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vérités géométriques, et des dogmes révélés. De là cette conviction, qu'on ne peut arriver à Dieu et à la spiritualité de l'âme par une autre voie que celle qu'il a tracée. De là enfin l'impatience de toute contradiction, même de la part de ses amis. Il lui reproche de n'avoir pas eu une habileté suffisante en dialectique, et, ce qui est plus grave, d'avoir manqué de franchise et de bonne foi. N'a-t-il pas cherché à s'accommoder à la foi, aux temps et aux personnes plutôt qu'à ce qu'il croyait la vérité? Ne le voit-on pas biaiser dans la question du mouvement de la terre et de l'infinité du monde? Ce qu'il choisit n'est pas le vrai, mais le parti le plus sûr.
Un autre grief de Huet contre Descartes, c'est l'ignorance qu'il affecte, et l'érudition qu'il dissimule, afin de paraître neuf en tout ce qu'il dit. Combien cet orgueil convient peu à Descartes qui, en réalité, selon Huet, n'a rien inventé de nouveau ? En effet il prétend prouver que l'auteur des Méditations a emprunté tous ses principes de métaphysique et de physique à quelque philosophe antérieur. Il aurait pris le doute méthodique, le critérium de l'évidence et les règles générales de la méthode à Aristote et à saint Augustin, la distinction de l'âme et du corps à Platon, à Épicure et aux autres philosophes dogmatiques; à saint Augustin, àClaudien Mamert, à saint Anselme il aurait dérobé la preuve de l'existence de Dieu; à Protagoras et aux Cyrénaïques le principe, que nous ne pouvons rien savoir de certain sur ce qui est hors de nous , mais seulement sur nos propres perceptions. Avant lui, Cornes Pereira, et même Diogène chez les anciens, avaient inventé l'automatisme. C'est aux philosophes arabes qu'il devrait l'axiome, que tout ce qui peut être pensé peut être, à l'école d'Ionie le plein de l'univers, et à Bacon la proscription des causes finales du domaine de la physique. Dès l'antiquité, Anaxagore, Démocrite , Épicure n'avaient-ils pas distribué la matière première en tourbillons, et imaginé tout ce qu'il nous raconte sur l'origine du monde. Dans Roger Bacon, Antonio Dominis et Snel-
lius il aurait pillé la dioptrique et l'optique. L'infinité du monde, les tourbillons, la distinction des astres en terres et en soleils ne sont que les dépouilles de Bruno. Huet n'a nul scrupule de grandir et d'exalter Bruno pour faire de Descartes un plagiaire. De tous ces rapprochements avec les anciens et les modernes, il conclut que l'opinion, si répandue, de la nouveauté de la doctrine de Descartes, d'où lui vient la plus grande partie de son succès, n'est qu'un vain préjugé. Il est inutile de nous arrêter à relever ce qu'il y a de faux et de superficiel dans tous ces efforts d'érudition pour prouver, que le génie le plus créateur qui peut-être ait jamais existé, n'a fait que piller les anciens et les modernes. Huet ne réussit pas mieux à démontrer que le cartésianisme était partout avant Descartes, qu'il n'a réussi à prouver ailleurs que le christianisme était partout avant Jésus-Christ.
