QUÉTELET
y revient à de nombreuses reprises. Ses déclarations expresses confondent ceux qui l'accusent de nier le libre arbitre. « Devant un pareil ensemble d'observations, écrit-il, faut-il nier le libre arbitre de l'homme ? Certes je ne le crois pas. Je conçois seulement que l'effet de ce libre arbitre se trouve resserré dans des limites très étroites et joue, dans les phénomènes sociaux, le rôle d'une cause accidentelle. Il arrive alors, qu'en faisant abstraction des individus, et en ne considérant les choses que d'une manière générale, les effets de toutes les causes accidentelles doivent se neutraliser et se détruire mutuellement, de manière à ne laisser prédominer que les véritables causes, en vertu desquelles la société existe et se conserve. L'Etre suprême a prudemment imposé des limites à nos facultés morales, comme il en a mis à nos facultés physiques; il n'a pas voulu que l'homme pût porter atteinte à ses lois éternelles » ').
On ne devrait pas conclure de ces paroles, que Quételet réduisait la liberté à un élément accidentel et accessoire de la vie psychique. Le terme cause accidentelle est pris ici dans un sens spécial, emprunté au langage du calcul des probabilités. Dans ses Lettres sur la théorie des prohabilités appliquées aux sciences morales et politiques '), qui contiennent les principes dont la Physique sociale n'est qu'une application, il appelle causes accidentelles, celles < qui ne se manifestent que fortuitement et agissent indifleremment dans l'un ou l'autre sens », par opposition aux causes constantes et aux causes variables ^). La liberté est dite cause accidentelle, en ce sens que l'individu résiste rarement aux influences
0 Du système social, p. 69 et 70. — «) Bruxelles, 1846. — ') P. 159.
sociales qui le sollicitent, tout en ayant le pouvoir de s'y soustraire ; que le libre, arbitre s'efface et demeure sans effet sensible, quand les observations s'étendent sur un grand nombre d'individus. Or, remarque très justement M. Lottin, la statistique n'inventorie que les effets extérieurs du libre arbitre, elle ne s'occupe pas de la spontanéité intelligente qui est le côté interne et primordial de la liberté. Le milieu social étant relativement stable, avec tous les facteurs qui constituent des motifs d'action, les phénomènes extérieurs, qui sont les effets de la liberté, reparaissent chaque année avec la même régularité. Si telle est la portée de la doctrine de Quételet, les données de la statistique ne prouvent, ni pour, ni contre l'existence de la liberté humaine ').
Quételet a mis sa vigoureuse intelligence au service presque exclusif de la science qu'il a instituée. Il est l'homme d'une doctrine, et on pourrait lui appliquer l'ancien dicton : ti7neo homhieyn unius libri. Delbœuf, au contraire, a étendu son activité et sa merveilleuse faculté d'assimilation aux matières les plus diverses, et l'on ne trouve pas la môme unité dans son œuvre. La carrière scientifique de Delbœuf (1831-1896) appartient à l'enseignement. En 1863, il fut nommé professeur à Gand, en remplacement de Gallier, mais en 1866, il passa à l'université de Liège, où il demeura jusqu'à sa mort ').
') J. Lottin, Iai statistique morale et le dèterministnt' dans Revue Néo-scolastiqufi, liXW, p. H2. I.«i lurleur trouvera dans cet excellent article une complût»! mise à point de la (luestion. De nombreuses études ont paru sur Quételet et nous devons renoncer h les signaler ici. La plus récente est celle de Hankins, Adolphe Quételet as statistician, New-York, liXW, dans : Sludies in hislory, économies and public law. Vol. X.\XI, 4. — *) V. Notice sur Delbœuf,
DELBŒUF 349
Bien qu'il ait touché aux sciences les plus variées, ainsi que l'atteste sa bibliographie '), Delbœuf est principalement un mathématicien et un physiologiste. C'est aux mathématiques qu'il consacra ses premières publications -), et il saisit aussitôt l'aspect philosophique qu'elles présentent. Quel que soit le mérite de ses travaux au point de vue mathématique, on est frappé de voir combien la mentalité de Delbœuf est apparentée à celle des positivistes : il considère les mathématiques comme une science naturelle, au même titre que la chimie. Les axiomes mathématiques n'ont donc qu'une valeur d'observation, et l'expérience, qui les établit, constitue la mesure de leur certitude. Le jugement 2 4-2 = 4 gagnet-il en certitude, au fur et à mesure que nous le vérifions? Sera-t-il mieux établi demain qu'aujourd'hui? Delbœuf, s'il était logique, devrait aller jusqu'à ces conséquences absurdes, qui découvrent le côté faible du positivisme. Bien plus, il considère que le critère de la certitude scientifique, la marque à laquelle nous reconnaissons le bien fondé d'une doctrine, est la conviction plus ou moins forte que nous en avons — sentiment subjectif et susceptible de varier ^). On croirait entendre Stuart Mill ou Herbert Spencer, exposer la théorie de € l'inconcevabilité des contradictoires >. De tout cela, Delbœuf conclut logiquement : la certitude absolue et scientifique est impossible ; nous ne pouvons prétendre
par GiLKiNET, dans Annuaire de l'Académie de Belg., 1905, p. 47, et Bulletins, 1896, 3« série, t. 33, p. 96. — ') V. Notice biograph. et bibliograph. de l'Acad. de Belgique, édit. 1896, p. 179. — ^) Prolégomènes philosophiques de la géométrie et solution des postulats, suivis de la traduction d'une dissertation sur les principes de la géométrie, par F. Ueberweg, 1860 ; Essai de logique scientifique, 1865. — ^) Essai de Logique scientifique.
qu'à une certitude relative, une probabilité plus ou moins grande.
Étrange théorie, et combien décevante ! Delbœuf devait consacrer sa vie à la recherche de lois, que ses principes philosophiques l'obligeaient à tenir pour illusoires.
Les expériences de psychophysique et d'hypnotisme représentent une grande part — et la meilleure — de l'œuvre de Delbœuf. Elles sont réparties sur de longues années, et disséminées dans de nombreux ouvrages '). Le premier, en Belgique, il s'intéressa à la science nouvelle créée par les Fechner et les Weber ; et luimême contribua aussitôt à la développer. C'est un de ses beaux titres de gloire. Elles répondent bien à son tempérament de savant et de philosophe, ces expériences qui s'appliquent à fixer et à mesurer la répercussion physiologique de l'événement conscient. Delbœuf mesura les sensations de chaleur et de lumière, et songea môme à appliquer ses évaluations numériques aux plaisirs et aux émotions supérieures de l'âme. On peut rattacher à cet ordre de travaux son livre intitulé Le sotmneil et les rêves *). Il différencie fort bien rêve et rêverie, et montre que le rôve se forme au moyen des débris de la sensation. Delbœuf reprend pour son compte l'explication d'Aristote, auquel il rend hommage : tandis que les rêveries sont les conceptions des êtres éveillés, les rêves sont les conceptions des êtres en tant qu'endormis ').
