condiilt à des r^suUs^s*opposés?

Or, des deux i^stèmes que nous Jivow vus se produire à toutes les époques, quet es|' celui qui, dans son dévefoppemént relier et l^^que, a donné nai&s^ôe aux doctrines les plus tiiiles à la société, les plus favoi^bles àTart^ les plus>propres à faire le bonbeur dej'honfo^e? Sans doute, si nous considérons les {rfiîlosophes , abstra^on faite des systèmes ,. nous trouverons dans toutes les écoles dès hommes qui ont . pro^sé lés principes les plus nobles et les plus purs ; 90US verl'ons sortir de l'Académie , du Lycée et du PortigHe^^de l'école de B«con et de celle de 'Descartes, des pl^losqpbes siifcèirement voués au dbuble culte de t^ religion 0I de la veftu : spectacle admirable qui pMuve coiçbien le sentiment moral et la foi religieuse sont puissants dans Tâme humaine, pui^u'ils rapprochent ainsi, dans une touchante harmonie, les esprits séparé» par les doctrines les plus opposées!

Mais lorsqu'il s'agit de déterminer la valeur positive d'une doctrine philosophique , il ne faut p%s se borner à considérer les hommes qui ,'par une inconsé<|uence honorable pour l'humanité , refusent d'appliquer, dans la pratique de la vie, les principes qui servent de base à leurs théories scientifiques. Pour savoir ce que vaut un système , il faut s'adresser à un logicien plus exact, plus conséquent , plus rigoureux : ce logicien , c'est le temps. Le fondateur d'un système est rarement fidèle

482 PHiLoacrpBiE moderne.

au principe qu'il a posé; mais il n'en est pas de même des disciples formés à son école : les conséquences que le maître n'a pas osé tirer de ses doctrines , ce sont eux qui se chargent de les en faire sortir ; et si par hasard quelques-unes leur échappent , ils auront à leur tour des successeurs qui ne manqueront pas d'épuiser toute la série des déductions légitimes.

Maintenant donc qve nous avons vu dans l'histoire le développement régulier du sensualisme et de l'idéalisme , et que chacun de ces deux systèmes s'appliquant à la morale I à la politique, aux beaux-arts, à la religion, nous a montré ce qu'il recèle dans son sein d'utile ou de funeste , que nous reste-t-il à faire pour justifier la préférence que nous avons donnée à celui qui a son point de départ dans l'activité de l'âme , si ce n'est de présenter en raccourci les principaux caractères de l'un et de l'autre, et quelques-unes de leurs conséquences les plus importantes ? C'est ce que nous avons essayé de faire dans le tableau synoptique dont nous faisons suivre cet ouvrage , et dans lequel nous avons réuni et classé les différents systèmes philosophiques , avec leurs principales applications. Nous y montrons d'un côté comment le sensualisme, d'abord dualisie , c'est-à-dire admettant l'existence de la pensée et de la matière, mais expliquant le monde intérieur par le monde extérieur , devient bientôt uniuàre , c'est-à-dire matérialise la •pensée, et amène à sa suite les désolantes maximes de l'athéisme et du fatalisme : puis est venu le scepticisme, conséquence inévitable de ces funestes doctrines. Nous avons 'fait . de même pour l'idéalisme : nous l'avons montré d'abord, dans ses

différents degrés , tel qu'il n'a jamais manqué d'obtenir l'assentiment des bons esprits, fidèle aux croyances universelles, mais expliquant le monde extérieur par le monde intérieur; puis, nous l'avons suivi dans les hautes régions de l'unité absolue, où^ après avoir spiritualisé la matière, il s'est anéanti, pour ainsi dire , lui-même au sein du mysticisme. Nous espérons que ce tableau jettera quelque jour sur la valeur réelle de chacune des doctrines dont il présente le développement. Puisse-t-il en même temps faire ressortir l'importance d'une science qui donne la clef de toutes les autres, à laquelle toutes les autres empruntent leurs principes, qu'ont enfin cultivée y de préférence à toutes les autres, les plus grands hommes dont l'humanité s'honore !

Page 1