FIN DU PREMIER VOLUME
GHAriTEB rRBMiBR.— CoQp d*œil sur Tétat de la philosophie antérieurement à Descartes. — Influence de la renaissance des lettres sur la réforme philosophique. — Les opinions de Técoie et les textes originaux. — Lutte cntire Aristote et Platon. — Lutte entre les divers commentateurs d*Aristote. — Hardiesse des purs péripatéticiens. — Pomponat. ~~ Incompatibilité démontrée d'Aristote et de rÉglise.— Aristote attaqué au nom de la foi— Patrieius.
— Préjudice porté à la scholastique par le cicéronianisme. — Comparaison entre la réforme philosophique et la réforme religieuse. — Premiers essais d'une philosophie indépendante. — Excès de l'idéalisme et de l'empirisme.
— Ramus. — > Bruno. — Tanini. — Campanella. — • Visions du mysticisme.
— Progrès du scepticisme. — Montaigne. — Charron. — Sanchez. — Lamothe-Levayer, — Du r61e de Bacon. — Bacon comparé à Deseartes. — Portrait des philosophes de la renaissance. — Ruines laissées par le seizième siècle. — État des esprits au commencement du dix-septième siècle. — Libertinage, scepticisme, athéisme de 1 1 littérature. — Mission de Descartes. 1
CHAriTRi II. — DiTcrses considérations sur la Tie de Descartes et sur son entreprise philosophique. — Histoire de son esprit d'après le Discour» de la Méthode, — Ses études à La Flèche. — Dégoût de toutes les sciences, sauf les mathén\^tiques. — Abandon des Urres et des maîtres pour étudier dans le grand livre du monde. — Voyages et campagnes. — Projet, conçu au milieu des camps, d'une réforme philosophique. — Résolution de se dépouiller de toutes les opinions précédemment reçues. — Morale par provision. — Motifs de sa retraite en Hollande. — Réforme générale de la philosophie. Audace dans la pensée. — > Mépris de l'histoire et du passé transmis à ses disciples. — De l'ignorance feinte ou réelle de Descartes. — Prudence dans la conduite. — Protestations réitérées contre toute pensée de réforme politique ou religieuse. — Distinction des vérités de la raison et de la foi.— Avances inutiles aux jésuites. — Essai d'une exposition populaire de sa métaphysique. — DUeours de la Méthode écrit en français. — Descartes écrivain. — Ses écrits en français et ses écrits en latin. — Pourquoi il a cédé aux sollicitations de la reine Christine. — Sa mort à Stockholm. — Translation de ses restes & Paris. — Honneurs rendus à sa mémoire. — Enthousiasme de ses disciples... f9
CniPiTM III. — Exposition de la philosophie de Descartes. — Ordre à suivre donné par le Digeours de la Méthode, — Définition de la philosophie.
6i0 TABLE DES MATIÈRES.
— Bat pratique de la philosophie. — Rapprochement entre {Deseartes et Bacon. — Lef quatre règles de sa lojpque. — Défense de la troisième règle. » Ce qu'il emprunte auz.mathématiques pour constituer la Traie méthode. . Mathématique uniTerselle. — Recherche d*un fondement fixe et inéhraniable de la certitude et de la science. — Scepticisme proTisoire, ou doute méthodique. — Raifona de douter ordinaires des seeptiques. — Supposition d'un être puissant et trompeur. — Déooaterte dhme -vérité inébranlable à tout scepticisme, /e pente, donc je suis. — Descartes et saint Augustin. — But et caractère du doute de Deseartes méconnus par ses adTcrsaires. — le je pente, donc je suis, inspection immédiate de l'esprit sans aucun syllogisme.
— Spiritualité de Tâme. — La pensée essence de Tàme. '•> L'âme pense ^njours. — Connaissance de l'Ame plus claire et plus certaine que celle du corps. — Du spiritualisme de Descartes. — Descartes, père de la science de l'esprit humain. —Du signe de toute vérité. — Règle de l'évidence. —
— L'eiistenee d'un être souyerainemenl parfait» garantie et fondement de l'éTidence. — Du cercle TÎcienx reproché à Descartes. — Dieu et le vrai inséparables .' ; .•..' ! 37
Chapiteb IT. — Comment nous OMmcissoni Dieu sans sottir de nous-mêmes.
— Sentiment de notre imperfection lié aTee l'idée d'une perfection souveraine. — L'existenee de Dieu enfermée dans son idée. •*- Clarté de l'idée de l'infini. — Antériorité svr l'idée du fini. — Le fini négation de l'infini. — Diverses formes données par Deseartes à cette preiiTe de l'existence de Dieu.
— Forme pins sensible et plus populaire. — Forme plus scbolastique. — Rapprochement avec saint Anselme. — Critique de la démonstration de l'existence de Dieu par un syllogisme. .•-- Règle posée par Deseartes pour déterminer les attributs de Dieu. — La liberté de Dieu. •— Comment l'entend Deeeartes. — A-t-il réellement mis en Dieu cette indifférence dont il fait le plus bas degré de la liberté dans l'homipe ? r- ,IncompatibUité. de la, liberté d'indifférence avec l'optimisme de Descartes. — Des attributs de «créateur et de oonserTateur.— Création continuée. — Du mode d'action de la ProYidence.
