La Somme théologique de saint Thomas
On l'a appelée le chef-d'œuvre de l'esprit humain. Elle mérite une mention spéciale. Elle comprend 612 questions et 3,000 articles. La dernière partie, tertia pars, est inachevée : elle s'arrête après la question 90. Un supplément, rédigé d'après les commentaires sur le IVe livre des Sentences de Thomas, et dont l'auteur est incertain, y a été ajouté dans les différentes éditions. C'est dans la. Somme Théologique que l'on trouve la pensée personnelle et définitive de saint Thomas. Elle se divise en trois grandes parties : la pars, Ha pars, II la pars. La la pars traite de Dieu un — trine — créateur. La lia pars se subdivise en deux parties : la Ia-IIœ qui a pour objet la fin dernière de l'homme et les actes humains en général. La Ila-IIœ qui traite des actes humains en particulier (vertus théologales et cardinales). La Illa pars a pour objet le Christ médiateur (Incarnation — Sacrements — Résurrection et Jugement).
173. Caractères de la Philosophie de saint Thomas. — i° Cohérente, c'est-à-dire que tout en elle se postule, s'exige, s'apparente logiquement. De la philosophie scolastique, le thomisme reste une des formes les plus puissantes. 20 Progressive : de tous les scolastiques, Thomas d'Aquin est certainement celui qui, tout en respectant les saines traditions, a
introduit le plus d'innovations dans le domaine de la philosophie. Une simple comparaison entre ses théories et celles du passé suffit pour nous convaincre qu'il a admirablement perfectionné l'ancienne scolastique. 30 Personnelle : c'est une conséquence du caractère précédent. Cependant sa personnalité ne va pas jusqu'à la sotte prétention de faire fi de ce qui a existé avant lui. Cette personnalité de saint Thomas, qui se traduit dans ses innovations, est un aspect de Y originalité de la scolastique en général. Que saint Thomas, dans sa première jeunesse, ait subi l'influence de l'ancienne scolastique. cela ne détruit en rien le caractère personnel de sa synthèse. 40 Péripatéticienne : on a dit de son génie qu'il était le plus voisin de celui d'Aristote. Et de fait, pas un comme lui n'a connu et compris le Stagirite. Et voilà pourquoi le péripatétisme est en honneur dans ses ouvrages. Mais qu'on ne dise pas que le rôle du Docteur angélique s'est borné tout simplement à plagier Aristote.
174. Logique de saint Thomas. — Comme tous les scolastiques de son époque, saint Thomas, en logique, commente Aristote qui, sans conteste, demeure le maître de la dialectique. Comme pour le Stagirite, dans la philosophie thomiste la logique est un instrument du savoir, le préliminaire de la philosophie, comme le dessin est celui de la peinture. Elle est une science spéciale, elle a des attaches étroites avec la métaphysique et la psychologie. La syllogistique a la place d'honneur, mais on en abusera ; c'est ce qui amènera la décadance de la philosophie sco-
lastique. On trouve dans la logique une méthodologie et une théorie sur la science, qui sera développée plus tard suivant les principes aristotéliciens. Sa division des sciences est fondée sur le degré d'abstraction de l'esprit humain, lequel degré d'abstraction, est le point de vue (objet formel) sous lequel l'intelligence envisage la matière (objet matériel) à elle présentée. C'est l'objet formel qui est la raison distinctive des sciences.