') Éléments de psychopliysique générale et spéciale, 1883; Examen critiqiw lie la lai psi/rhophysiqw, 1883, etc. — *) Le sommeil et k rêve considérés dans leurs rapports arec les théories de la certitude et de la mémoire, 1885. — ') P. 65. Du rôve ordinaire, Delbœuf a rapproché le rôve hypnotique, et il consiifno «lan» une. ni'.r'w, ^\c travaux spéciaux le fruit des nombreuses expériences où il nous est impossible de le suivre.
DELBŒUF 351
La liberté humaine Ta vivement préoccupé ') ; elle s'impose à la conscience avec un irrésistible empire. Mais est-elle conciliable avec le déterminisme universel ? S'il y a des actes libres, n'assistons-nous pas à une création de force, et le principe de la conservation de l'énergie conserve-t-il sa valeur ? Delbœuf propose une originale conciliation de la liberté et du déterminisme — deux théories qui lui sont également chères ; — et sa solution, plus ingénieuse que solide, lui suggère par contrecoup, une conception générale de l'univers. La liberté, dit-il, ne consiste pas dans la faculté de produire ou d'annuler des énergies et de troubler ainsi la somme constante des énergies universelles, mais dans un pouvoir d'inhibition ou de suspension, qui permet de retarder ou d'avancer le moment où il nous plaît d'agir, et de transformer en force vive les forces de tension accumulées dans l'organisme *).
La liberté dispose du temps. Gela lui suffit. Il n'y a pas d'augmentation ou de diminution dans les énergies totales, parce que telle force en tension se dépense demain plutôt qu'aujourd'hui : « Voici un tas de poudre. Que vous l'enflammiez aujourd'hui ou demain, la grandeur de l'effet mécanique est le même ; mais aujourd'hui l'explosion produira un eflet utile ; demain elle causera des morts par centaines. C'est que, dans l'intervalle, le temps a marché, entraînant avec lui tout ce qui est susceptible de changement » ^).
Ce qu'il y a de remarquable, c'est que la liberté ainsi
1) Déterminisme et liberté, la liberté démontrée par la mécanique, dans Revue philosophique, 1882. — ^) Revue philosophique, 1882, p. 618. — 3) Ibid., p. 623.
entendue n'est pas le privilège de l'homme. Satisfait de son idée, Delbœuf l'étend à la nature entière, et en fait l'âme d'une philosophie synthétique *). La liberté est implantée dans les éléments primordiaux des choses, dans les entrailles de la matière. Delbœuf place la liberté à l'origine même du monde, pour être sûr de la retrouver dans l'homme ^). Nous ajouterons que, pour être originale, cette théorie n'est pas neuve. On songe malgré soi au clinamen de Lucrèce et au < pouvoir discrétionnaire de dévier un peu de la droite », que les épicuriens attribuent aux atomes, et qui, chez l'homme, s'appelle liberté.
Les idées directrices de la cosmologie philosophique de Delbœuf se résument dans le principe de la fixation de la force et dans le transfortnisme. Les éléments matériels primordiaux de l'univers, vers lesquels il faut se reporter pour expliquer l'état actuel du monde, sont doués de sensibilité, d'intelligence et de liberté. Ils se transforment, mais, en se transformant, perdent une partie de leur force ou de leur transformabilité future : la force se fixe, tend vers la stabilité.
Aussitôt existants, les éléments s'entrechoquent, et appliquent leur liberté et leur intelligence à fuir les heurts désagréables, à provoquer les rencontres agréables : ainsi naquirent les affinités, les répugnances, les
0 II l'expose dans un ouvrage général : La matière brute et la matière vivante, étude sur l'origine de la vie et de la mort, 1887. — *) Merten, Happort du jury chargé de juger le concours des sciences philosophiques pour la pério<le 187K-1SS7. Bruxelles, 1888, p. 3/i. On y trouve une excellente étude sur Delbœuf. Cf. l'intéressant rapport de M. Leclérë sur le prix décennal des sciences philosophiques pour la période 1888-1807, Hruxelles, 1'J(X). Le jury u accordé le prix décennal de colle période à lu niénioire de J. Uelhœuf.
DELBŒUF 353
groupements d'éléments, les molécules organisées des divers ordres vivants. « Nous concevons à la rigueur comment, par une suite de perfectionnements successifs, l'intelligence de la Monère peut en arriver à égaler celle de Newton ou même une intelligence infinie pour qui Tunivers n'a plus de secret, et qui voit du même coup d'œil le passé et l'avenir. Cette conception nous est d'autant plus facile que nous savons que Newton est sorti d'un œuf qui, certes, au moment de sa fécondation, n'avait pas une intelligence égale à celle d'un infusoire > ').
Puisque la vie est à l'origine du monde, et que la force, en se stabilisant, s'épuise, le transformisme de Delbœuf a été justement appelé un transformisme à rebours, allant du plus au moins parfait. La vie est à l'origine, le vivant a précédé le non-vivant. Mais si la transformation, qui est la loi des choses, entraîne l'épuisement, le monde ne doit-il pas marcher vers le repos absolu ou la mort? Delbœuf n'accepte pas ce verdict, que la logique de son système prononce, et il essaie d'expliquer « comment le monde est au service de la pensée, et comment celle-ci reconquerra un jour par la science l'univers qui est son œuvre ».
La cosmologie de Delbœuf est une œuvre d'art plus qu'une œuvre de vérité ; elle contient des illogismes qui compromettent la solidité de sa structure interne. Aussi bien, quel crédit son auteur pouvait-il donner à ces spéculations, puisqu'il avait par avance ruiné toute certitude scientifique ^) ?
') La psychologie comme science naturelle, p. 104. — *) Le P. Carbonelle (1829-1889), qui fut, pendant de longues années, l'inspirateur et la cheville
§ 8. l'histoire de la PHILOSOPHIE
Reste, pour terminer le tableau de l'activité philosophique depuis 1830, à mentionner quelques travaux d'histoire de philosophie. L'essor imprimé aux études historiques par l'éclectisme lui survécut ; et il grandit à mesure qu'on avança dans le xix^ siècle. Le phénomène est universel ; mais il ne se manifeste pas en Belgique avec la même intensité que dans les autres pays. En 1836, Altmeyer, professeur à l'Université de Bruxelles, qui suivait Ahrens dans son adhésion au krausisme, publia une Introduction à l'étude philosophique de l'histoire de l'humanité^ et, en 1840, un cours de philosophie de l'histoire. Mgr La Forêt édita, en 1866, une Histoire de la philosophie ancienne, devenue insuffisante aujourd'hui. Il en est de même du Manuel d'histoire de la philosophie ancienne de l'allemand Schwartz, professeur à Liège de 1839 à 1873, inspiré en entier des travaux de Ritter. On a renouvelé depuis lors l'étude de la philosophie grecque.
Plus près de nous sont les publications historiques de Van Weddingen, de Le Roy ^), de Charles de Harlez et de Monchamp. Charles de Harlez (1832-1899), professeur à Louvain, s'est fait une réputation universelle
ouvrière de la Hernie des Questions scientifiques, est l'auteur d'un ouvrage remarquable sur Les Confins de la science et de la Philosophie (3'"" édit. 1881), t vol. Il y étudie notamment la physique moderne et la théorie atomique ; l'infini dans l'espace et dans le temps ; la création ; les lois générales de Tunivers matériel ; la cause des phénomènes vitaux dans les plantes et dans les animaux. (T. I. p. 20). I/aiil«'ur est un chaleureux partisan du dynamisme. — ») V. plus haut, p. 33Het3.il.
l'histoire de la philosophie 355
d'orientaliste ; ses nombreuses publications et ses études dans le Muséon, dont il est le fondateur, sont tenues en haute estime par les spécialistes ').