— Généralité de ses voies. — Elévation de Descartes à Dieu 86
Chàpitbb y. — Des divers modes de la pensée. -^ io Les idées. •— Idées lunées. — Les idées innées, et l'idée même de Dieu, purs modes de la pensée. — Caractères qui les distinguent des autres idées. — P'^int de classification des idées innées. — Énumération vague et incertaine. — Rien de platonicien ou d'augustinien dans la théorie de Descartes. — Les idées adventices et le monde extérieur. — Ea quel sens Descartes a mis les qualités sensibles dans l'âme. — Conformité de sa théotie avec les derniers résultats des sciences modernes. — Argument de la véracité divine en faveur de l'existence du inonde extérieur. — De l'ordre suivi par Descartes dans la démonstration de l'existence de l'âme, de Dieu et du monde. — 2o Les volontés.
— Le jugement attribué à la volonté. — Omnis peecans est ignorans, — De la cause de l'erreur. — 3» Les affections ou les passions. — Traité des pcusions, — Des causes et des objets des passions. — Passions primitives et passions secondaires. —Descartes moraliste. — Utilité et bon usage des passions. — Conseils pour les combattre. — Morale de Descartes. —Éclectisme enlre Fpicure et Zenon • — La béatitude dans la vertu et par la vertu 101
Chapwbb TI. — De la nature des substances créées et de leurs rapports avec Dieu. — Retour sur l'essence de Tàme. — Pourquoi Descartes ne démontre pas rimmortalité de râtne. — De l'uDion de rame avec le corps. ~ L'homme de Descartes n'est pas un esprit pur. — Siège de Pâme dans le cerveau. —
— La glande pinéale. — Correspondance des divers états de l'âme et du cer* veau. Tendance aux causes occasionnelles. — Combien peu Descartea, selon Leibniz, était éloigné de l'harmonie préétablie. — Comparaison de l'essence de l'âme et de celle du corps. — Attributs fondamentaux qui les distinguenL
— Caractère commun de passivité qui les rapproche. — Semences de spinozisme dans la philosophie de Descartes. — Définition de la substance. — Comment Descartes distingue la substance première des substances secondes, et les substances secondes des simples phénomènes. — Nécessité du continuel concours de Dieu pour la conservation des créatures. — Comment Descartes entend ce concours. — Création continuée. — Importance de cette théorie dans la philosophie cartésienne. — Conséquences de la création continuée par rapport à la liberté et à la réalité des créatures. — Des arguments de Descaries en faveur de la création continuée. — Principale source des erreurs du cartésianisme . — Descartes corrigé par Leibniz 1 32
Chapitre YII. — Les bêtes machines.— Réflexions sur la question delà nature des bêtes et leurs rapports avec Thomme. •— Tendance des philosophes empiriques, anciens et modernes, à mettre la bête au niveau de l'homme. — Montaigne, Charron, Gassendi. — Excès contraire de Descartes. — Hors l'âme humaine point d'âme, point de principes de vie. — ^ L'animal pur mé« canisme. — L'Ecole et le. sens conmiun eontre l'automatisme, -y Sentiment d'Aristote. — Objections et réponses. — Deseartes a-t-il inventé l'automatisme, ou l'a-t-il emprunté, soit aux aaeiens, soit à Gomez Pereira ? — Raisons morales et théologiques des cartésiens eu faveur de l'automatisme.
— Prétendu danger, pour l'immortalité de l'âme humaine et pour la Providence divioe, d'accorder une âme à l'animal. — Automatisme, en théorie et en pratique, de Malebranehe. — Cruautés cartésiennes de Port-Royal sur les animaux. — Plaisanteries du P. Daniel contre l'automatisme. — Dissidences au sein même de l'école cartésienne sur l'automatisme. — Embarras de l'École pour donner à l'animal une âme qui ne soit ni esprit ni corps.— Protestations de madame de Sévigné et de La Fontaine contre l'automatisme. — écrits innombrables pour ou contre. — Rétorsion par les sceptiques et les matérialistes des prétendues utilités morales et théologiques de l'automatisme.
— Rayle et Lamettrie. — Lien de l'automatisme avec la métaphysique de Descartes. — Nécessité d'accorder une âme aux bêtes.— Limites de Tinteiligencc des bêtes. — Supériorité et excellence des facultés de l'âme hu« maine. — De l'immortalité métaphysique et de l'immortalité morale.— Leibniz renoue la chaîne des êtres brisée par Descartes «... 447
CnAPiniB Vin. — Principes métaphysiques de la physique de Deseartes. — Le monde de Descartes. — * La perfection infinie de Diea fondement de sa physique et de sa mécsnique. — Ridicule présomption de l'homme rapportant à lui la création tout entière. — Proscription des causes finales du domaine de la physique. — Deseartes justifié contre Leibniz. — De l'usage et de l'abus des causes finales. — Différence entre Deseartes et Hobbes. — Proscription des formes substantielles et aceideatelles. — Principes intelli-
giblef à toni labftitaés aux entités iiiTitériedMf et tus qualités œealtes.— Deseartes ne demande, poar faire le monde, qne de la matière et du monvement — La matière est la simple eitension.— Point de distinetlon entre l'espace et ia matière, entre le temps et la soeeession des ehoses. — Plein de l'oniTers.— De la possibilité de l'origine dn BMmTement dam le plein.