175. Métaphysique de saint Thomas. — Le Docteur angélique élargit la métaphysique aristotélicienne en y ajoutant le chapitre des transcendentaux. Comme dans le péripatétisme, l'acte et la puissance constituent le pivot autour duquel tourne sa métaphysique ; seulement il en fait des applications, il en tire des conséquences que le Stagirite n'avait pas soupçonnées. L'acte et la puissance, dans la philosophie thomiste, deviennent synonymes d'être déterminé et d'être dctcrminablc , et s'appliquent à la substance et à l'accident, à la matière et à la forme, à l'essence commune et à l'essence individuelle. Saint Thomas y rattache aussi la théorie des causes. Il reprend avec des développements considérables la théorie des neuf prédicaments, et fait une étude approfondie de la qualité, de la quantité, de la relation, de l'espace et du temps. Et comme conséquence, il démontre que le préclicament action n'est pas consubstantiel à l'être contingent, parce qu'il est un accident, et conclut que l'être contingent agit par l'intermédiaire des facultés qui sont des qualités réellement distinctes de la
substance. La matière et la forme, théorie de l'ancienne scolastique, est considérablement élargie chez saint Thomas. Les anciens avaient enseigné que la matière pouvait exister sans une forme substance/te. Contre eux, il démontre que la matière est inséparable de la forme, bien que distincte. L'ancienne scolastique prétendait que la composition substantielle de matière et de forme s'étendait d'une certaine façon, même aux créatures immatérielles. Aristote n'avait pas abordé la question. Saint Thomas s'élève contre cette doctrine, et enseigne que les anges sont des formes simples, séparées, et il applique la même théorie à lame humaine. Quant aux fonctions de la matière et de la forme, son opinion est celle d'Aristote. Il se prononce contre la pluralité des formes substantielles de l'ancienne scolastique, et dans la question des universaux, sans avoir découvert le réalisme tempéré, c'est pourtant lui qui a été le plus logique et le plus précis dans l'exposé de cette solution modérée ; et voilà pourquoi, dans l'histoire de la philosophie, le réalisme tempéré s'appelle aussi réalisme thomiste. Sur le principe d'individualisation, il perfectionne et il amplifie l'opinion aristotélicienne. Aristote, il est vrai, dit que la forme ne se multiplie pas par ellemême, mais par la multiplication de la matière dans laquelle elle est reçue ; cependant, il ne parle pas du rôle de la matière dans l'individualisation. Pour saint Thomas, la matière indéterminée n'est pas le principe d'individualisation, mais c'est la materia signata, la matière déterminée par la quantité, et
voilà pourquoi encore, suivant le grand docteur, ce principe d'individualisation ne s'étend qu'au monde corporel. Et, allant plus loin que le Stagirite, plus logique que lui, il enseigne que les formes séparées sont individualisées par elles-mêmes. La thèse de Yessence et de X existence, chez saint Thomas, fait l'objet de subtiles discussions inconnues à Aristote. Cette question, tout en appartenant à l'ancienne scolastique, n'a jamais été mieux comprise que par saint Thomas. La doctrine des causes est la même que chez Aristote.
176. Théodicée de saint Thomas. — La théodicée thomiste se rattache à la métaphysique , parce que celle-ci, ayant pour objet l'être abstrait négativement immatériel, fournit des notions qui, par analogie, peuvent s'appliquer à l'être positivement immatériel, ou Dieu. Aristote divise les êtres en deux grandes catégories : les êtres mélangés de puissance et d'acte, et Y être qui exclut toute potentialité, l'actualité pure, Dieu. Pour les scolastiques, l'être très parfait du Stagirite devient Y être a se, autosuffisant, infini. Les preuves de l'existence de Dieu sont a posteriori, et le Docteur angélique n'admet pas l'argument de saint Anselme. Au moyen des créatures, on peut arriver à une connaissance imparfaite de Dieu, parce que les perfections créées des êtres de ce monde sont d'une manière éminente en Dieu. Les scolastiques ont discuté sur le genre de distinction qui existe entre les perfections divines et l'essence divine ; saint Thomas se ,prononce pour une distinction de raison cum fundamento in
re. Il établit une différence entre Dieu et les créatures, et comme tous les scolastiques, saint Thomas est l'ennemi du panthéisme, quelque forme que ce système revête. Avec saint Augustin, il enseigne que Dieu, avant de réaliser les créatures dans le temps, en conçoit l'idée. C'est Yexemplarisme. Et d'après ses idées, causes exemplaires du monde, Dieu tire du néant tous les êtres : c'est la création. Dieu est donc la cause efficiente du monde, non pas seulement, comme semble l'admettre Aristote, la cause du mouvement des choses, mais en plus, la cause de leur substance, même dans sa réalité la plus profonde. L'un des premiers, il a défendu la possibilité de la création éternelle du monde. Dieu créateur, conservateur du monde, en est encore la Providence. Il est la cause finale de tous les êtres. Ici encore, saint Thomas dépasse de beaucoup le Stagirite parce qu'il est bien plus explicite que lui.