Mais l'ignorance, simulée par le maître, devient, selon Huet, trop réelle chez les disciples qu'il accuse de vouloir nous ramener à la barbarie. Quel n'est pas, s'écrie-t-il indigné, leur mépris pour l'astronomie, l'histoire et les langues ? A peine souffrent-ils qu'on écrive autrement qu'en langue vulgaire; ou tout au moins ils ne tolèrent qu'un latin simple et grossier qui leur permette de se dispenser d'interprète. Un d'entre eux n'a-t-il pas osé écrire que ce serait un bien petit malheur si le feu détruisait tous les poètes et tous les philosophes païens (I) ! Ces traits semblent particulièrement dirigés contre l'auteur de la Recherche de la vérité, plus grand contempteur de l'érudition et des anciens que Descartes lui-môme. Eh quoi, s'écrie-t-il, parce que nous ne sommes pas ignorants,
(1) Huet fait sans doute ici allusion au passage suivant de la Recherche de la vérité : « 11 y a assez d'autres sciences qu'ils peuvent (les personnes de piété) hardiment mépriser. Qu'ils conda i.nent au feu les poètes et les philosophes païens, les rabbins, quelques historiens, et un grand nombre d'auteurs qui font la gloire et l'érudition de quelques savants, on ne s'en mettra guère en peine, mais qu'ils ne condannient pas la connaissance de la nature et de l'homme, etc. » (Quatrième livre, chap. C.)
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serons-nous donc le jouet des cartésiens '. jam eryo ludibrium debemus car^tesicmis, quod docti sumus ! C eii ainsi qu'à la fin de la Censure, Huet nous révèle naïvement la blessure faite à son amour-propre d'érudit, et un des grands secrets de son animosité contre les cartésiens.
La Censure, exaltée et propagée par tous les ennemis de Descartes, eut un grand retentissement, non-seulement en France, mais dans toute l'Europe, et fut traduite dans presque toutes les langues. Si elle fut admirée par les uns, elle ne fut pas moins vivement attaquée par les autres. Huet raconte, dans son Commentaire, quel orage elle excita contre lui parmi les cartésiens de France, de Hollande et d'Allemagne. Il se plaint de la violence avec laquelle il a été attaqué dans tous ces pays, en vers et en prose, dans des leçons et dans des livres; il se plaint aussi des amis qui l'ont abandonné, tels que Cally et Bossuet, préférant, dit-il renoncer à leur ami plutôt qu'à leur système (I). Les réfutations ne manquèrent pas ; en moins d'une année, nulle part les cartésiens n'avaient laissé sans réponse les accusations de l'évoque d'Avrancbes. De toutes ces réfutations la meilleure est celle de Régis (2), modèle, ditFontenelle, de tout ce qu'on pourrait faire à l'avenir pour la même cause.
Régis réfute la Censure article par article, combat les faux principes, relève les erreurs de détail, rectifie les
(1) Préface de la quatrième édition de la Censure, 1094. On verra plus tard l'accueil que Bossuet fit à la Cerisweù&m le chap. xi du 2' volume.
(2) Philosophiœ cartesianœ adversus Censvram Huefii vindicatio, par Petermann. Leipsick, IG90, 1 vol in--i°. — Joli Eberh Schwelingii Exercitationes catkedrariœ in Huetii Censurayn philosophiœ cartesianœ, BremsB, 1G90, in-S". — Job. Schotani Exetasis Censurœ huetianœ. Franequerae, 1G91, in-S". — Thèses de Volder, professeur de philosophie à Leyde contre la Censure de Huet, in-8". Amst., 1C95. — De viribus mentishumanœ contra Huetium, par Egger. Bern., 1735, in-8. — Trattato délie forze deW intendimento umano, par Muratori. Yen, 1735, in 8', — Huetius, von der schwacheit des menschlichen verstandes, par Grosse. Francf., 1724, n-8°. — Ces trois dernières réfutations s'adressent au Traité de la faiblesse de l'esprit humain, publié en 1723, plutôt qu'à la Censure,
fausses interprétations. Huet avait avancé que le doute est le fondement de la philosophie de Descartes. Le doute, réplique très-bien Régis, n'en est pas le fondement, mais, ce qui est bien différent, le point de départ. Son fondement, c'est le Je pense, donc je suis, qui n'est nullement un syllogisme, comme Huet affecte de le croire, mais une aperception immédiate de la conscience. Il justifie la règle de l'évidence contre toutes les subtilités et contre tous les sophismes de Huet ; il ne justifie pas moins bien Descartes lui-même contre tous les reproches de mauvaise foi et d'obscurité calculée. Il est impossible, selon Régis, de se tromper sur son véritable sentiment, soit au sujet du mouvement de la terre, soit au sujet de l'infinité du monde. Si Descartes se sert du mot d'indéfini, c'est lorsqu'il considère seulement quelque partie de l'univers; mais il ne craint pas d'affirmer que l'univers lui-même est sans bornes.