C'est à Mgr Monchamp (1856-1907), membre de l'Académie de Belgique, que l'histoire des idées philosophiques dans nos provinces est redevable des meilleurs travaux. Il fut, pendant dix-sept ans, professeur de philosophie au séminaire de S.-Trond ; et il concentra toutes ses recherches sur l'étude du cartésianisme en Belgique. Gomme il a bien fait de ne pas éparpiller ses forces ! On peut dire de l'ensemble de ses études qu'elles fraient des voies nouvelles. Paul Tanne ry a écrit au sujet de son Histoire du Cartésianisme en Belgique^ que ce livre € doit être proposé comme modèle pour la façon de traiter et d'épuiser un sujet limité dans l'histoire de la philosophie moderne » *). Il est vrai que Tannery, dans ses monographies sur les derniers philosophes grecs, a employé la méthode de travail, qui donne aux œuvres de Monchamp leur physionomie spéciale : le culte du petit fait et de la documentation intime. Procédé fécond, mais qui exige une somme colossale de labeur, et dont l'emploi appelle, comme complément, les vues d'ensemble. Elles font souvent défaut dans les écrits de Mgr Monchamp et, par ce côté, son Histoire du Cartésianisme en Belgique laisse une lacune. L'étude sur Galilée et la Belgique est une mise en œuvre de cette même méthode de pure documentation : on en peut dire
') V. la longue liste de ses œuvres dans la Bibliographie académique de l'Université de Louvain, édit. 1900, p. 230-238. — *) Paul Tannery, L'histoire de la philosophie en France pendant l'année 1888, dans Archiv fur Geschichte der Philosophie, Berlin, III, p. 663-666.
autant d'une foule de notices additionnelles, très précieuses, qui sans cesse ramenaient le laborieux auteur à ses explorations favorites et dénotent une connaissance, par le menu, des milieux intellectuels du xvii® et du XVIII® siècle.
Au cours des siècles écoulés, la Belgique n'a donné le jour à diWQxrQ. philosophe de g ê nie. De la longue théorie de penseurs, inscrits au livre d'or de nos annales intellectuelles, aucun ne se détache comparable à un Platon ou un Aristote, un Leibniz ou un Kant ; aucun n'entraîna la pensée humaine en des voies nouvelles.
Mais à trois reprises, pour le moins, les philosophes belges occupent une place d'honneur dans le mouvement général des idées, et contribuent pour une large part à leur évolution. La première fois, c'est au déclin du XIII® siècle, un des grands tournants de l'histoire philosophique de l'Occident. Le monde savant afflue à l'université de Paris, où se livre, vers les années 1270, la lutte des deux conceptions philosophiques qui se partagent le monde médiéval : la scolastique et l'averroïsme. C'est un Belge, Siger de Brabant, qui défend les couleurs de la philosophie arabe ; on le cite à l'égal de Thomas d'Aquin, son rival plus illustre ; et le poème dantesque immortalise sa grande réputation. Ce sont des Belges, Henri de Gand, Godefroid de Fontaines, Gilles de Lessines, qui, au même temps, professent en scolastique les doctrines les plus personnelles, et dont
renseignement universitaire est le plus suivi. Jamais période ne fut plus internationale dans l'histoire de la philosophie ; Paris est la capitale incontestée de l'Europe savante.
Une seconde fois les Belges commandent l'attention, vers la fin du xv^ siècle, c'est-à-dire peu de temps après que les provinces belgiques furent dotées à Louvain d'une université nationale. On travaillait alors à la constitution d'une « république des lettres > destinée à unir, dans une fraternelle communion d'idées, et par dessus les frontières des Etats, tous ceux qui faisaient retour à la littérature et à la civilisation antiques. A-t-on suffisamment remarqué qu'Erasme et Juste-Lipse, qui touchent de si près à Louvain et à la Belgique, ont été les leaders reconnus de l'humanisme ? On objectera que ces hommes sont des philologues de profession et des philosophes de second ordre. Mais le xvi® siècle tout entier est pauvre en philosophes ; il présente les caractères des époques de transition, et n'eut d'autre raison d'être, ce semble, que de préparer la germination d'idées nouvelles. L'influence d'Erasme et de Juste-Lipse se fit sentir d'ailleurs dans cet autre sens, qu'elle obligea la scolastique, déjà dépérissante, à se ressaisir et à revêtir des formes plus châtiées. La déteinte de l'humanisme sur l'aristotélisme, un des phénomènes les moins étudiés dans l'histoire de la Renaissance, se remarque principalement chez les Belges de ce temps. Ils avaient, dit Geulincx, un besoin d'élégance dans la sève et dans le sang. N'est-ce pas le nieuportois Josse Glichtove, qui fut, à Paris, un des ouvriers les plus assidus d'une noble et excellente entreprise, que les événements firent, hélas, avorter ?
Enfin, au xvii® siècle, c'est en Belgique que le cartésianisme débutant chercha son champ de bataille ; c'est chez nous que se produisit le choc le plus violent des idées nouvelles et des idées anciennes. On a dit, avec raison, que les Pays-Bas furent la seconde patrie du cartésianisme. Un anversois, Arnold Geulincx, tira des principes de Descartes une série de conclusions logiques que celui-ci, dirait-on, n'osait formuler. Avant Malebranche, et plus que lui, Geulincx mérite d'être appelé le père de l'occasionnalisme.
Pendant toute la durée du xviii® siècle, la philosophie en Belgique souffre de la stérilité générale. Aucun des mouvements d'idées qui remplissent le XIX® siècle n'est comparable en importance à ceux qui marquent les grandes périodes écoulées. L'éclectisme d'avant 1830 contribue à ramener en Belgique le règne du spiritualisme, mais à cela se borne son influence ; l'enseignement du krausisme à Bruxelles est un fait local ; le traditionaUsme ontologiste, qui passionne les esprits pendant un quart de siècle, présente un intérêt plus réel, mais à partir de 1865, il ne reste plus rien, ni en Belgique ni ailleurs, des idées issues du bonaldisme.
La philosophie en Belgique est-elle à la remorque de philosophies étrangères ? La question ne se pose pas pour le moyen âge, où le développement philosophique est unique et international ; elle ne prend un sens qu'au jour où se constituèrent définitivement les nationalités européennes. La Renaissance, on l'a vu, fut pour la Belgique une ère de gloire, et nos compatriotes faisaient autorité dans les pays voisins. Mais, à partir du xvii* siècle, c'est à la philosophie française que vont les sympathies
360 œNCLusioN
de nos ancêtres. La philosophie d'inspiration cartésienne alimente deux siècles de controverse en Belgique. Plus tard, les encyclopédistes français nous imposent leurs théories destructives. Au début du xix^ siècle, un groupe de Belges se tourne du côté de Condillac, un autre adopte l'éclectisme de Cousin.