177. Psychologie de saint Thomas. — Pour le grand Docteur, comme pour tous les scolastiques du XIIIe siècle, la psychologie est un chapitre de la physique, puisque l'homme qui en est l'objet, est un petit monde, le centre de la nature. Elle étudie d'abord les facultés de l'homme, puis sa nature.
i° Facultés de l'homme. Saint Thomas admet une distinction réelle entre l'âme et ses facultés. Ici, il se sépare des augustiniens qui confondent ensemble l'âme et ses principes d'opération. Il divise en trois groupes les facultés; elles sont: végétatives, cognitk'cs et appétiiives. Comme la vie psychique se ramène aux deux derniers groupes, c'est de ceux-
ci qu'il s'occupe davantage. Il commence par répartir la vie psychique en deux ordres de phénomènes irréductibles, les phénomènes sensibles et les phénomènes suprasensibles.
Trois grands principes sont à la base de la connaissance en général: i° L'objet connu est dans le sujet connaissant un mode d'être de ce sujet. 20 La connaissance ne peut se faire dans le connaissant sans une image représentative de l'objet connu. 3" A cette représentation de l'objet connu concourent et l'objet connu lui-même et le connaissant.
Il y a d'abord la connaissance sensible qui se fait par les sens internes et externes. Aux sens internes les scolastiquees ont ajouté l'estimative dont la fonction n'est que vaguement désignée par Aristote. La sensation a pour siège Y organisme, c'est-à-dire, le corps informé par l'âme. Le côté physiologique de la sensation avait été plutôt l'objet des recherches des philosophes avant le XIIIe siècle, et on explique ainsi leurs tendances matérialistes. Saint Thomas et les docteurs de son époque étudient surtout Yaspect psychique de la sensation et déclarent que les faits d'ordre physiologique et ceux d'ordre psychique sont irréductibles. Les augustiniens prétendaient que la sensation est produite par l'âme elle-même à l'occasion d'une impression des sens. Saint Thomas soutient que les sens sont des facultés passives, pour cette raison qu'ils sont déterminés par la similitude de l'objet extérieur imprimée en eux-mêmes (espèce sensible, impresse). Une fois que la faculté est déterminée, elle réagit, exprime l'objet dont la simili-
tude vient de l'affecter (espèce expresse). C'est là un acte vital proprement dit, la sensation. Il y a donc deux phases : l'une passive et l'autre active.
Quant à la connaissance intellectuelle, saint Thomas est péripatéticien lorsqu'il en expose la nature et établit une distinction réelle entre elle et la sensation. L'intelligence atteint les réalités soit substantielles, soit accidentelles; mais son objet propre est la quiddité des choses sensibles qu'elle obtient en les dépouillant des caractères individualisants qui les affectent. Notre connaissance est donc abstractive.
Le nihil est in intelle etn quod prius non fuerit in sensn est le principe qui guide saint Thomas dans la question de l'origine des idées. C'est dire qu'elles ont une origine sensible. L'abstraction est à la base de son idéologie comme de celle de tous les scolastique du XIIIe siècle. Pour expliquer la genèse des idées, il a recours à l'intervention causale d'une image sensible (phantasma) et d'une force abstractive (intellectus agens). Ces deux choses sont indispensables dans l'idéologie scolastique. L'image n'a qu'une causalité instrumentale, tandis que l'intellect agent a une causalité véritablement efficiente.