— L'nniTers indéfini. — Différence que ffiit Deseartes entre TaniTers indéfini et l'onirers infini.— Le monde a-t-il commencé et finira-t-il ? — Divisibilité à Tinfini de la matière. — • Trois éléments on formes principales de la asatière. — De la cause première et des causes seeendes dn mouremient, — InTariabilité de la quantité dn mouTcment. — Trois grandes lois dn mon- Tcment •• ••••••.•• 171
CnAPiTBi IX. — De l'hypothèse des tourbillons. — Formation des tourbillons.
— MouTcments de la matière, et figures qu'elle prend, au sein de chaque tourbillon. — Matière subtile. — Deux explications différentes de la formation des planètes.— De la réTolution des planètes sur elles-mêmes et autour du soleil. — Des comètes.— Admirable machine de l'uniTcrs. — Hypothèse d'une infinité d'êtres intelligents répandus dans l'infinité de l'étendue. —
— Application à la terre des lois générales du monde. — Dn mouTementde la terre. — Biais imaginé par Descartes pour échapper à la oenrare des thtolDgiens. — Explication de la pesanteur par la force eentrifage des tourbillons. — Dn flux et du reflux.— De la lumière. — Découverte des Uns de la réfraction.— De la chaleur. — Seules actions requises par Deseartes pour l'explication de tons les phénomènes. — Omission des corps organisés dans les Prindpeê, — Physiologie de Descartes* — Traité$ de rAomaïf €t du fœtus, ^ Explication mécanique des phénomènes de l'organisation et de la vie. —Médecins cartésiens. — École iatromécaniqoe.— Services qu'elle a rradus à la médecine. — Caractère général de la physique de Deseartes.
— Le mécanisme cause immédiate de tous les phénomènes de la nature. — Jugement sur la physique de Deseartes. — Descartes injustement .sacrifié à Newton. — Les tourbilfons jugés par Voltaire et d'Alembert. — Retour de Is science actuelle aux vues mécaniques de Descartes 495
CaAPiTaR X. — Objections contre les Méditaiions et réponses de Descartes.— Objections de Catérus contre les preuves de l'existence de Dieu. — Les idées ne sont que des opérations de l'esprit. — Point de cause des idées en dehors de l'esprit. — Équivoque de l'expression d'être par soi.— Comment l'entend Descartes. — Pourquoi il ne s'est pas servi des choses sensibles pour démontrer Dieu. — Tendance empirique des auteurs des secondes objections.
— Pourquoi Descartes a jugé inutile le complément delà possibîlilé dans la démonstration de l'existence de Dieu. — Mauvaise humeur contre les objections tirées de la Bible. — Exemple de la méthode géométrique appliquée aux Méditations, — Inconvénients de cette méthode en métaph^fsiqne s^paalés par Descartes lui-même. — Objections bienveillantes d'Arnauld. — Principales difficultés d'Arnauld comme philosophe et comme théologien.— De la distinction de Famé et du corps. — Du sens de Texpression d'être par soi.
— Du danger de la règle de l'évidence. — De l'incompatibilité avec reneharistie du sentiment de Descartes sur la matière. — Concessions de Dèscartes sur les détails et sur les expressions. — Tentative pour concilier avec l'eucharistie l'indistinctlon de la substance et des accidents. — Amanld sa-
TAfilE DES MATIÈRES. 613
(isfait.— Deux nouvelles lettres d'Arnauld & Deseartet. ~ Refai de Descartei de s*expliquer sur rindistÎDetion de la matière et' de rextepsion locale par rapport & reucharislie. — Hobbes. — Objections sèches et écourtées. — Matérialisme. tranchant. — > Répulsion de Descartes contre cet adTcrsaire. — Jugement sur le De cive,,, •••• , ii7
Cmàtentm XI. — Objections de Gassendi. — Opposition à \Def cartes en phyitfVe tt en métaphysique. — Ton de la polémique de Gassendi. — Légère itônie dont Descartes est blessé. — Reproche à Descartes de n'avoir rien pnMnénrk natore de la chose qui pense. -~ Arguments divers en faveur de lamalériàyié de l'Ame. — Les sens source de toutes nos idées. — Rien de plus obscur pour l'âme que Time elle-même.— Critique de la preuve de l'existence de Dieu pftr Pidée dt l'infini. -> Réponse de Descartes. — Ironie contre ironie.— Défeme de la ipirituaUté de l'Ame et de ridée de l'infini.— Réfutation de la maxime que tootet nos idées viennent des sens. — Défense delà création continuée.— Irritation de Gassendi contre Deicartes. — Ses Instances, — Nouvelle réponse de Dcieartei. — Réconciliation de Descartes avec Gassendi. — Sixièmes objections, — De la liberté dlndifférenee dans l'homme et dans Dieu.— Septièmes objections, — Le P. Bourdin. — Débats antérieurs de Descartes avec lui. — Ton grossièrement ironique du P. Bourdin. — TraTCStissement du doute méthodique. — Attaques contre les arguments en faveur de la spiritualité.— Emportement de Deseartes contre ses boulTonneries.— Dernières objections par Hyperaspistes^— Conséquences de la création continuée. — Confusion de la Tolonté et de r«itendement« — De l'exclusion des causes finales. — Objections de Morus. — Discussion sur la nature de la matière et sur l'infinité du monde. —Jugement général sur cette polémique ••.. •.••....•..•••. 135
CiAPiTM Xll. — Histoire de la philosophie de Descartes dans les Pays-Bas. — Succès et lutte du cartésianisme en Hollande, du vivant de Descartes. — Disciples formés par Descartes lui-même. — La princesse Elisabeth. — Ses relations avec Deseartes. — Son abbaye de Herforden.— La reine Christine de Suède. — Constantin Huygens, Cornélius Tan Hooglande, amis de Deseartes. — Deux professeurs cartésiens à Utrecht, en 1648, Réneri et Régius.
