INTRODUCTION
r.It)KE-MÉRË DE L ATOMISMK.
La recherche proprement historique des ori^jines de l'atomisme ne peut porter que sur quelques points très limites où une formule particulière de ce système semble s'être spontanément ddgagëe d'un concours de circonstances accidentelles, telles qu'une opposition d'ëcoles, une évolution ou une communication de doctrines.
Les époques qui comportent une pareille investigation sont précisément les plus obscures de l'histoire philosophique. Quand on aura distingué à grands traits les antécédents probables de Kanada chez les Hindous, de Leucippe chez les Grecs, des Motecallemîn chez les Arabes, de Gassendi au xvii*" siècle, on aura à peu près épuisé la matière. Qui oserait pourtant soutenir qu'on ait alors répondu à la véritable question d'origine, qui se pose nécessairement aux abords d'un système de cette importance?
L'atomisme n'est pas une simple théorie de la matière : c'est la plus large explication de la nature, la plus complète peut-être et la plus vraisemblable qui ait jamais été tentée.
Il semble donc qu'on ne puisse se dispenser, avant d'en entreprendre l'examen suivant l'histoire, d'en indiquer, au moins d'un trait rapide, les racines profondes dans la réflexion ou dans l'expérience primitives.
L La plus ancienne remarque que les hommes aient faite