Aux deux connaissances sont consécutives des tendances appelées appétits. L'une sensible, suit la connaissance sensible ; l'autre, rationnelle, suit la connaissance intellectuelle. C'est la volonté. Cet appétit rationnel jouit de la liberté dans la plupart de ses actes. Ce qui dirige les relations entre la volonté et l'intelligence est l'adage bien connu :
nihil volitum nisi prœcognitum. Saint Thomas revendique la supériorité pour l'intelligence.
2° La nature humaine. — L'homme tout entier est l'objet de la psychologie scolastique. Il est composé d'un corps et d'une âme; le corps joue le rôle de matière et l'âme celui de forme substantielle. L'homme est le principium quod d'opération, tandis que l'âme en est le principium quo. Pour saint Thomas, l'âme est l'unique forme substantielle du corps, elle lui donne sa perfection substantielle, son acte d'existence, sa vie. La spiritualité de l'âme se démontre par l'indépendance subjective de l'âme vis-à-vis des sens. L'immortalité n'est pas le privilège de l'intellect actif, ou de toute autre faculté de l'âme, mais elle atteint la substance même de l'âme. Elle est consciente et personnelle. Saint Thomas se prononce pour la création immédiate de l'âme par Dieu. Cette théorie n'a aucune affinité avec la préexistence des âmes, chère à Platon, ou avec cette opinion non moins étrange d'Aristote qui attribue à la génération naturelle l'origine du corps et de l'intellect possible, et réclame pour l'intellect actif une cause extrinsèque qui l'a appelé à l'existence. Quelle est cette cause? Le Stagirite ne le dit pas.
178. Morale de saint Thomas. — Dans une première partie. Morale générale, le Docteur angélique étudie les actes humains en tant qu'ils sont ordonnables à une fin. L'acte humain, libre, le seul moral ou immoral, a pour fin Dieu qui est notre béatitude. La béatitude, dit saint Thomas,
consiste essentiellement dans un acte de la connaissance. Les actes tirent leur moralité essentielle de leur objet propre. L'obligation morale est basée d'abord sur la nature même de nos actes. Obligés moralement de tendre vers une fin, par là même, nous sommes tenus d'employer les moyens pour y arriver. Et donc, il faudra juger si certains actes nous mènent à la fin ou non. C'est l'œuvre de la conscience morale qui applique aux cas particuliers les grands principes de Tordre moral.
Après avoir étudié la moralité des actes d'une manière générale, saint Thomas applique les lois de la moralité aux différentes situations dans lesquelles se trouve l'homme qui agit librement. C'est l'objet de la seconde partie. Morale spéciale. L'homme peut être considéré comme individu ou comme membre d'une société, d'où la Morale individuelle et la Morale sociale. La société peut être conjugale, religieuse et politique. Saint Thomas enseigne que la propriété individuelle, le mariage monogame et indissoluble, sont de droit naturel. Il déclare légitimes toutes les formes de gouvernement, pourvu que le pouvoir établi travaille en vue du bien général. Il compare les membres de la société aux membres du corps humain, mais il ne va pas jusqu'aux exagérations de certains organicistes modernes pour qui les lois de la vie physique doivent être, de tous points, appliquées à la société.
179. Conclusion. — Pour conclure cette étude sur le Docteur angélique, nous ne pouvons faire mieux que de citer un passage de l'Encyclique
JEterni Pat ris, publiée par Léon XIII, le 4 août 1879: "Mais entre tous les docteurs scolastiques, brille d'un éclat sans pareil, leur prince et leur maître à tous, Thomas d'Aquin, lequel, ainsi que le remarque Cajétan, pour avoir profondément vénéré les saints Docteurs qui l'ont précédé, a hérité eu quelque sorte de l'intelligence de tous. Thomas recueillit leurs doctrines, comme les membres dispersés d'un même corps ; il les réunit, les classa dans un ordre admirable, et les enrichit tellement, qu'on le considère lui-même, à juste titre, comme le défenseur spécial et l'honneur de l'Eglise. . . Il n'est aucune partie de la philosophie qu'il n'ait traitée avec autant de pénétration que de solidité : les lois du raisonnement, Dieu et les substances incorporelles, l'homme et les autres créatures sensibles, les actes humains et leurs principes, font tour à tour l'objet des thèses qu'il soutient, dans lesquelles rien ne manque, ni l'abondante moisson des recherches, ni l'harmonieuse ordonnance des parties, ni une excellente manière de procéder, ni la solidité des principes ou la force des arguments, ni la clarté du style ou la propriété de l'expression, ni la profondeur et la souplesse avec lesquelles il résout les points les plus obscurs.
