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Bi nous entreprenions de caractériser toutes ces différences et ce9 analogies. Qu'il nous suffise d'avoir indiqué à grands traits cet enlhousidsme subit de rAUemagne pensante, à la fin du XVIU^ siècle et au commencement du XIX®, pour une doetrîne pendant longtemps oubliée et décriée.
Heureusement cet enthousiasme n'a pas gagné la France» Siy dans ces derniers temps^ Spinoza y a été l'objet decooscien- (ûeuses études et d'importants travaux, ils n'ont eu pour ré- Niltat que l'exposition, la critique approfondie , et non la réhabilitation de sa doctrine. Quant à nous, tout en rendant OsUce à son caractère et à son génie, et à ce sentiment de ^iofioi qui remplissait son âme, nous avons condamné sa pbioaopbie, et nous avons montré combien, enserattachantà a philosophie de Descartes par un certain côté, elle s'en éloi- {Oûil par la méthode et les principes les plus essentiels.
Je termine avec Spinoza Thistoire du grand mouvement >hIlosophique suscité en Hollande par Descartes. On y trouve encore Bayle après Spinoza ; mais comme Bayle appartient lutant à la France qu'à la Hollande, et qu'il est intimement 3iélé au mouvement ultérieur du cartésianisme français, je lois lui faire une place à part, et n'en parler qu'après Male- ^raoche. 11 semble que la philosophie hollandaise, dans laquelle nous avons montré plus d'un antécédent de Spinoza, ail dû, après lui, plus promptement et plus directement que TÂlIemagne, subir son influence. Mais Tinfluence de Descartes Ta toujours heureusement emporté en Hollande sur celle de Spinoza. Plus tard, la philosophie hollandaise, grâce
ractériser sa doctrine du terme d'acomisme, parce qu'elle détruit la l'éalité du monde comme agrégat de choses finies , et parce qu'elle ne laisse subsister que Dieu. [Hegel» Gesckichte der philoitophie, Bd. III, p. 373.) Mais il serait difficile de ne pas voir aussi l'acomisme dans le système de Hegel rt de le distinguer par ce caractère de celui de Spinoza.