‹ Histoire de la philosophie Cartésienne (volume 2)Chapitre 62 sur 68 · II · texte numérisé non relu

II

5i6 PHILOSOPHIE CARTÉSIENNE.

a écrit en trois langues, le français, l'italien, le latin, avec uncéfrale facilité, et sur les sujets les plus divers. Ce n'est pas seulement un théologien, un philosophe, un moraliste, un jurisconsulte, mais aussi un mathématicien et un physicien. Il a publié plusieurs dissertations sur les plus- hautes questions des mathématiques et de la physique. En faveur de rétendue essentielle de Descartes, il a combattu les principes de la philosophie wolfienne sur la notion de Tétendue et (le la force. Il est auteur d'une Dissertation sur VincomiKitihilitédf* l'attiviction et de ses différentes lois avec les phénomf'iif's (I) où, selon Montucla, se trouvent rassemblées les objections les plus pressantes et les mieux fondées contre l'attraction newtonienne. D'Alembert le juge un des plus habiles adversaires de Newton ; Mairan le loue (le l'esprit géométrique qui règne en tous ses ouvrages. Pas plus que Fontenelle et Mairan, Gerdil ne rejette les calculs de Newton, mais il repousse la cause qu'il assigne aux phénomènes, si réellement il a fait de l'attraction, comme quelques-uns des siens le lui attribuent, une qualité inhérente à la matière : a C'est, dit-il dans la préface, uniquement contre ces sortes de charmes, de tendances, de vertus inconnues et mystérieuses désavouées par Newton, rejetées hautement par Maclaurin, que j'ose élever ma voix. » A cette mystérieuse et obscure attraction, il oppose la clarté avec laquelle se conçoit la tendance des corps les uns vers les autres, en vertu de la masse de la matière, par qui le mouvement se communique successivement, et sans interruption, de l'un à l'autre.

Mais les sciences philosophiques et morales, la métaphysique, la morale, l'esthétique, les principes de la jurisprudence et de l'éducation, l'histoire de la philosophie tiennent la place la plus considérable dans les Œuvres de Gerdil. Il s'est proposé dans tous ses écrits philosophiques, particulièrement dans une suite de dissertations spéciales, de combattre l'athéisme sous toutes les formes qu'il arevôtues

(1) Paris, 1754, in-4o.

au dix-huitième siècle (1). Selon Gerdil, tous les systèmes de Tathéisme et de l'incrédulité se ramènent à ce seul principe, qu'il n'y a qu'une seule substance qui réunit en elle tout ce qu'il y a de perfections et qui, en vertu du mouvement, qu'elle tient de la même nécessité d'où elle tient son existence, se donne sans cesse à ellc-môme, et reçoit cette infinité de modifications dont le monde est composé. Dans une première dissertation, il démontre mathématiquement l'impossibilité d'une suite actuellement infinie de termes soit permanents, soit successifs; il démontre, dans la seconde, que l'existence et l'ordre de l'univers ne peuvent être déterminés, ni par les qualités primitives des corps, ou la spontanéité des éléments, ni par les lois du mouvement.

La philosophie du dix-huitième siècle se plaisait à rapprocher l'homme des animaux ; Gerdil la combat dans une troisième dissertation intitulée : Essai sur les caractères distinctifs de l'homme et des animaux. Sans dissimuler sa prédilection pour l'automatisme, il veut montrer que, même en accordant le sentiment aux animaux, il y a un abîme entre le premier des animaux et le dernier des hommes. L'intelligence des bêtes à tous ses degrés, depuis l'insecte jusqu'au singe, est renfermée dans la sphère (lu sensible. Supposez que la sagacité du singe augmente à l'infini , elle pourra embrasser une plus grande variété d'objets sensibles, elle fournira plus de moyens pour les saisir, mais rien de plus. Si on ne la change pas dans son essence, elle n'aura pas fait un pas vers la connaissance de

(1) Recueil de dissertations sur quelques principes de philosophie et de religion^ in- 12. Paris, 17G0. Ajoutons que Gerdil a combattu dans un ouvrage spécial V Emile de Rousseau : Auti-Émile ou Réflexions sur la théorie et la pratique de l'éducation, 1763. Rousseau a dit de cet ouvrage : « Parmi tant de brochures imaginées contre ma personne et mes écrits, il n'y a que celle du P. Gerdil que j'ai eu la patience de lire jusqu'à la fin ; il est fâcheux que cet auteur estimable ne m'ait pas compris. » En 1750, il avait combattu Montesquieu dans un discours d'ouverture en latin où il soutient cette thèse : Virtutem politicam ad optimum vitœ statum non minus regno quam reipublicse intéresse.

l'abstrait et du vrai, qui sont le propre de rintelligence humaine; l^omme n'est donc pas un anneau de cette chaîne.