C'est encore de France que viennent le traditionalisme de Louvain et le néo-cartésianisme de Gand. Par contre, superficielle est l'influence de Leibniz à la fin du xvii^ siècle et plus encore celle de Kant au début du XIX*. Quant à Krause, nous avons vu plus haut que ses doctrines ne franchirent pas un étroit cercle d'initiés.
Dans la longue série de systèmes et de solutions, que nous avons passé en revue, découvre-t-on des modes de penser qui révèlent des préférences tenant à des caractères nationaux ou ethnologiques ?
Si on laisse parler les faits, on constate que deux façons de philosopher ont répugné à nos ancêtres ; le matérialisme et le panthéisme. Le matérialisme, qui fait de la pensée une sécrétion du cerveau et qui ravale l'homme au niveau de la matière, ne parvint pas à exercer sur les Belges ses dangereuses séductions. Les encyclopédistes français du xviii® siècle se rendaient compte combien la philosophie de L'Hoymne-machine heurtait les aspirations profondes de notre race, et ils atténuaient le caractère subversif de leurs doctrines par des protestations de fidélité à la religion et à l'idéal. N'empêche que le souvenir de leur œuvre demeura maudit. Le panthéisme n'eut pas plus de succès chez nous. On ne put jamais s'y convaincre que l'être de l'homme se confond avec l'être de Dieu et encore moins que les individus
humains sont des membres d'un Grand-Tout, dépourvus de personnalité. 11 n'est pas trace d'une influence quelconque exercée sur les Belges par le panthéisme matérialiste de David de Dinant. Quant à Juste-Lipse, il recula devant les doctrines panthéistes impliquées dans son stoïcisme et sacrifia la logique du système à son bon sens national. Au xvii® s., tandis que la philosophie cartésienne recueillait dans nos provinces la majorité des suffrages, on demeura |fidèle à l'esprit individualiste de Descartes et il ne se trouva personne pour suivre Spinoza dans l'orientation moniste qu'il imprima au système. Il faut attendre 1834 pour rencontrer une affirmation du panthéisme. Il était importé d'Allemagne et ne parvint pas à prendre racine chez nous.
Sont-ce là les efiéts de la modération et de la sagesse dont on se plaît à faire un apanage de notre tempérament national, ou bien une manifestation du grand respect que nous professons pour la personnalité humaine et ses [libertés imprescriptibles ? Quoi qu'il en soit de la solution de ce problème délicat de sociologie, on est frappé de voir que ceux qui ont représenté chez nous l'aristocratie de la pensée, affirment presqu'unanimement l'existence d'un Dieu personnel, la spiritualité et l'immortalité de l'âme, la distinction substantielle des êtres, la personnalité humaine.
L'avenir de la philosophie en Belgique répondra au passé. [Aucune nation ne détiendra, au xx® siècle, le monopole d'un système et l'internationalisme des idées ne fera que s'accentuer. Les Belges associeront leur effort au travail collectif qui absorbe les pays d'Europe et tout ce qu'écriront nos voisins d'Aile-
magne et de France trouvera en Belgique de puissants échos.
On peut ramener à trois les grands sillages creusés par la pensée contemporaine.
Le positivisme accentue sans cesse son caractère agnostique ; il renie les affirmations brutales du matérialisme ; il s'abstient de se prononcer sur la réalité de ce qui dépasse l'observation sensible. Mais les infiltrations du positivisme agnostique sont peu profondes chez nous.
Plus vivace est l'action du néo-criticisme kantien, sous ses multiples formes. Il ne s'agit plus des vagues rêves panthéistes de l'idéalisme allemand, mais du kantisme psychologique et critériologique, tel qu'il est issu, après 1860, du « retour vers Kant ».
Quant aux catholiques, la philosophie néo-scolastique devient de plus en plus leur programme de ralliement. Elle a réduit au silence l'ontologisme, le traditionalisme et le spiritualisme à l'eau de rose des écoles psychologiques.
Ajoutons que les études d'histoire de philosophie prennent, en Belgique comme ailleurs, une extension toujours croissante et qu'il tend à se constituer autour des sciences particulières une auréole de philosophie.
TABLE ONOMASTIQUE
Abbon de Fleury, 15.
Abélard, 28, 33-35, 40.
Aben Ezra, 123.
Adalbode, 15, 17. 18.
Adam de la Bassée, 39.
Adelman, 15, 20-22.
Adhélard de Bath, 34.
Aemilius (Antoine), 189, 233.
Agricola (Bod.), 165.
Ahrens, 287, 291, 293, 306, 309, 314, 354.
Alain de Lille, 36-40, 207.
Albéric de Beims, 23, 72, 118.
Albert (Archiduc), 206.
Albert le Grand, 11, 42, 43, 65, 70, 71,
Albricus, 17.
Alcuin, 5, 15, 16.
Alembert (d'), 250.
Alexandre IV, 65.
Alexandre VII, 207. Alexandre de Halès, 11.
Alger, 15, 21,22.
Allen (Guill.), 147.
Altmeyer, 157, 162, 181, 291, 354.
Alvin, 325.
Amaury de Bènes, 41, 43.
Amiel (Em.), 167, 173.
Anselme de Cantorbéry (S.), 13, 15, 30-
Anselme de Laon, 15.
Ansillon, 221.
Arago, 319.
Archimède, 49.
Argiropile (Jean), 176.
Aristote, passim.
Arnauld. 306.
Arnold de Lushout, 123.
Arnolphe, 15.
Arnould, 205.
Athanase (S.), 56, 57.
Audi (Jean), 210.
Auger, 23, 137.
Augustin (S.), 20, 38, 62, 86, 107, 147, 163,
Aventin, 47.
Averroès, 39, 43, 46, 63, 127, 133, 153. Avicebron, 42, 46, 63, 77.
Avicenne, 39, 46, 63, 77.
Bacon (Boger), 47, 49, 69, 255.
Badius (Judocus), 95, 131, 177, 178.
Baeumker, 36, 41, 50, 118, 121.
Baguet (F.), 280.
Bailœil (Gilles), 157.
Baïus, 150.
Bake (J.), 280.
Baldéric, 17.
Bangulf, 15.
Bardou, 258.
Baret (Dom.), 128.
Barland(Adr.), 161,162.
Barnage (Benier), 84.
Baron, 267, 297.
Bâte (H.), 51, 122-124, 129.
Baudouin de Maclix(ou de Tournai), 125.
Baumgarten, 249.
Baumgartner, 36.
Bausch (W.), 280.
Bayle, 258.
Beckers (L.), 285, 286.
Bède le Vénérable, 5, 16.
Beeckman (Isaac), 189.
TABLE ONOMASTIQUE
Beelen, 313.
Bekker (Balth.), 235.
Bellarmin, 150.
Bérenger, 21, 22.
Berkeley, 250, 254.
Berlingius, 170.
Bernard d'Auvergne, 116.
Bernard de Tours, 41 ,
Bernier de Nivelles, 60, 62, 118.
Bertaud de St-Denys, 84, 85.
Bertius, 172.
Bessarion, 157.
Beverus (Serjacobs), 164.
Bittner, 21.
Blommardine (la), 137.
Boèce, 6, 20, 26, 28, 37, 128.