Quant à l'érudition déployée par Huet pour ôter le mérite de la nouveauté aux principes de Descartes, Régis fait parfaitement voir que son illustre adversaire se contente d'analogies tout à fait extérieures, et ne daigne pas pénétrer dans l'esprit véritable, ni du cartésianisme, ni des systèmes qu'il lui compare. Enfin il dédaigne de répondre aux personnalités contre Descartes, et il les écarte du débat : « Comme cela ne regarde point le fond de la doctrine de M. Descartes, laquelle seule nous avons entrepris de défendre, nous n'y répondrons pas du tout. »
Malgré un ton général d'urbanité, la réponse de Régis contient quelques passages un peu durs pour l'évêque d'Avranches. « Les philosophes, dit la Censure, n'ont jamais ignoré qu'il faut de l'attention pour connaître clairement les choses. Nous en avons aussi et nous examinons la philosophie de Descartes avec beaucoup d'application et de rigueur, et nous en retirons ce fruit qu'elle mérite d'être traitée de ridicule. » Régis répond ; a que l'attention seule ne suffit pas toujours pour découvrir la vérité et que de plus il faut une certaine dose d'intelligence dont l'auteur a peuf-être manqué. » Madame de Sévigné dit comme
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Régis : « On prétend quïl n'entend pas ce qull improuve. » Elle rapporte aussi quelques propos de salon, d'après lesquels Huet n'aurait fait une guerre ouverte à Descartes que pour plaire à M. de Montausier (1). Huet fut piqué au vif par la réponse de Régis, comme on le voit dans la préface de la quatrième édition, où il se plaint amèrement du ton de son adversaire. Il semble même le dénoncer aux magistrats, en disant que cette réponse est plus digne de leur vindicte que d'un3 réfutation (2). Toutefois il entreprend de réfuter les objections de Régis contre le premier chapitre de la Censure.
Déplus en plus envenimé contre les cartésiens, Huet les attaqua de nouveau, en 1698, dans un pamphlet peu digne de lui, intitulé, Nouveaux Mémoires pour servir à Thisloire du cartésianisme (3). Il suppose que Descartes n'est pas mort en Suède, mais que, dégoûté de la reine Christine et de la qualité onéreuse d'oracle du genre humain, il a fait semblant de mourir, pour se retirer incognito dans la Laponic. Cependant, comme il lui est impossible de renoncer au désir de parler et de faire parler de soi, il a formé un auditoire de jeunes Lapons qui admirent avec opiniâtreté ses rares secrets et ses coups de maître. Dans cette mauvaise satire, Huet donne à Descartes le langage d'un niais, d'un intrigant, d'un fanfaron. Il imagine un entretien avec Chanut, où Descartes lui-même se moque de ses propres disciples, rit de leur simplicité et confesse tous les torts que lui attribue la Censure. Répondons à Huet avec
(1) Réponse au livre qui a pour titre : Censura, etc. Paris, 1G91, in-12.
(2) Lettres, 15 juin 1G89.
(3) Tolerassem si nec prseter omnem urbanitatis atque etiam huma-
nitatis morem, ea in me jactasset quœ magistratus potins animadversione quam nostra responsione digua essent.