A tous les systèmes athées et matérialistes, à Locke luimôme dont les principes sur la connaissance humaine lui semblent enfermer les conséquences les plus pernicieuses pour la morale et la religion, la seule philosophie qu'oppose le cardinal Gerdil est celle de Descartes et de Malebranche. Dans son admiration il ne les sépare pas l'un de l'autre; la Recherche de la vérité lui paraît le complément naturel du Discours de la Méthode et des Méditations . Après tantd'illustres témoignages, que nous avons déjà rapportés, en faveur de la philosophie de Descartes et des secours qu'elle apporte aux vérités essentielles de la religion et de la morale, voici encore celui du cardinal Gerdil : a Quelque grand que soit Descartes par tant de sublimes découvertes, il Test plus encore par sa Méthode et ses Méditations ; ce sont des chefsd'œuvre de raison et des ouvrages dignes de l'antiquité (i). )) Il dit ailleurs : «Il est étonnant que la prévention contre le père de la nouvelle philosophie ait tant pu dans l'esprit de quelques docteurs chrétiens que, par attachement à leurs préjugés et à leurs erreurs philosophiques qu'il a combattus avec tant de force, et dont il a enfin triomphé si glorieusement, ils n'aient pas craint de l'accuser d'impiété pour avoir fourni à la religion une nouvelle arme invincible contre les athées, ajoutant aux preuves qu'on avait déjà de l'existence de Dieu, une démonstration si belle et si lumineuse que jusqu'ici on n'a rien su y opposer que d'absurde (jL de puéril. Quelle gloire pour ce grand philosophe que les premiers principes sur lesquels il établit sa métaphysique dans ses Méditations, servent aussi de fondement inébranlable aux deux vérités capitales de la religion, l'existence de Dieu et l'immatérialité de l'âme (2) !

Gerdil tient surtout à justifier la doctrine de Descartes

( I) Histoire des sectes des philosophes^ V vol. des œuvres complètes. (.') Immatérialité de l'âme démontrée contre M, Locke^ in- 4, Turin, 1747, p. 230.

de toute parenté avec celle de Spinoza. V Incompatibilité des principes de Descartes et de Spinoza, est le titre de la quatrième dissertation du recueil que nous avons déjà cité. On ne peut mieux se moquer que le cardinal Gerdil de ceux qui, dans leur zèle affecté contre Descartes, exagèrent d'un Ion pathétique toute l'horreur du spinozisme qu'ils prétendent en être la funeste conséquence : « Il est beau aux auteurs de certaines pièces fugitives pleines d'impiété de vouloir nous éloigner, par esprit de religion, d'une philosophie qui a fourni au cardinal Polignac les armes victorieuses avec lesquelles il a triomphé de Lucrèce et de ses sectateurs. » Il ne confond pas cependant avec ces écrivains, qu'il ne nomme pas, des auteurs de bonne foi qui, tout en rendant justice aux sentiments de Descartes, penchent à croirequeSpinozas'estappuyésursesprincipes poussés trop loin. Ce sont eux qu'il se propose de réfuter, car il s'est pleinement assuré, en lisant Spinoza, que rien n'est plus éloigné des principes de Descartes que le monstrueux système de cet auteur. On ne peut en effet mieux mettre en relief les oppositions fondamentales entre la méthode et la doetrine de ces deux philosophes. La définition que Descartes donne de la substance n'a rien de commun avec celle de Spinoza, et au fond n'est que celle des scolastiques. Dans la notion de substance, il n'enferme que l'idée d'une existence propre, et il n'exclut que l'inhérence en un autre sujet. L'indépendance qu'il lui donne est au regard d'un sujet d'inhérence, et non de la cause efficiente, rwm ut « causa efficiente, sedut asubjecto inhœsionis, Spinoza au contraire y enferme Tidée d'une existence non-seulement propre, mais nécessaire, et exclut non-seulement l'inhérence en un autre sujet, mais aussi la dépendance qui convient à un effet par rapport à sa cause. Est-ce donc d'après Descartes, qui les sépare si profondément, que Spinoza a imaginé de réunir la pensée et l'étendue en un môme sujet? Ces incompatibilités et d'autres encore sont sans doute très-réelles, mais n'en laissent pas moins subsister, à notre avis, les semences de spinozisme signalées par Leibniz.

'*Gerdil oppose Descartes à Locke, dans un grand ouvrage, en faveur de l'immatérialité de l'âme (1). D'abord il insiste sur l'utilité d'une preuve démonstrative de l'immortalité de l'âme, fondée sur son immatérialité, indépendamment de la foi. Or, cette preuve il la trouve dans Descartes, dans ce puissant génie qui, en démêlant mieux, dit-il, qu'on ne l'avait jamais fait, ce qui appartient au corps de ce qui appartient à l'esprit, a fixé les limites de la matière, et prouvé l'immortalité de Tâmc par son immatérialité. 11 met Locke en contradiction avec lui-môme en montrant que ses arguments en faveur de l'immatérialité de Dieu, prouvent également l'immatérialité de l'âme.

