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elle ne conduit pas au matérialisme, mais elle ne conclut pas davantage à la spiritualité de l'âme et à la liberté : c'est dire que son dernier mot est Vèno^ij en matière de métaphysique. Enfermés dans le cercle magique de nos intuitions, de nos concepts, de nos Idées a priori, nous sentons, nous percevons, nous jugeons, nous connaissons, mais ce que nous apprenons ainsi à connaître, ce ne sont, en définitive, que des phénomènes, c'est-à-dire des rapports existant entre un objet totalement inconnu en lui-même et un sujet pensant, que nous ne connaissons non plus que dans ses phénomènes, et dont l'essence est un éternel mystère. Ce que nous appelons le monde n'est pas le monde en soi, c'est le monde remanié et transformé par la sensibilité et par la pensée, c'est le résultat des fonctions combinées de nos facultés intellectuelles et d'un je ne sais quoi qui les sollicite et les féconde, c'est le rapport de deux inconnues, l'hypothèse d'une hypothèse, le «rêve d'un rêve».