— Amitié de Deseartes pour Régius.— Imprudence de Régius. — Portrait de Yoétius, le plus grand ennemi de Descartes en Hollande. — Condamnation de Régius et de la philosophie de Deseartes.— Pamphlet de Schoockius dicté par Yoétius. — Lettre de Deseartes & Voétiqs. — Fureurs et intrigues de Yoétius. — Deseartes eité & comparaître comme coupable d'athéisme et de calomnie.— Intervention de l'ambassadeur de France et du prince d'Orange.
— Schoockius cité par Deseartes comme calomniateur. — Confusion de Yoétius. — Schisme de Régiua. — Régins désavoué et réfuté par Deseartes. —
— Querelle de Descartes avee l'aniversité de Leyde et satisfaction qu'il obtient. — Des progrès de sa philosophie après sa mort. — Revue générale du cartésianisme dans les universités hollandaises. — Professeurs cartésiens i Utrecht. — Lambert Welthuysen. — Professeurs cartésiens i Leyde. ^ De Ray, Heereboord, Heidaaus» Yolder. — Université de Groningue, Tobie André. — Université de Franékère, Ruardus Andala. » ieole illostre de Bréda. — Université eatholique de Louvain» — Censurel tOAtre Deseartes.
6i4 TABLE DES MATIÈRES.
Démmeiatioa da bobm «poftoUqoe. — L'uRiirwtHé (to Lovvafai eartésieaae
et jâBitoiiU 254
Cbapitbs XIII. — Suite da tableae général da eartérianisme en Hollande. — Garaetèrei diTen des eartétiena liollandaii. — OuTragei innombrables, thè- Mf, eommentairet, eipoaitioM, apôlogfei, poésies en fsTenr de DeseartM. — Ineyclppédle eartésicyiae, Etienne ChauTin. — Des Toétiens et de leurs i»> «rignes. — Deseartes eoesparé & Démoerite et à Ignaee de Loyobu — Aeeosatioas de seeptieisne, d'athéisme, d'incompatibilité aTee la Bible. -^Qoe»tioii dn »o«TemfBt de la terre. ~ Tendaaee des cartésiens boUandais à sonmettre TÉcritare et la tbéologie à la raison. ~ Les théologiens dissidents font cause eommane avee le eartésiantsme. — Coeeéins et sa secte.
— Le coeeéianisme et le cartésianisme associés ensemble. — Alarmes et attaques des tbéologicM orthodoxes. — Décrets des synodes et des nni▼e^* sites. — Lenr impuissance. — Triomphe du cartésianisme. — Études sar les principaux cartésiens de la Hollande. — Witticbios. — Son influence et son autorité dans le parti cartésien.— Zélé défenseur de l'accord de la fol et de la raison. — Luttes qu'il eut à soutenir. — Ses divers oatrages. •— Béfntatioa de Spinosa.— ClaubjBrg. — • Ses maîtres cartésiens. — Ses commentaires et ses apolofies de Deseartes. — KouTcUes conséquences des principes de Descartes sur l'unioB de l'âme et du eorpe, et les rapports des créatures stcc le Créateur. — Premier pas vers les causes occasionnelles.
" Tendance à ne faire des créatures que de simples phénomènes. • . • 279
CnApiTBa XIT. — GeuUncx. — Sa ^ie. — Obligé de quitter TunlTersité catholique de LouTaIn pour se réfugier à PuniTersité protestante de Leyde. — Causes de sa disgrâce. — Genlincx précurseur de Malebranche. — .Dieu seul, féritafole cause. •^-Négation de tonte action réciproque entre l'âme et le corps. — Le corps et l'âme instruments que Dieu met en harmonie l'un avec rautre.— Doctrine des causes occasionnelles. ~ L'homme, spectateur impuissant de tout ce qui se passe dans le monde et dans son corps. — Éternité et immutabilité des vérités naturelles. — Les corps particuliers modes du corps en soi. — > Les esprits particuliers simples modes de l'esprit uni- Tcrsel. — Morale de GeuUncx. ^— L'amour de la raison principe de toutes les vertus. — > Pieux et hardi rationalisme. — Rapports de sa morale avec sa métaphysique.— Cartésiens précurseurs du Tractatu» theologico-politicui. — Hardiesses rationalistes.— Meyer. — La philosophie posée comme règle de l'interprétation des Écritures. — Baltbasar Bekker. — Guerre aux superstitions. — Le principe cartésien, que Dieu seul est cause efficiente, opposé au dogme de la puissance des anges et des démons. — Préparation et enfantement de Spinoza par le cartésianisme hollandais 301
CnAprraa XT. — Spinosa. — Sa Tie et sa personne. —Éducation cartésienne.