Gerdil n'est pas seulement cartésien , mais il est malebranchiste , et môme malebranchiste excessif. Il suit Malebranche , sans nulle réserve ni restriction, dans deux ouvrages oh il défend contre Locke, la vision do Dieu, le système des idées et l'étendue intelligible (2) et les

causes cccasionnelles. 11 ne renie môme pas les plus hardies interprétations, si témérairement hasardées par Malebranche, pour accommoder les mystères avec la raison. L'explication de la transmission du péché originel parla transmission des vestiges du cerveau, explication empruntée d'ailleurs à Malebranche par Nicole dans ses Instructions sur le symbole, lui semble une des plus belles choses de la Becherche. A ce propos il rapporte non sans naïveté qu'il a ouï dire à une personne de génie, qu'il ne nomme pas, qu'un temps viendrait peut-être où on emploierait utilement la doctrine de Malebranche contre cet esprit de libertinage qui ne se manifeste déjà que

(1) Immatérialité de l'âme démontrée contre M, Locke^ par les mômes principes par lesquels ce philosophe démontre l'existence et l'immatérialité de Dieu.

(2) Le plus considérable est intitulé : Des idées en général et des diff'érentes manières d^apercevoir les objets; l'autre : Défense du sentimnnt du P, Malebranche sur V origine et la nature des idées contre Vexumen de Locke. Cet ouvrag^est dédié à l'abbé de Lignac. L'un et l'autre se trouvent à la suite de Vlmmatéi^ialité de l'âme démontrée, édit. de Turin, 1747, et dans le4« vol. des CEuvres-complètes.

trop. Il semble cepe/idant éviter de s'expliquer sur la providence çfénérale si vivement attaquée par Arnauld.

Mais, dans la spéculation et dans la morale, il s'inspire plus heureusement de la doctrine de la raison , avec laquelle il a combattu l'empirisme, non-seulement en métaphysique , mais dans la morale , la jurisprudence , la science de l'éducation et l'esthétique. Dans sa Défense des Éclaircissements de la Ueclieroiie , il oppose l'immutabilité des vérités morales aux opinions monstrueuses de tant de philosophes anciens et modernes qui nient toute différence essentielle entre le juste et l'injuste. « Le P. Malcbranche, dit-il, fait voir que cette différence essentielle est une conséquence nécessaire de ses principes sur les idées; je veux dire qu'on ne peut reconnaître qu'on voit toutes choses en Dieu, sans reconnaître aussi qu'on y voit l'ordre éternel qui est la loi naturelle et la règle immuable de toutes les intelligences. »

Gerdll a composé, d'après ce principe, plusieurs ouvrages de morale, dont le plus considérable apour titre : Del'origine du sens moral (1). C'est dans l'ordre qu'il fait consister la forme immuable de l'honnête, sur laquelle il établit nonseulement la morale, mais aussi la jurisprudence. Comme le P. André et le P. Hoche, Gcrdil fait l'application de cette doctrine à l'esthétique en rattachant à la connaissance de l'ordre celle d'un beau absolu, réellement fondé dans la nature des choses .

En faveur de Malebranche, il invoque Descartes, il invoque l'antiquité et saint Augustin. D'abord il nous montre en lui le continuateur de Descartes. Descartes avait préparé les voies à la vision en Dieu en distinguant les propriétés de l'âme de celles du corps, et en prouvant que les qualités sensibles sont des modiûcations de notre âme

(1) Deir origine del senso morale ossia dimostrazione che vi ha nell* uomo un îialurale criterio (H appronaztone o di biasimo riguardante Vin* irinseca morale differeuzn del giusto e deW ingiusto^ etc. Voir aussi sur le même sujet les Principes de la morale chrétienne et un Mémoire sur l'ordre, (*• vol. des Œuvres complètes.)

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et non de la matière. Mais en outrç, Gerdil cherche à démontrer que rantiquilc elle-même dépose en faveur de celte doctrine. Selon lui, il y a deux sortes d'anti-malebranchistcs, les esprits forts, puis les savants et les théologiens, qui ne s'éloignent de Malebranche qu'autant qu'ils s'imaginent que cet auteur, emporté par la vivacité de son génie, s'est éloigné lui-même de l'antiquité (I). Afin de justifier Malebranche dans Tesprit de ces derniers, il s'attache à montrer dans Platon, et surtout dans saint Augustin, les fondements de sa philosophie. Si saint Augustin n'a pas dit, comme Malebranche, qu'on voit les corps en Dieu et s'il ne nous y fait voir que les vérités éternelles, c'est uniquement parce qu'il ignorait, ce que Descartes nous a appris, que les qualités sensibles n'ont d'existence que dans notre âme.

