‹ Histoire de la philosophie Cartésienne (volume 4)Chapitre 17 sur 45 · I. IS · texte numérisé non relu

I. IS

n'est pas autre chose que de la géométrie. Donnons main tenant une esquisse de cette grande hypothèse des tourbillons par où il prétend expliquer la formation de l'univers {{).

(1) Voici un passage des Lettres persanes de Montesquieu^ qui peat donner une idée de la vogue et du succès de la physique cartésienne jusque dans le premier tiers du xviii* siècle : a II y a ici des philosophes qui, à la vérité^ n'ont point atteint jusqu'au faite de la sagesse orientale;, ils n'ont point été ravis jusqu'au trône lumineux... Mais, laissés à enxmèmes, privés des saintes merveilles, ils suivent dans le silence les traces de la raison humaine. Tu ne saurais croire jusqu'où ce guide les a conduits. Ils ont débrouillé le chaos et ont expliqué par une mécanique simple l'ordre de l'architecture divine. L'auteur de la nature a donné du mouvement à la matière; il n'en a pas fallu davantage pour produire cette prodigieuse variété d'effets que nous voyons dans l'univers. Que les législateurs ordinaires nous proposent pour régler les sociétés des hommes, des lois aussi sujettes au changement que l'esprit de ceux qui les proposent et des peuples qui les observent ; ceux-ci ne nous parient que des lois générales, immuables, éternelles, qui s'observent sans aucune exception, avec un ordre, une régularité et une promptitude infinis dans l'immensité des espaces. Elles n'éblouissent point par un faux respect ; leur simplicité les a fait longtemps méconnaître, et ce n'est qu'après bien des réflexions qu'on eu a vu toute la fécondité et toute l'étendue. » (Dsbeck à Hassein, derviche de la montagne de Jazon.)

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