— Rupture avec la synagogue. — Exeommnnication prononcée contre loi par les rabbins. — Ânathèmes de tous les ^éologiens. — Il gagne sa vie en taillant des Terres. — Amovr de l'étude et de la retraite. — ^ Sobriété, désintéressement, tolérance.^ De ses ouvrages. — Principes de Descartes exposés sous fbrme géométrique et Cogitata xnetaphysxca.— Vienomvaét de Spinoza. — Visiteurs illustres. —Lettres et correspondants. — Mépris pour Vautorité et les anciens. — Pourquoi il n'a pas fait imprimer VÉthique, —
Sa mort. — Analyse du De emendalione intellectua, — La morale principal but de Spinoza. — Seul vrai bien de Tâme dans Tamour de ce qui ne passe pas. — Effort pour concilier la recherche du vrai bien avec la nécessité universelle. ~ Connaissance de la nature et unionde Tàme avec elle, voilà où nous devons tendre et pousser nos semblables. — Morale par provision. — Réforme de Tentendement. — Quatre modes de perceptions. — Unique mode donnant la vérité et le bonheur. — Idée pure de la raison point de départ de la méthode de Spinoza. — Certitude des idées claires.— Dédain pour les sceptiques. — Règles pour distinguer les idées vraies des idées feintes, fausses ou douteuses. — Confirmation de la vérité de l'idée claire par la déduction de ce qu'elle enferme. — Conformité de Tordre de nos déductions avec l'ordre de la nature. — Direction de l'esprit sous la loi de l'être absolument parfait . Rapport du De emendatione avec V Éthique 315
Chapitkb XYI. — De la forme de VÉthique. — Définition de la substance. — Importance de cette définition. — Critiques de Malebranche et de Leibniz. — Unité, infinité, nécessité de la substance. — Tous les êtres de l'univers modes de la subtance unique ou de Dieu. — Preuves de l'existence de Dieu. — De l'infinité du nombre des attributs de Dinu. — Différentes sortes d'infinis.— La pensée et l'étendue seuls attributs accessibles à notre intelligence. —De l'attribut divin de l'étendue. — Dieu incorporel quoique étendu. — Différence entre l'étendue de Spinoza et celle de Descartes. — > De l'attribut divin de la pensée. — De l'objet de la pensée absolue de Dieu en soi. — Pas d'entendement, même infini, en Dieu. — La nature natoraQte.— La pensée en acte et la conscience n'ont place que daA l'écoulement nécessaire des attributs ,de Dieu. — La nature naturée. «^ Appréciation de la doctrine de Spinoza sur la pensée de Dieu. — Pourquoi Spinoza ne met pas la liberté au nombre des attributs de Dieu.— Fausse définition de la liberté. — Rien qui ne soit nécessaire, en Dieu, comme hors de Dieu. — Optimisme de Spinoza. — Guerre & l'anthropomorphisme. — Négation des causes finales.- Prétendue origine de la croyance vulgaire aux causes finales. — Prétendu renversement de l'ordre de la nature par les causes finales. — Résumé des caractères du Dieu de Spinoza et de la nature naturante....- 340
Chapitrb XYIL — De la nature naturée. — Coexistenee éternelle et nécessaire de tous les modes avee la substance de Dieu. — Des modes infinis in. termédiaires entre les^ attributs de Dieu et les modes finis. — Les corpi modes de Dieu en tant qu'étendu. —Les corps simples et les corps composés. — Les esprits modes de Dieu en tant que pensant. — Réciprocation absolue des modes de l'étendue et des modes de la pensée.— Parallélisme de la connexion des idées et de la connexion des choses. — De la nature de l'homme. — L'homme mode complexe de la pensée et de l'étendue de Dieu.
— L'âme idéfe ou suite d'idées de la pensée divine. — Le corps idéat de l'âme. — L'âme idée du corps. — Harmonie préétablie de Tâme et du corps.
— Différence entre l'harmonie préétablie de Leibniz ei celle de Spinoza. — Tous les êtres de l'univers animés à des degrés divers. — Différence entre le mécanisme de Spinoza et celui de Descartes. — Des divers modes de l'âme.
— Caractère singulier de la psychologie de Spinoza. — Fausse apparence empirique de sa doctrine sur la connaissance. — Divers degrés de connaissance. — Idées adéquates et inadéquates. — Sphère des sens et de l'imagi-
9ÎB nmM MB untnsk
BCtioa M d« la eonB>itttn«« laadtfqittt tft MttfvM. — ^ iMJéq—ttMi 4^ la. eoBoatauMC dn eorpt tt de la eoaaaltiaaea de VAme* — HémmÊÊHm^omàm^ la coBfeieaM. — Dca priaelpales lob da riaiagiaatioB et da raieoaiatiiMi ëas idées. — Point d*idéet inadéquates an Dian, quoique tontes nos idées soiani des idées de Dieu. — Théorie da l*errear. — Sphère de la raison, eonaais» sanea elaire et adéqnata. — Taie da raisonnement. — Toie sopérieura de rintnition par on Vàmt arriva à eoolcn4»lar an tontes ehoses Tessenea de Dieu. — Négation de la liberté dans rhonm». — Critique de Spinosa eontre Descartas. — Differanea antre Taelion et la passion. — Ganses da Tillnsion du genre humain an sujet de la liberté. — De la propre iUosioB da Spinoia sur les eonséquenees religiensas et morales dasa doctrina...» 360