A ces autorités, Gerdil en ajoute une autre moins illustre, mais plus récente, celle du P. Thomassin. On accuse Malebranche d'être visionnaire, pourquoi ne traite-t-on pas delà mêm(? façon le célèbre P. Thomassin qui a prévenu le sentiment de son confrère, et démontré que nous voyons en Dieu, i)ar une vue directe et immédiate, les propriétés de nombres et des figures, les règles du droit naturel. Il espère donc qu'on voudra bien désormais épargner à Malebranche les titres odieux de rêveur et de visionnaire dont on l'a chargé pour avoir soutenu et éclairci le sentiment de saint Augustin et de Platon sur la nature et l'origine de nos idées. Enfin voici son jugement général sur la vision en Dieu : « Ce système a cet avantage sur les autres qu'il est très-simple et appuyé sur des principes incontestables. Il est incontestable que les idées de toutes choses sont en Dieu, et qu'il peut les représenter à l'esprit par son action sur lui, au lieu que, dans tout autre système, il faut supposer, ou que Dieu crée des êtres représentatifs, dont la nature est absolument inintelligible, aussi bien que leur

(1) Défense du aen'.iment du P. Malebranche sur la nature et l'origine des idées ^ contre Locke,

union avec l'esprit, ou que Tâme se (modifie de façon à devenir la ressemblance parfaite de ce qu'elle aperçoit, ce qu'on ne peut éviter dans le sentiment de M. Locke, qui admet que les idées ou perceptions sont des dispositions ou des modalités de l'âme. Or il a été démontré dans tout le cours de cet ouvrage que l'un et l'autre est également impossible. Il faut donc avouer que le sentiment du P. Malebranche sur les idées est à tous égards le plus vraisemblable de tous ceux qui ont été proposas jusqu'ici, et peutêtre qu'en lisant avec attention les preuves qu'il en donne, on se convaincra qu'il est essentiellement vrai (1). »

Dans son Histoire des sectes des philosophes^ et dans V Introduction à Vétude de la religion (2), le cardinal Gerdil montre la même bienveillance et le même défaut de critique à l'égard des systèmes anciens. 1,^ Histoire des sectes des philosophes n'est qu'une série de notices sur tous les philosophes anciens et modernes. Ces notices très-courtes ne prennent un peu d'étendue et d'intérêt qu'en ce qui touche des philosophes du dix-septième siècle. L'Introduction et l'étude de la 7'eligion^ dont la première partie seule a été achevée, est un ouvrage plus important. Il s'y propose de montrer l'alliance de la vraie philosophie et de la religion , de venger l'une et l'autre contre les impostures de ceux qui ont cherché à obscurcir ces étincelles de vérité qui rappellent l'homme à la connaissance et au culte d'un Dieu auteur de l'univers , par l'exposition des vrais sentiments des premiers philosophes sur Dieu et l'immortalité qui sont les fondements de la religion. Il prétend démontrer que tous les philosophes anciens, môme les Ioniens, à l'exception d'Archélaiis, ont cru à la Providence, à la spiritualité et à l'immortalité des âmes humaines. Mais cette revue historique ne va pas au delà de

(1) Des idées en général et des différentes manières d'apercevoir les objets.

(2) Jtitroduzione allô studio délia religione, Turin, 1755 (3« volume des Œuvres;.

l'école ionienne et de Técolc italique oti il croit retrouver toutes les vérités du Christianisme. Cet ouvrage a beaucoup d'analogie avec celui du P. Thomassin sur la Méthode pour étudier solidement et chrétiennement la philosophie. Ainsi le cardinal Gerdii s'est efforcé de réconcilier le cartésianisme en Italie avec la cour de Rome et la congrégation de l'Index. Il semble y avoir réussi, car la philosophic.de Descartes, si nous sommes bien informés, et môme celle de Malebranche, s'enseignent aujourd'hui librement, sans encourir aucun blâme, sous les yeux mômes de la congrégation et du Saint-Siège (i).

(1) Voici ce que répondait en 1829 le P. Jésuite Rozaven aux partisans de Lamennais qui prétendaient que la mise à IMndex de Descartes portait sur la Méthode : « D'où les j)artisans du nouveau système savent-ils donc (lue la condamnation porte sur la Méthode ? Ce qui pourrait nous persuader du contraire, c'est (jue la Méthode do leur aveu a prévalu dans les écoles catholiques et qu'aujourd'hui encore, à Rome môme, il est très-permis de la suivre publiquement et de la professer sous les yeux de la congrégation, et sous ceux du Saint-Siège, sans encourir aucun blâme. « Ami de la religion^ t. CXI, p. 175.

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