(4) Anist. , 1698, petit in-i2. Il est ironiquement dédié au prince des cartésiens, c'est-à-dire, sans doute à Régis. Il parut sans nom d'auteur. Mais Huet lui-même se l'aitriljue dans .ses Mémoires, où il dit qu'il inventa une espèce de roman burlesque dans lequel il exposait à la risée des lecteurs raisonnables les folies de la secte cartésienne et de Descartes 1 ui-môme.
d'Alembert : a II a beau faire, on ne réussit point à rendre ridicule un homme tel que Descartes, et s'il fallait absolument que dans cette occasion le ridicule restât à quelqu'un, cène serait pas à Descartes (1).» C'est à regret qu'on voit Leibniz prendre parti pour Hiiet même, et lui proposer de lui communiquer plusieurs choses curieuses pour enrichir la Censure, en accompagnant sa lettre d'un petit écrit où il répond à la réfutation de Régis (2). Était-ce pour complaire aux puissants du jour, ou bien par jalousie contre Descartes ?
Nous sommes préparés à entendre, mais nous n'avons pas encore entendu le dernier mot de Huet. Partout, dans ses ouvrages de philosophie et de théologie, il insinue le scepticisme enté sur l'empirisme, comme le plus sûr système, et le plus avantageux pour la foi, mais nulle part il n'avait fait une profession ouverte et une exposition systématique du scepticisme, jusqu'au Traité de la faiblesse de l'esprit humain, ou De imhecillitate mentis humanœ, son ouvrage de prédilection, auquel il travailla pendant trente ans, et qu'il ne cessa de retoucher jusqu'à sa mort. Pour lui donner plus de publicité, il l'avait écrit en français, contre son habitude, puis il en avait fait une traduction latine. Cependant il n'osa pas le publier, de peur, dit son ami d'Olivet, de s'exposer au ressentiment du vulgaire de la république des Lettres. L'ouvrage ne parut donc qu'après sa mort, en 1723, par les soins de l'abbé d'Olivet.
Cette espèce de testament philosophique fit une vive sensation, et une sorte de scandale, parmi les philosophes et même parmi les théologiens. Le jésuite Baltus seul osa le défendre ouvertement, tout en cherchant cependant à en atténuer la portée. Mais comme nous n'avons à considérer Huet que comme adversaire de Descartes, nous laisserons de côté le Traité de la faiblesse humaine avec la Démonstra-
(1) Éloge de Huet.
(2) Fragments philosophiques de M. Cousin, t, II, troisième édit. Correspondance de Leibniz et de Aicaise.
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tion êvangélique et les Questions d'Aulnay, qui ne se rapportent qu'indirectement à la polémique contre le cartésianisme (1).
La Censure elle-même, qui contenait en germe le Traité de la faiblesse de l'esprit humain, fut désapprouvée par tout ce qu'il y avait de plus considérable dans l'Église. Arnauld en a porté ce sévère jugement : « Je ne sais ce qu'on peut trouver de bon dans le livre de M. Huet, si ce n'est le latin, car je n'ai jamais vu de si chétif livre pour ce qui est de la justesse d'esprit &ï de la solidité du raisonnement. C'est renverser la religion que d'outrer le pyrrhonisme autant qu'il le fait; car la foi est fondée sur la révélation, dont nous devons être assurés par la connaissance de certains faits. S'il n'y a donc point de faits humains qui ne soient incertains, il n'y a rien sur quoi la foi puisse être appuyée. Or, que peut tenir pour certain et pour évident celui qui soutient que cette proposition, Je pense, donc je suis, n'est pas évidente, et qui préfère les sceptiques à M. Descartes, en ce que ce dernier ayant commencé à douter de tout ce qui pouvait
(1) Huet en fait de scepticisme n'a pas la franchise de Pascal. Voici à ce propos le piquant et spirituel portrait qu'en a fait M. Saisset : « Ce n'est pas l'Alceste, c'est le Philinte^du scepticisme tliéologique. Il insinue le scepticisme plutôt qu'il ne le professe. Il le verse à petites gouttes. D'abord il en dépose quelques germes dans sa Démonstration êvangélique. Puis il détache le masque dans les Questions d'Aulnay. Il ne se montre à visage découvert que dans son Traité plnlosophique de la faiblesse de l'esprit liumain. Je dis à visage découvert et j'ai tort. Ce genre d'esprits a toujours un masque. Huet admet qu'il y a des vraisemblances à défaut de vérités. Il admet même des clartés et des certitudes ; mais des clartés qui ne sont pas tout à fait claires et des certitudes qui ne sont pas tout à fait certaines, un peu à la manière de ces grâces suffisantes qui ne suffisent pas. Il donne d'une main et retire de l'autre. A cette marche oblique, doucereuse, gracieuse, accommodante, ne reconnaît on pas qu'allais-je dire? l'habile et insinuante compagnie de
Jésus 1 On me dira : Huet n'étiiit pas jésuite. C'est vrai ; mais il logeait chez eux ; il était leur ami, leur hôte. Il passa chez les jésuites de la rue Saint-Antoine les iO dernières années de sa vie, et leur légua sa bibliothèque. Il avait pris l'air de la maison. » Le scepticisme, p. 244. in-S», Didier, 1865.