CnAPiTBB XYIIL — Des pasatons. — > Quelle méthode leur appliqua Spinooa.— La pasrion, par mode de la pensée. — • Prineipe des passions. — Déiir essentiel de rame de perséTérerdans Tètre. — Passions primltîTM et passions se* eondaires. — > Des lois de la sympathie et de ses effets sur les passions. — > Jugements sur la théorie des passions da Spinosa. — De reselaTage et de la liberté de Thomme par rapport aux passions. -* Empire des pamioBS sur rhomme. — • Cireonstauees qui Paugmeateat on le diminnent. — Morale de Spinoza. — Contradictions apparentes. — Bapport da sa morale et de sa ssétaphysique. — Sens partienUer de la règle fondamentale da travailler à se e<mserTer soi-même par tous les moyens possUilM. — ' Précepte d'augmenter et de perfectionner la aonnalssanaa. » Bègles secondaires pour s'afliranehir des passions. —Lien de la Itfgiqaa et da la morale de Spiooaa. — On est pour l'Ame la Térité, la paix et le bonheur. •>- Amour des hommes eontean dans lé principe de la conseTTation da soi-même. — Identité de l'amour de Dieu pour Thomme et de Famour de l'homme pour Dieu. — Daa pâmions bonnes et des passions mauvaises. — Condamnation de la pitié, da Thumilité et du repentir. -> Portrait de Phomma athanebi de l'amplre des pas* sions. — Théorie de rimmortalilé. — Conditions auxqueUea on gagne Fimmortalité. — Double illusidn de Spinoza sur sa morale.— Ses vraies conséquences. — > Des antécédents et des origines dn système de Spinoza • 3B0
CHAPiTsa XIX. — Politique de Spinoza. '— Rapport avec Hobbes. — Identité du principe, diversité des conséquences. •— Le droit naturel de rindivida et celui de TÉtat identiques à leur puissance. — L*État intéressé à suivre les préceptes de la raison et à laisser aux citoyens la plu6 grande liberté possible. — La liberté fia de l'État. — Maux qu'entraîne la contrainte des opinions et des consciences. — Conciliation de la liberté de penser avec la loi divine et la paix de l'État. — But du Tractatu8 theoIoffieO'pùUtieuê, — Défense de la lumière naturelle contre la superstition.— Caractère de la connaissance prophétique. — Supériorité de la connaissance philosophique. — La piété, et non la science, objet de l'Écriture. «^ Essence et artieles de foi de la religion universelle. — But secondaire et accessoire des eérém<mies. — Négation des miracles. — Du diable. — Tout antagonisme impossible entre la philosophie et la théologie. — Spinoza et la nouvelle exégèse biblique allemande. — Préjudice porté i la philosophie de Descartes par Spinoza. — Attaques des cartésiens. — Jugement des philosophes français du dix-huitième siècle. — Influence du spinozisme sur la tbéol<^ie en Hollande. — Alliance avec le quiétisme et le mysticisme. •» Sectes reU-
gieuses spinozistes. — Leenhof. — Deurhoff. — > Taa Hittca. «- Apologiei dissimulées sous forme de réfutations. — Le comte d« BoulainTilBers.
— Défaut, signalé par Leibniz, des réfutations cartésiennes. — Réfotatioii de Wolf. — Réaction en Allemagne en faveur de Spinoza. •— Lessing et Jaeobi. •— Enthousiasme de Schleiermacher et de Herder. — Influence sur la poésie. — Novalis et Goethe. — Influence sur la philosophie. — Fichte, Hegel, Schelling. — Coup d*œil sur les destinées de la philosophie hollandaise après Spinoza 405
Chapitki XX. — Tableau général du cartésianisme en France. — Caractères qui le distinguent du cartésianisme hollandais. — Disciples de Descartes dans les congrégations religieuses et le clergé. — Jésuites cartésiens ou amis de Deseartes. — • Sympathies de TOratoire pour la philosophie nouvelle.
— Les cartésiens à Port^Royal. — Rapport du cartésianisme et du jansénisme. — Arnauld, Nicole, De Sacy, .Quesael, jansénistes et cartésiens. — Port-Royal accusé par Jurieu de plus d'attachement au cartésianisme qu'au christianisme. — Congrégation des bénédictins. — Descartes recommandé dans le Traité des études monastiques de Habillon. — Bénédictins cartésiens. — Congrégation de Sainte-Geneyiève. — Prélats cartésiens. — Cartésiens dans le barreau et la magistrature. — Dans les gens du monde. — Le prince de Condé et autres grands seigneurs protecteurs et amateurs de la philosophie cartésienne. — Lettres de madame de Sévigné. — Madame de Grignan et Corbinelli. — Salon de la marquise de Sablé. — > La duchesse du Haine cartésienne. « Cartésiens de la petite cour de Sceaux. — Le cartésianisme à la mode parmi les femmes. — Plaisanteries du P. Daniel. — Les Femmes savantes de Molière. — Comment le cartésianisme s'est propagé en France. — Réunions scier ifiques particulières. — Académie des sciences.
— Conférences cartésiennes de Rohault et de Régis. — Diverses tendances
des cartésiens français 429
CHÀPiTas XXI. — Accusaticms politiques et religieuses contre les cartésiens français.— Accusations opposées des ministres hollandais et des théologiens catholiques. — De l'incompatibilité avec Teucharistie. — Importance de ce débat dans Thistoire du cartésianisme. — Deux difficultés théologiques. — ludistinction de la substance et des accidents. — ladîstinctiou du corps et de l'extension locale. — Comment Descartes prétend les résoudre dans la réponse à Amauld et dans deux lettres confidentielles au P. Mesland. — Indiscrétion 'des disciples de Descartes au sujet de ces deux lettres. — Zèle aveugle de derselier, de Desgabets et autres, pour les propager.