Boetius Epo, 146.
Boileau, 246.
Bonald (de), 221, 299, 300, 311, 315.
Bonaventure (S.), 11, 62, 64, 69, 129,
Bonelly, 312.
Boniface de Bruxelles, 125.
Boniface Vill, 85, 86.
Bonnet, 256.
Bonlekoe, 222, 232.
Bordas De Moulin, 316, 319, 321, 322.
Bornius, 222.
Bossemius, 147.
Bosses (Barthélémy des), 251.
Bossuet, 305.
Boucquillon (Abbé), 147, 310.
Bouillier, 187, 234, 242.
Bout (Wilh.), 198.
Brants, 144, 173, 174.
Broglie, 326.
Brosius, 259.
Broussais, 279, 326.
Bruno, 18.
Budinszky, 125, 155, 157.
Hundell (P.), 220.
Burchard, 2:j.
Burgus, 19<>.
Buridar. (Jean), 12^132, 154, 176.
Busleiden (J.), 162.
Cabanif, 816.
Caeaariuii (Jean), 166.
Callier, 321, 348.
Callimaque, 171.
Canali (B. A. Maria), 196.
Cantor, 49.
Caper (Jacques), (K).
Capreolus, 176.
Caramuel, 196.
Carbonelle (R. P.), 353.
Cardon (G.), 146, 147, 152.
Casaubon (Isaac), 167.
Cassiodore, 20.
Castilhon (Jean), 258.
Castilhon (Louis), 258.
Caterus, 189.
Chalcidius, 7.
Charlemagne, 14, 15.
Charles I, 209.
Charles II, 151,245.
Charles-Quint, 145, 165.
Cheymeius (Jacques), 171.
Chillingworth, 173.
Chrodegang, 16.
Chrysostome (R. P.), 165, 166.
Cicéron, 159, 160, 162, 164, 179.
Ciermans (P.), 193.
Olaessens (P.), 310.
Clarke, 251, 256.
Qéanthe, 168.
Clénard, 159, 170.
Clerval, 20, 33, 179.
Clichtove, 175, 178-180, 358.
Coignet (Michel), 171.
Colveneri, l(î6.
Colvius (André), 189.
Combalot (Abbé), 300.
Compton (Carleton), 193, 194, 195, 220.
Condillac, 250, 25(i, 270, 271, 272, i73,
275, 277, 3(iO.
Coornhert, 172, 173.
Copernic, 212, 237-242, 244, 245, 252.
Cordcinoy, 231, Cornoldi, 339.
Cospeau(J.), 170.
Cospeau (I,.), 170.
Costîi ben Luca, 5(i.
Cost('T(Kr.), 153.
Cousin (Victor), a5, 2(i7-269, 277, 299,
314, 326, 327, Sm.
Cramer, (D'J. A.), 232.
Cremonini, 247.
Crespin (Kr.), 195.
TABLE ONOMASTIQUE
Cromwell, 209.
Cuffelaer (Abr.), 252.
Cuylits (Abbé), 136.
Daris, 151, 165.
d'Achéry, 34.
Damiron, 337.
Dante, 45, 117, 118, 121.
David de Dinant, 13, 41-43, 361.
Dechàrnps, 311, 313.
De Decker, 210, 219.
de Feller (P.), 252, 259, 260.
de Groot (Gérard), 137.
de Guérin, 210.
de Mariez (Ch.), 354.
De Jongh (H.), 144.
de Keyser (Fr.), 125.
de la Forge (Louis), 231.
Delahaye (J.), 153.
de la Planque (Nie), 60.
de la Rovere (Fr.), 157-158.
Delisle, 60, 134.
de Lattre (Adr.), 147.
Delbœuf, 287, 337, 344, 348-353.
Delhasse (F.), 272.
del Rio (Martin-Antoine), 174.
Delvigne (A.), 300, 313, 314.
de Maets (Ch.), 189, 233, 234.
Démocrite, 203, 214.
de Nélis (Corn. Fr.), 252-255.
Denifle, 41,43, 48,51,52,57, 135.
Denique, 207.
Denys le Chartreux, 127, 128.
Denzinger, 266, 283.
De Paepe, 339.
De Ram, 64, 154, 198, 199.
de Rivo (P.), 153, 156-158,891.
Der-Kennis, 214.
de Salisbury, 34.
De San (R. P.), 340, 341, 342.
Descartes, passim.
de Smit (Hugues), 52.
de Someren (H.). 153, 157, 158.
De Theux, 124.
Despautere (J.), 162, 170, 179.
Destutt de Tracy, 277.
Deurhoff, 252.
de Vecchi (Jér.), 215.
de ViUiers (C), 135.
De Volder, 232.
de Wailers, 210.
DeWitt,221,231.
De Wulf (Chrétien), 214, 221, 288.
de Zembrana (Ant.), 196.
d'Hulst, 339.
Diderot, 250, 259.
Dilthey (Wilh.), 173.
Dinghens (Léonard), 219.
Dominique de Flandre, 175, 176.
Donat, 56.
Dorpius, 144, 159, 161, 162, 173.
Du Rois (Pierre), 117.
du Qiasteau (Nie), 220.
Duhem, 176.
Duifhuis, 173.
Duke, 21.
Dullaert (J.), 95, 162, 175, 177, 178.
Duns Scot, 11, 62, 67, 68, 80, 106, 116,
Duplessis d'Argentré, 158.
Dupont (A.). 340.
Dupont (V.), 310. Du Roussaux, 296, 297.
Duval (Simon), 118.
Du Vivier (Guill.), 251.
Egide de Valenciennes, 71 .
Ehrle, 71, 81.
Elisabeth, 147.
El-Kindi, 46.
Elzévir, 189.
Epictète, 169.
Epicure, 40, 169, 203.
Eracle, 15, 18.
Erasme, 159, 161-163, 165-167, 173, 179,
Etienne de Tournai, 32, 33, 57, 86.
Eudes de Rayeux, 21.
Eugène IV, 142.
Faber, 178-180. V. Le Fèvre d'Etaples.
Fabre d'Envieu, 301.
Fabrice (André), 166.
TABLE ONOMASTIQUE
Falcalin, 23.
Fârâbi, 46.
Farges, 339.
Farvacques, 221.
Fechner, 350.
Fénelon, :305.
Féret, 246.
Feyens (Thomas), 239, 240.
Fichte, 290-292.
Fitzacker (Rob.), 66.
Folcuin, 23.
Fontaine (Théod.), 344.
Foppens, 135, 171, 177.
Fournet, 189.
Francisco de Mora, 218.
Franck, 175.
François 1, 162.
François d'Assise, 45.
François de Tolète, 149.
Francotte, 257, 259.
Frédéricq, 158.
Frenand, 178, 179.
Froidmont (Libert), 188-193, 214, 234,
239, 240. Fulbert de Chartres, 20.
Gaillard, 171, 172.
Galenus, 147.
Galien, 46.
Galilée, 205, 237-240, 247, 355.
Garnerius, 41.
Gassendi, 214.
Gaucher, 25.
Gauray (Noël), 251.
Gauthier de Rruges, 60, 64, 65.
Gauthier de Mortagne, 29, 32.
