‹ Histoire de la PhilosophieChapitre 52 sur 126 · Doctrines philosophiques de R. Bacon · texte numérisé non relu

Doctrines philosophiques de R. Bacon

Dans leur ensemble, les doctrines philosophiques de Bacon ont une grande affinité avec l'ancienne scolastique. Ainsi, il admet la plurailté des formes, la matcria spiritualis, les rationes séminales. La théorie des universaux de Bacon nous est plus ou moins connue. Une question capitale dans la philosophie de Bacon est celle de la relation entre la théologie, la philosophie et les sciences. C'est la théologie qui a la prédominance. Par elle-même, la philosophie n'a aucune valeur, elle n'est que l'instrument du dogme. Pour lui, Dieu seul a pu enseigner aux hommes à philosopher, en leur révélant la vérité. Aucune des questions de la philosophie n'aurait pu être résolue sans livres et sans docteurs. C'est du traditionnalisme. A cause de la malice des hommes. Dieu leur octroya les vérités philosophiques avec parcimonie et mélangées de beaucoup d'erreurs. Pour connaître le trésor que contient la philosophie des anciens, il faut étudier l'histoire : d'où la nécessité des langues. L'intellect agent n'est pas une partie de notre âme, c'est Dieu. Il y a trois manières de connaître: par l'autorité, par la raison et par Y expérience. Or l'autorité ne suffit pas sans raisonnement , et si l'expérience ne vient pas confirmer les données du raisonnement, celui-ci ne' peut nous conduire à la possession parfaite du vrai. Inexpérience est donc l'unique source de certitude. Plu-

sieurs auteurs n'hésitent pas à regarder Bacon corne un précurseur de nosm positivistes modernes.

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