— Protestations de quelques cartésiens contre ces dangereuses témérités — Principales objections des théologiens. — Bossuet et Duguet. — Leibniz et le Vtncu/um au6a^an^ta2e.— Redoublement des accusations d'impiété contre le cartésianisme. — Apologies, protestations des cartésiens 4.n faveur de leur foi et de celle de Descartes. — Certificat de la reine Christine. — Intervention perfide des protestants dans la querelle. — Disgrâces attirées sur le cartésianisme par les essais de philosophie eucharistique. — La doctrine de l'étendue essentielle au premier rang des propositions cartésiennes condamnées • 447
CBAPiras XXII. — Pcrséention du cartésianisme en France. — Décret de la congrégation de l'Index. — Réflexions d* Amauld sur ce déereL «- Défense
de prononcer roraison funèbre de Descartes. — Ordre Terbal dn roi déclaré ' eu 1671 à rUniversité par TarcheTèque de Paris. — Le Parlement solUoité de renouTeler contre le cartésianisme Tarrétde 1624. — Arrêt burlesque de Boileau. — Mémoire d*Arnauld en faveur de la liberté philosophique. — Deseartes interdit dans les universités de province comme dans celle de Paris. — Université d'Angers. — Lettre du roi an recteur. — Appel au parlement de Paris du supérieur du collège de TOratoire. — Arrêt du conseil du roi qui casse l'arrêt du parlement. — Résistance et . exil de Bernard Lamy. — Université de Caen. — Curés et professeurs cartésiens exilés. — Censures par les ordres religieux.' — Bénédictins. — Congrégation de SaiutC'Geneviève. — Formulaire théologique et philosophique imposé i l'Oratoire par les jésuites. — Le P. Quesnel et les oratoriens de Mons. — Renouvellement à diverses époques, ddns TUniversité de Paris, des avertissements contre les doctrines nouvelles. — Dénonciation du P. Valois à l'assemblée du. clergé.— Censure de Huet.*— Conférences cartésiennes inter^ dites. — Alarmes des cartésiens. —- Impuissance de cette persécution 466
CHÀPtTKK XXnL — Influence du cartésianisme sur le dix-septième siècle. — Révolution dans les sciences physiques. — Influence morale et littéraire. •— La Bruyère. — La Fontaine. — L'Art poétique de Boileau et le Discoure de la Méthode, — De Tabsence du sentiment de la nature chex les poètes da dix-septième siècle. -~ La nature vue à travers le mécanisme de Descartes.
— L^hommeetle cœur humain principaux objets de la littérature du siècle de Louis XIT. — La politique et la foi mises à l'écart, à l'exemple de Descartes. — Mépris des anciens. — La querelle des anciens et des modernes dans son rapport avec le cartésianisme. — Mépris de Descartes et de Malebranche pour les orateurs et les poètes anciens. — Le mépris de l'antiquité et l'idée du progrès. — Les partisans des modernes tous cartésiens. — Démonstration par Perrault, par Fontenelle et par Terrasson de la doctrine de la perfectibilité. — Développement de -cette doctrine au sein du cartésianisme qui Ta transmise à. la philosophie du dix-huitième siècle. — Influence de Descartes sur l'ordre, la méthode et le goût dans les ouvrages
de l'esprit 486
Chapitre XXIY. — Deux périodes dans l'histoire du cartésianisme. — Première période des disciples immédiats de Descartes. — Le P. Mersenne. — Clerselier. — Services rendus par Clerselier à la philosophie de Descartes. — Jacques du Roure. — Le P. Poisson commentateur et défenseur de la philosophie de Descartes. — Rohault. — * Ses conférences cartésiennes. — Succès de son Traité de physique. — Ses Entretiens de philosophie. — Sou explication eucharistique. — Delaforge, médecin et physiologiste. — - Théorie de l'union de l'âme et du corps. — Corderaoy. — Doctrine des causes occasionnelles.— Scepticisme sur le monde extérieur. — Régis. — Mission cartésienne dans le midi de la France. — Conférences à Paris. — Régis recherché des grands et du prince de Condé.— Tendance empirique en morale et en métaphysique.— Idées innées dépendantes des sens. — De la communication de rame et du corps. — Éternité et infinité du monde. — Optimisme.
— Accord de la foi et .'le la raison. — Théologiens cartésiens. — Cally. —
— La philosophie de Descartes accommodée aux formes de l'École. — Explication cartésienne de rcucharistie. — Censure de l'évêque d eBayeux. —
latenrention de Bossuet. — Robert Desgabets bénédictin. — Influence de son empirisme sur Régis. — Attaques contre la spiritualité de Tâme. — Doctrine de Tindéfectibilité des substances. — Sa Critique de la Critique de la Recherche de la vérité. — Essai de philosophie eucharistique. — Le cardinal de Retz cartésien. -> Conférences philosophiques du château de Commercy. — Desoartes défendu par le cardinal contre Desgabets. — Caractères généraux des cartésiens de cette première période 50S
Chapitre XXV. — Adversaires de la philosophie de Descartes. — Comment on peut les diviser.— Pascal. — Son éducation philosophique. — Ses rapports avec Descartes. — Descartes justifié de son jugement sur le traité des sections coniques. — Expérience du Puy-de-Dôme. — Influence de Tesprit et de ]a méthode de Descartes sur Pascal avant sa conversion. — Sa foi dans les progrès de la science et de la raison.— Ses protestations contre l'intervention de Tautorité dans le domaine de la science. — Vues sur la nature et sur l'homme analogues à celles de Descartes. — Mécanisme et automatisme. — L'essence de l'homme dans la pensée. — Pascal après sa conversion. — Opposition à la philosophie de Descartes.— Grief étrange contre sa physique.