Gauty(llul).!rl), 251.
Gazali. 40.
Georges de Bruxelles, 175, 176, 178.
Gérard, 20.
Gérard d'Ulrecht (ou de Maestricht), 60,
Gerbet, 300.
GcHhtI d'Aurilhic, 17.
Gerson, 135, 137.
Gervîii» du Mont Sl-Floi, 84.
Geulinrx f AnioM). 1W1. 187. 102, 196-109, 201. r,, 'im, 210-213, 221-
22i, JJ , .'», 343, 358, 359.
Gheeraerds d'Ypres, v. Hyperius.
Gibon, 332.
Gilbert de la Porrée, 56.
Gilkinet,.349.
Gilles d'Audenarde, 60.
Gilles de Gand, 60, 135.
Gilles de Gabriel, 220.
Gilles de Lessines, 62, 67-71, 73, 75, 78,
Gilles de Rome, 62, 67, 153.
Gilliodts, 64.
Gilson, 311.
Gioberti, 301.
Giotto, 44.
Goblet d'Alviella, 286.
Godelroid de Fontaines, 11, 28, 59, 60,
Godefroid de Haestrecht, 189.
Goethals, 81, 155.
Gœthe, 292.
Goglenius (Conrad), 162.
Gomare, 172.
Gonzalez, 339.
Gosius, 106, 196.
Goudt(ï»h.).206.
Gozechin, 23. Grafé (A.), 332.
Grandclaude, 339.
Grégoire X, 48.
Groen van Prinsterer, 280.
Gruyer (Louis), 325-328, 331.
Gudelin, 174.
Guerric (évêque de Tournai), 32.
Guerric de Flandre (ou de St-Quentin),
Guibert do Tournai. 125.
Guido de liainaut, 123.
(Juidon (Hernard), 47.
Guignies, 71.
Guillaume I, 129, 2(36. 267.
Guillaunie le Conquérant. 21.
Guilliiuine Markellield, 116.
Guillaume de Champeaux, 33.
Guillaume de Conchis, 34.
Guilhunue do Moerbeke, 44, 47-51,
Guilliumie d'Occam, 127, 129, 130,
(iuillaurno de St-Amoiu', 09.
GuillauiiK! lie Sl-'lliici ry, 33.
TABLE ONOMASTIQUE
Guillaume de Tocco, 48, 66.
Guillaume de Tournai, 125.
Guy d'Avesnes, 12^>.
Hankins, 348.
Harvey, 190.
Haumoiit, 267, 272, 273, 274, 275, 277.
Hauréau, 34, 36, 39, 56, 135.
Haye. 207.
Hegel, 283, 290-292, 294.
Heineccius, 235.
Heinsius, 189.
Heiric d'Auxerre, 13, 15.
Helvétius, 273.
Héméré (Claude), 85.
Hemslerhuys (Fraiis), 252, 268, 282, 290,
Henri Vlll, 163.
Henri de Bavenchien, 60.
Henri de Brabant, 47.
Henri de Bruxelles, 134, 135.
Henri de Gand, 9, 11, 28, 53, 57, 62, 67,
Henri de nervordia.48.
Henri de Malines, 122.
Henri de Sommai, 151.
Henri le Teutonique, 116.
Herder, 249.
Hérig-er, 23.
Hériman, 24, 25, 28, 30, 31.
Héron d'Alexandrie, 49.
Hervé de Nédellec, 116.
Hésiode, 5.
Heydanus (Abraham), 189, 222, 230-232.
Heynieric de Campe, 154, 157.
Hobi)es, 250.
Holbach (d'), 250, 259.
Hoyons (Andr.), 170.
Hubald, 20. 34.
Huens (Aug.), 164, 166.
Huet (Fr.), 101, 287, 314-317, 321, 322,
Hume, 2:»().
Huniictier, 170.
Huybrechts, 210.
Huyyhens (Gomaire), 221, 319.
Hyperius, 175, 180.
Ignace (S.), 149, 151.
Isabelle, 188.
Isidore de Se ville, 5.
Jacobs, 301,313.
Jacotot, 277, 282, 290.
Jacques de Bruges, 135.
Jacques de Douai, 124, 125.
Jacques de Hemricourt, 83-85.
Jacques de Viterbe, 67.
Jansenius (Corn.), 147, 150, 151, 186-188,
Jean d'Assenede, 60.
Jean II dWvesnes, 123.
Jean de Bruxelles, 157.
Jean Campanus, 48.
Jean de Gand, 133.
Jean de Jandun, 133.
Jean Major, 176, 177. Jean de Salisbury, 11, 34, 36, 37.
Jean de Schoonhoven, 135.
Jean de Thieirode, 81.
Jean de Tongres, 129.
Jean IV, 141.
Jean XXI, 73.
Jean XX 11, 71.
Joseph de Bruges, 60.
Joseph II. 255,261.
Jourdain, 39, 101.
Juste, 150, 162.
Juste-I.ipse, 159, 164, 166-170, 172, 173,
358,361 Juvitel, 116.
Kant, 290, 291, 326, 338, 343, 357, 360,
Kepler, 237.
Kersten, 311,331,333, 339.
Kilwardby (Bobert), 66, 73-75, 78, 89.
Kingsley (P.), 252.
Kinker, 283.
Kleulgen, 339.
Kleyr, 332.
Koolliaes, 173.
TABLE ONOMASTIQUE
Kranen (Théod.), 232.
Krause, 291-294, 297, 309, 323, 324, 326,
Krebs (Nie), 127.
Kuno Fisher, 234, 283.
Kùntziger(J.), 257, 258. Kurth, 14, 18.
Labis (Chan.), 313.
La Forêt (Mgi-), 3U1, 306, 308, 310, 313,
Lagonessa (Fabius de), 241, 242.
Lajard, 81, 129.
Lambert (S.), 19.
Lamennais, 300, 315.
Lamettrie (de), 250.
Laminne, 156.
Lamoriguière, 277, 326.
Lamy (Mgr), 341.
Land, 192, 197, 213, 221-223, 231, 232. Landreville (de), 265.
Lanfranc, 15, 16.
Langlois, 117.
Laurent (André), 216.
Lavoisier, 237.
Le Blanc (Baudouin), 251.
Lebroussart, 279.
Lebrun, 257, 259, 260.
Leclère (L.), 296, 297, 350.
Le Febve, 313.
Le Fèvre d'Etaples, v. Faber.
Legrand (Léon), 146.
Légipont(Ol.), 251.
Leibner, 3<)0.
Leibniz. 1 15, 131. 186, 224, 227, 231, 249,
251 , -252. 25(5. 27 1 , 3 1 7, 326, 333, 357, 360. Lentailleiir(J.). 152.
Lepidi (B. P.), 340.
I^ Boux, 326.
Le Boy (Alph.), 176, 269, 277, 286, 290,
Le Boy (Henri), v. Bégius.
Leasing, 249.
LoHKiUH, 150.
Iv<!Ucipp(!, iiOS.
IvCuridan, 147.
Leyt<in (J.), 155.
Liberalore, 339, 342.
Liebaert, 266.
Lobkowitz, 195.
Locke, 250, 252, 256.
Lodigerius, 196.
Loen (Henri), 155.