ne pas paraître parfaiLement cîair, a cessé de douter quand il est venu faire cette réflexion sur lui-même ; cogito, ergo siim ; au lieu, dit M. Huet, que les sceptiques ne se sont point arrêtés là, et qu'ils ont prétendu que cela même était incertain et pouvait être faux, ce qui a été regardé par saint Augustin aussi bien que par M. Descartes, comme la plus grande de toutes les absurdités, parce qu'il n'y a rien certainement dont nous puissions moins douter que de cela. Il y a cent autres arguments dans le livre de M. Huet, mais celui-là est le plus grossier de tous, etc. (!). »
Telles sont les armes employées par les jésuites et par Huet dans cette guerre contre le cartésianisme, et telle est la condamnation portée par ArnauM contre leurs doctrines et leur tactique. L'objection théologique la plus vive, la plus pressante, et la plus dangereuse, est celle de l'incompatibilité avec la foi et particulièrement avec l'eucharistie. Mais, parmi les objections purement philosophiques, il n'en est pas une seule vraiment nouvelle et que déjà nous n'ayons rencontrée dans la polémique contre les Méditations. Aussi avons-nous pu négliger les détails
(1) Lettre 847 à M. Du Vaucel, t. III des Œuvres complètes, p. '124. — Dans une autre lettre, déjà citée, où il attaque les inquisiteurs de Rome qui ont mis Descaries à l'index et épargné Gassendi, il ajoute : « C'est pourquoi ils n'auront garde d'y mettre le livre de M. Huet contre M. Descartes, où il veut, d'une part que cette proposition ne soit pas claire et évidemment viaie, cogito, ergo sum, et il fait valoir de l'antre, autant qu'il peut, toutes les méchantes raisons des épicuriens pour faire croire que notre âme est corporelle, et qu'elle n'est distinguée de ce que nous appelons notre corps que comme un corps plus subtil d'un corps plus grossier. Mais ils pourront bien, pour agir conséquemment, mettre à leur index la réponse que M. Régis vient de faire à M. Huet pour soutenir les démonstrations de M. Descartes contre les sophistiqueries de son adversaire. » (Lettre 830 à M. Du 'Vaucel, t. III, p. 396.) — Il n'approuve pas plus son système théoîogique que sou système philosophique. « Je ne saurais croire, écrit-il encore à M. Du Vaucel, que vous jugiez aussi bien que moi, après l'avoir lu, que si l'extrait de ce livre est fidèle (de concordia rationis et fidei , il est difficile d'en faire un qui soit plus impie et plus capable de persuader aux jeunes libertins, qu'il faut avoir une religion, mais qu'elles sont toutes bonnes, et que le paganisme môme peut entrer en comparaison avec le christianisme. (Lettre 835, t. III, p. 404.)