— Accusation d*avoir toqIu se passer de Dieu.— La règle des partis substituée aux preuves physiques et métaphysiques de Texistence de Dieu. — Le pyrrhonisme est le vrai. — Toutes les conséquences du pyrrhonisme dans les Pensées. — De la polémique contemporaine touchant le scepticisme de Pascal. — Explication des contradictions qui se reneontrent dans les Pensées,
— De la nature du scepticisme de Pascal 539
CHÀPrrRK XXYI. — Adversaires péripatéticiens de la philosophie de Descartes.
— Le P. Yincent. — Apologie des formes substantielles par le P. Lagrange.
— Jean-Baptiste Duhamel, premier secrétaire de l'Académie des sciences.
— Duhamel, professeur de l'Université de Paris. — Adversaires gassendistes.
— Guy Patin. — De la Chambre médecin de Louis XIV. — Dernier. — Sa réponse au P. Valois en faveur de Gassendi. — Lettre à Chapelle datée de Chiraz en Perse. — Sorbière. — Rôle qu'il a joué entre Descartes et Gassendi.
— Ses divers jugements sur l'un et sur Tautre. — Molière, élève de Gassendi. — Traduction de Lucrèce. — Traces diverses de la philosophie de Gassendi dans ses comédies. — Railleries contre l'École. — Pancrace — le maître de philosophie du Bourgeois gentilhomme. — Thomas Diafoirus.— Railleries contre Descartes.— ' Marphurius et le doute méthodique. —Les Femmes savantes cartésiennes. — Ironie contre le spiritualisme de Descartes. — Rapprochement entre la morale du Misanthrope et celle de Gassendi. — Coup d'oeil général sur la philosophie de Gassendi au dix-eeptième siècle 553
Chapitre XX VIL — De la polémique des jésuites contre le cartésianisme. — Caractères généraux de leur philosophie, empirisme et scepticisme. — Gassendi préféré à Descartes.— Guerre aux idées innées. — Critique par le P. Tournemine du Traité de r existence de Dieu de Fénelon. — Le spiritualisme de Descartes tourné en ridicule. — Voyage du monde de DescarteSj par le P. Daniel. — Nouveaux Mémoires de Huet pour servir à l'histoire du cartésianisme» — Conjectures du P. Tournemine sur l'union de l'âme et du corps. — Obscurité, selon les jésuites, des idées de Tâme et de Dieu. — Dédain des preuves métaphysiques de l'existence de Dieu. — Dieu conçu
comme un être trèi^rtîculier. — Toute participation supprimée entre la créature et le Créateur.— Le P. Dutertre. — Atkei deteeti du P. Hardôuin. •— Penéeutions contre le P. André. — Interdiction à tont^membre de la Société de défendre le lystème de Detcartei, nêeM eonme ibnple hypothèse.
— Le eartéaianiime aeeuaé de complicité wte Calvin et ianiéniiu. — Dénonciation par le P. Yaloia de la conformité des sentiments de Deicartes avec ceux de GaWin. — Polémique exeitée par le livre du P. Taioift. — ■ Accusation de jansénisme. — Saint Augustin maltraité par les auteurs jésuites.
— Rapport entre les paradoxes historiques du P. Hwdouint et la polémique philosophique et théologique des jésuites. — Les jésuites défenseurs du libre arbitre. — Éloge de la physique de Deseaites par quelques jésuites plus modérés.— Le P. Rapin. — Le P. Toumemine. — Le P. Regnault. — Le P. Buffier. — Traité des vérité» premières^ plus empreint de l'esprit de Locke que de celui de Descartes.— Éloges de Descartes par les PP. Guénard et du Baudory. — Repentir tardif d'avoir donné les mains au sensualisme et au scepticisme contre le spiritualisme cartésien. — Grave inconséquence
des jésuites en philosophie..... 571
Cbapitub XXYUL — Huet d'abord cartésien. — Conférences cartésiennes à Caen. — Le mépris des cartésiens pour Térudition principale cause de la défection de Huet. — Censure de la philosophie cartésienne. —Inconvenance du ton. — Double tendance à Tempirisme et au scepticisme. — Descartes blâmé de n'avoir pas persévéré dans le doute par où il débute. — ■ Attaques contre le Cogito, ergo sum et contre la règle de l'évidence. — Objections contre les preuves de la distinction de Tftme et du corps. — Toutes les idées vieuaent des sens. — Critique des preuves métaphysiques de Texistence de Dieu. — Critique des principes de l'univers matériel. — Parallèle des vices et des mérites de Descartes. — Contradiction de Huet relevée par Régis. — Descartes accusé d'orgueil et de mauvaise foi. — Ignorance feinte du maître pour paraître neuf en tout ce qu'il dit. — Ignorance réelle des disciples. •— Retour à la barbarie. — Retentissement du livre de Huet dans tous les pays de l'Europe.— Nombreuses éditions et réfutation delà Censure.
— Réponse de Régis. — Descartes vengé des fausses interprétations, des accusations et des injures de Huet. — Réplique de Huet dans la préface de la quatrième édition. — Nouveaux Mémoires pour servir à rhistoire du cartésianisme^ pamphlet indigne de Huet. — Le Traité de la faiblesse de l'esprit humain. — Jugement sévère d'Arnauld sur Huet. — Jugement général sur la polémique des adversaires de Descartes 592