Lombard (P.), 64, 129, 144, 155.
Loomans, 287, 332, 333, 3.37, 338.
Lonay, 307, 309, 314, 333, 342.
Lottin. 348.
Lordat, 332, 333.
Louis de Bavière, 133.
Louis XIV. 207.
Loup, 15.
Lucrèce, 352.
Ludger, 15.
Lupus, 312, 313, 3.%.
Mackelfield, 116.
Mahne (G.), 280.
Maine de Biran, 326.
Malderus, 144, 174.
Malebrancbe, 186. 205, 221, 226, 228, 231,
Mailly,253, 271,245, 345.
Mandonnet, 41, 48, 49, 70, 72, 88, 119,
Manegold de Lautenbach, 16.
Mann, 252, 255, 256.
Mannaerts, 220.
Marbode, 40.
Marchesi, 47.
Marie-Thérèse, 207, 253, 260.
Marins Victorinus, 6.
Marsile d'Inghen, 129, 131, 132, 154.
Martens (Thierry), 161.
Marlianus Capella, 20, 207.
Martin (A.), 174.
Martin iV, 82„ 84 86.
Martin V, 141, 142.
Martin de Tours (S.), 15.
Martin de Troppau, 118.
Martini (Corn.), 175-180.
Martini ((;.), 280.
Masure (Thomas), IK).
Mathieu d»; Aquasparla, 64.
Maurice de Beinis, 21.
Maxiinihcn de la Chapelle, 153.
Mélanchton, 247.
Molissus. 203.
TABLE ONOMASTIQUE
Mercator, 159.
Mercier (Guill.), 144.
Mersenne (K. P.), 193, 233, 234.
Merten, 295, 338, 352.
Miraeus, 170.
Molanus, 154.
Molière, 205.
Molilor, 134.
Moll, 17.
Moiiachus (Jean), 85.
Moiichamp, 144, 172, 189-191, 215, 216,
Moiigel (A.), 128.
Morus (Thomas), 144, 161, 173.
Mouskes (Phil.), 81.
Mùnchen, 26<).
Mussely (E.), 134.
Namèche (Mgr), 162.
Nanneus, 164.
Nanni (P.), 162.
Napoléon, 265.
Neeffs (Guill.), 141.
Nény (0*^ de), 260.
Nève (Adr.), 144, 160, 162, 210, 219.
Newton, 237, 353.
Nicolas IV, 84.
Nicolas do Kyre, 116.
Nicolas de Nancel, 170, 171.
Nicolas d'Utrecht, 157.
Nieuport (Cliev'" de), 271.
Nieuwland (P.), 280.
Niglis (A.), 134.
Nisard (Ch.), 166.
Notger, 18-20.
Notker Labeo, 15.
Nypels, 332.
Ockam, 154, 157.
Odard, 24.
Odon, 15, 24, 25, 29, 30, :^2, 33, 40.
Odulfe, 20.
Oken, 292.
Olbert, 23.
Oldenbarneveldt, 173.
Olestan, 20.
01ivarius(J.), 171.
Otton, 16, 18.
Otton 1, 18.
Pankoucke, 259.
Paquay, 165.
Paciuot, 151, 153-155, 164-166, 171, 172,
Paris (Gaston), 121.
Paschase Radberl, 8, 15.
Paul U, 158.
Paul IV, 146.
Paul de Metz, 22.
Peckham (John), 89.
Peemans, 341.
Peerlkamp, 280.
Peeters (Barth.), 166.
Pelzer, 96.
Perez, 174.
Petreius Tiara de Worcum, 170.
Petrus Hispanus, 176.
Petrus Viclorius, 49.
Pez, 34.
Philippe, 40.
Philippe II, 146, 149.
PhiUppelV, 151.
Philippe-le-Bel, 64.
Philippi (Guill.), 145, 187, 192, 193, 213,
Pirenne, 50, 161.
Piazza (Jules), 243.
Pidou.\ (in 322.
Pierre d'Auvergne, 72.
Pierre de Bruxelles, 175, 176, 178.
Pierre de Conllans, 74, 75, 78.
Pierre de Corbeil, 43.
Pierre de Crépy, 60.
Pierre de Pavie, 33.
Pierre de Pise, 15.
Pierre de Tarentaise, 66.
Pindare, 171.
Platon, 6, 1 1, 34, 35, 38, 46, 169-171, 193,
Plempius (Vopiscus Fortunalus), 188-
Plo mieux, 259.
Plutarque, 169.
Pollot, 235.
TABLE ONOMASTIQUE
Porphyre, 6, 26-30, 147.
Posthumus (N.), 280.
Prischesius(J.), 129.
Priscien, 56.
Proclus, 46, 48, 50, 51.
Proost (D. Raph.), 252.
Prosper d'Aquitaine, 171.
Ptolémée, 39, 46, 50.
Puteanus, 159, 169. 239.
Roscelin, 31, 32.
Rossmann, 266.
Rottier, 161.
Roulez (J.), 280.
Rousseau (J.-J.), 257, 259, 299.
Rousseau (P.), 257, 258, 259.
Royer Collard, 269, 276, 337.
Rubens, 167.
Rubus (Jean), 147.
Rupert de Deutz, 15, 23.
RuysljToeck l'Admirable, 135-137.
Quételet,271, 279, 288, 325, 328,331,
Quintilien, 160, 163.
Raei (de), 222.
Ragimbold de Cologne, 20.
Raimbert de Lille, 25, 29, 30, 32.
Rainaud, 15.
Ramus (.Jean), 146.
Ramus (Pierre), 170. 171, 179, 214.
Raoul de Longo Campo, 39.
Raskop, 81.
Rathère ou Rathier, 15, 18, 23.
Raymond de Tolède, 4li.
Regius, 191, 233, 234, 241, 287.
Reid (Thom.), 276, 306.
Reiffeiiberg (B<"> de), 266, 267, 269, 278-
Rémi d'Auxerre, 15.
Reneri, 222, 232, 233.
Renouard, 177.
Reusens, 143, 164, 181, 198.
Rhaban Maur, 5, 15.
Richaire, 23. Ricbardol(rr.), 147.
Ritter, 354.
Rivius, 165.
Robert (Gard.), 43.
Robert (G.), 16.
Robert de Gourron, 54.
Robert d'Krfort, 116.
Robinet, 258.
Rodius (Adr.), 14(i.
Rodolphe dc! IM'.go., 20.
Rodolphe de Nainur, 41.
RoerHch (J.), 177.
Saal, 342.
Sanseverino, 339, 342.
Scaliger(Jos.), 167,171.
Scaminus, 23.
Schelling, 290-292.
Schelwaert (Jacques), 157.
Schiffini, 342.
Schiller, 292.
Schliephake(Th.),291.
Schockius, 235.
SchreviHus (Théod.), 171.
Schuler, 235.
Schwartz, 354.
Scot Eriugène (Jean), 8, 13, 40, 42.
Scribani, 168.
Seber, 267, 283.
Sénèque, 167-169.
Senguerdius (Arnold), 233.
Servius, 153.
Siegenbeek, 172.
Siger de Brabant, 48, 62, 68, 70, 72,
Siger de Gourlrai, 60, 133, 134.
