‹ Histoire de la PhilosophieChapitre 9 sur 126 · C'est nous qui soulignons · texte numérisé non relu

C'est nous qui soulignons

nombreux, n'eût-il des armes que pour dix ou pour cent hommes, je l'empêcherais de s'en servir. J'apprendrais au peuple à craindre la mort et à ne pas émigrer au loin. Quand il aurait des bateaux et des chars, il n'y monterait pas. Quand il aurait des cuirasses et des lances, il ne les porterait pas. Je les ferais revenir à l'usage des cordelettes nouées (moyen dont les hommes, avant l'usage de l'écriture, se servaient pour communiquer leurs pensées). Il savourerait sa nourriture, il trouverait de l'élégance dans ses vêtements, il se plairait dans sa demeure, il aimerait ses simples usages. Si un autre royaume se trouvait en face du mien, et que les cris des coqs et des chiens s'entendissent de l'un à l'autre, mon peuple arriverait à la vieillesse et à la mort sans avoir visité le peuple voisin \ "

11. Confucius est plutôt moraliste que philosophe. Il naquit vers 551 av. J.-C. Ses compatriotes l'ont surnommé " le plus grand instituteur du genre humain que les siècles aient jamais produit ". Ses dits et ses maximes ont été recueillis par ses disciples et réunis en quatre volumes appelés les Quatre livres classiques ou les Sse-chou. Dans ces écrits on ne trouve aucun aperçu sur l'existence et la nature de Dieu, ni sur la nature de l'homme, ni sur l'origine des choses. Ils n'ont donc aucun caractère philosophique. De l'aveu de tous, " le plus grand instituteur du genre humain " est un simple moraliste dont les maximes ne se rattachent nulle-

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