"Ajoutons à cela que l'angélique Docteur a considéré les conclusions philosophiques dans les raisons et les principes mêmes des choses : or, l'étendue de ces prémisses, et les vérités innombrables qu'elles contiennent en germe, fournissent aux maîtres des âges postérieurs une ample matière à des développe-
ments utiles, qui se produiront en temps opportun. En employant, comme il le fait, le même procédé dans la réfutation des erreurs, le grand Docteur est arrivé à ce double résultat, de repousser à lui seul toutes les erreurs des temps antérieurs, et de fournir des armes invincibles pour dissiper celles qui ne manqueront pas de surgir dans l'avenir. "
180. Les adversaires du thomisme. — Il était à prévoir que les innovations doctrinales de saint Thomas soi -lèveraient les critiques des partisans de l'ancienne scolastique. Et cette opposition ne vint pas seulement du côté des maîtres séculiers et des Franciscains mais même aussi du côté de l'ordre des Dominicains. Quelques Franciscains allèrent jusqu'à composer de véritables pamphlets contre le thomisme. Ainsi le Correptorium Fratris Thomœ de Guillaume de la Mare fut le cri de guerre. Richard de Middleton compose un traité pour défendre la pluralité des formes contre le Docteur angélique. Le Dominicain Kilwardby déplore les tristes inconvénients qu'entraînent les doctrines nouvelles. On fit si bien que le thomisme fut condamné deux fois, à Paris et à Oxford, le 7 et 12 mars 1277. Ce qui n'empêcha pas les chapitres généraux de l'Ordre des Frères Prêcheurs, tenus à Milan en 1278, et à Paris, en 1289, de proclamer le thomisme la doctrine officielle de l'Ordre.
181. Les partisans du thomisme. — Si saint Thomas eut des adversaires, il compta aussi des partisans enthousiastes et des admirateurs nombreux. Parmi les Dominicains, ses principaux partisans
furent Ptolémée de Lucques, Bernard d'Auvergne, et surtout Gilles de Lessines. En dehors de l'Ordre des Frères Prêcheurs, on trouve aussi des amis de saint Thomas. Humbert de Prulli introduisit le thomisme chez les Cisterciens ; Pierre d'Auvergne, recteur de l'Université, se fit le disciple fervent de saint Thomas. Le pape Jean XXI est aussi classé au nombre des partisans du thomisme. Dante s'inspira des doctrines du Docteur angélique.
182. Les éclectiques sont ces philosophes qui ne sont ni ennemis déclarés ni partisans acharnés du thomisme. Ils se tiennent à mi-distance entre l'ancienne et la nouvelle scolastique, empruntant tantôt à l'une, tantôt à l'autre. Au nombre des éclectiques, citons : Godefroid de Fontaines, surnommé Doctor venerandus et cloquentissimus, il a laissé XIV Quodlibeta, où il se révèle tour à tour théologien dogmatique, moraliste, canoniste, philosophe ; Gilles de Rome, Doctor fundatissimus, il écrivit des commentaires sur Aristote; Henri de Gand, doctor solemnis, il se rapproche beaucoup de Duns Scot. Il exerça une grande influence dans l'Université de Paris. Henri de Gand est, en quelque sorte, le précurseur de Duns Scot.