Simar, 169.
Simon de Brie, 72, 117.
Simon de Bucy, 90-93.
Simon de Tournai, 32, 44, 56, 57.
Simon Stévin, 189.
Simplicius, 49.
Sixte IV, 158.
Sixte V, 105.
Smith (Richard), 147.
Soc rate, 35, 77.
Sogia(F. (i.), 196.
Sophronisque, 77.
Sorbon (Robert), 58.
TABLE ONOMASTIQUE
Spencer (Herb.), 349.
Spinoza, 224, 231, 361.
Stannifex (ou Jean l'Estaignier), 164.
Stappaerts, 123.
Stappleton (Thom.), 147, 174, 244.
Stecher, 338.
Stôckl, 339.
Strabo (Walfred), 15.
Strickers (Susanna), 213.
Strunn(F.), 191.
Stuart(Davi(l), 223, 231.
Stuart Mill, 349.
Sturmius, 192.
Suarez, 149, 174.
Sullivane, 243.
Susemihl, 49.
Suso, 137.
Sutton (John), 288.
Sutton (Thom.), 116.
Swartenhengst (Jean), 232.
Sylvestre de Ferrare, 176.
Sylvius, 147, 166, 189.
Tacquet, 214.
Tamine, 210.
Tandel, 287, 332, 333.
Tannery (P.), 234, 255, 355.
Tauler, 137.
Taylor, 173.
Tempier (Etienne), 70, 73, 74, 79, 81,
Terpstra(J.), 280.
Themsioke, 145.
Theodorici (Vinc), 177.
Theodorus, 17.
Theoduin, 23.
Thierry de Chartres, 6.
Thierry de Fribourg, 96, Thomas, 50.
Thomas d'Aquin, passiin.
Thomasius, 249.
Thonissen, 289.
Tluirot, 55, 82.
Tiberghien (Guil.), 287, 291.-297, 323.
Tissot, 325, 326, 328, 329, 331.
Titelmans, 165, 166.
Tits (Arn.), 287, 306, 307, 309-311, 333. Tobie André, 235.
Tombeur (Mathias), 251.
Tongiorgi, 342.
Torricelli, 237.
'tSerclaes(E.).280.
Tulden, 174.
Turnèbe(Adr.), 171.
Ubaghs, 287, 301-303, 305-307, 310. 311,
IJeberweg (F.), 349.
Utenhove (Jean), 125.
Valère André, 143.
Valerius, v. Waulers.
Valla (Laurentius), 161, 165.
Vallet, 339.
van Baerle (Oasp.), 172.
Vaiidencampen (J.), 162.
Vanderhaeghen, 223.
Vanderkindere (Léon), 286, 291, 309.
Van der Ton (P.), 280.
Van de Weyer, 266-269, 277-283, 290.
Van de Wynpersse, 280.
Van Dorp (M.), v. Dorpius.
van Ehert (P.), 283.
VanEst(GuilI.), 147.
van Eyen (Gilbert), 125.
Van Eynden (F.), 280.
van Gutschoven (Gérard), 192, 193, 215.
van Gutschoven (Guill.), 215.
Van Helmont(J.-B.), 190-191.
Van Hove, 210.
Van Huysen, 280.
Van Lansberghe (Jacques), 240.
Van Lansberghe (Phi!.), 189, 239,240.
Van Loo (U. P. Bern.), 310.
Van Meenen, 129, 261 , 267-270, 273. 274,
Van Sichen (R. P.), 220.
VanSwinderenCVV.),280.
Van Velden (Martin), 242-245, 251.
Van Weddingen, 314,288, 341, 342, 354.
Varenacker (Joannes), 198.
Varenberg, 135.
TABLE ONOMASTIQUE
Vasquez, i49.
Vate (Jean), 84.
Velbruck, 258.
VendeviUe, 146, 152.
Ventura, 196, 312.
Verburg (A.), 280.
Verhaegen, 252, 260.
Vésale, 159.
Virgile, 164.
Vittoria, 177.
Vives (Lud.), 162, 163, 165, 166, 177.
Voétius, 233, 234, 241.
Voisin, 34.
Voltaire, 250, 257-259, 279.
von Hertling, 339.
Vossius (ou de Vos), 171.
Wauters (Corn.), 164-166.
Wazon, 18, 19, 21,23.
Weber, 350.
Wendelin, 239, 240.
Werner, 177.
Wessel (Jean), 157. Wiggers (J.), 144.
Wilmotte, 50.
Wils (J.), 143, 175.
Windelband, 292.
Witelo, 48, 50, 51.
Wittert, 83.
Wolf, 249, 251, 252, 256.
Young, 319.
Waitz, 25.
Walaeus (Ant.), 171, 172.
Walaeus (Jean), 189.
Warenghien (Mich.), 60.
Warichez(J.),23.'
Waxweiler, 345.
Zenon, 203.
Zigliara, 315, 339.
Zuccolius, 196.
Zypaeus, 174.
Vue de l'Abbaye de Lobbes, au bord de la Sambre. Gravure tirée de l'ouvrage :
Les Délices du Pais de Liège (1740).
Page d'un manuscrit des Quodlibet de Godefroid de Fontaines. Codex de
Cambridge (n" 2038).
Frontispice du Boèce de Louis de Bruges. Miniature du manuscrit néerlandais 1
de la Bibliothèque nationale de Paris (xiv« s,). Incipit du Spéculum divinorum de Henri Bâte de Malines. Miniature représentant l'auteur dans sa chaire. Codex 271 de la Bibliothèque royale de
Belgique.
Jean de Ruysbroec écrivant sur des tablettes de cire un de ses traités qu'un
moine recopie sur parchemin. Miniature du manuscrit n° 19295-97 de la
Bibliothèque royale de Belgique.
Frontispice des cahiers de la Pédagogie du château à Louvain. Cours de Van
Goirle, 1683. Manuscrit n° 29107 de la Bibliothèque royale de Belgique. Diplôme sur soie offert au professeur Van Billoen, à Louvain, en 1729. Le triomphe du collège du Porc. Le Porc renverse le château, piétine le Lys
et le Faucon. (Université de Louvain, 1778). P. P. Rubens. — Groupe dit des Quatre Philosophes (P. P. Rubens, PhiUppe
Rubens, Juste Lipse et Jean Woverius) conservé au palais Pitti, à Florence. Erycius Puteanus (1574 1640), tableau appartenant à l'Université de Louvain. V. F. Plempius (ir)01-1671), tableau appartenant à l'Université de Louvain. Gasparus Barlaeus (1584-1648), tableau appartenant à l'Université de Louvain. Libert Froidmont (1587-1653), tableau appartenant à l'Université de Louvain. Caramuel y Lobkowitz (1()06-1682), tableau appartenant à l'Université de
Louvain.
Schéma des genres et des espèces. Manuscrit n" 21907 de la Bibliothèque
royale de Belgique.
Le Pont aux ânes. Manuscrit n° 21907 de la Bibliothèque royale de Belgique. Symbole de la dialectique dans les cours de l'ancienne Université de Louvain. Médailles du baron de Bartenstein, primus en philosophie, à l'oct asion de son
entrée solennelle, à Bruxelles, en 1775.