ANTINOMIE DE LA MODAXITÉ
nt la thèse, il existe^ soit dans le monde soit par delà, nécessaire, cause absolue de l'univers. La démonstration ogue à la preuve de l'existence des causes libres. Le est une série d'effets. Chaque effet, pour se produire, une série déterminée de causes ou conditions, par conune cause ou condition première, une existence non itingente mais nécessaire.
nt Tanlithèse, il n^y a d'être nécessaire ni dans Funi^ mme partie intégrante du cosmos, ni au delà, comme i monde.
fet, supposé qu'il y ait dans le monde et en faisant partie chose de nécessaire, ce quelque chose ne peut se conue sous deux formes : soit l"" comme se trouvant au icement du monde, soit 2^ comme coïncidant avec la ;ale des phénomènes qui le constituent. Or tout comlent est un moment de la durée. Un commencement ;erait donc un moment de la durée sans moment précée qui ne se peut concevoir, puisque l'idée de durée ne te pas de limites. Donc, point d'être nécessaire à Vorigine es. Mais il est tout aussi inexact de parler, avec Spiles panthéistes, de l'ensemble des choses et de la tota-
lité des moments de la durée, c'est-à-dire de Tuoivers, de l'être nécessaire et absolu. Car, pour incommensurabl la conçoive, une totalité d'êtres relatifs et contingents i stitue pas plus un être nécessaire et absolu que cent raill ne constituent un homme, intelligent. Donc rien de né dans le monde»
Rien de nécessaire non plus au delà de funivers. l'être nécessaire existe en dehors du monde, il existe en du temps et de la durée. Or il est, par hypothèseï, le p la source, le commencement des choses. A titre de com ment il constitue un moment de la durée. Mais il est en de la durée. C'est-à-dire que l'être nécessaire ne peut être a sous la forme de l'immanence, ni sous celle de la transcei La quatrième antinomie concerne moins la cosmologie théologie rationnelle, dont elle montre d'avance Finanite n'en consacre pas moins quatre-vingt-huit pages à la crit la théodicée et des preuves de l'existence de Dieu^.
La preuve ontologique (Anselme, Descartes), en coi de l'idée de Dieu à l'existence objective d'un être suprên pas plus de valeur que ce raisonnement d'un pauvre : J'a de cent écus, donc ces cent écus existent — dans ma l C'est l'objection que déjà Gaunilon de Marmoutiers opp saint Anselme.
La preuve cosmologique (a contingentia mundi) sup tort qu'il ne saurait y avoir une série indéfinie de cai d'effets sans cause première^. En rattachant la série des contingentes à une cause première et nécessaire, elle pe clore, tandis qu'en réalité il reste, entre cette cause pré première et la cause suivante, l'abîme béant qui sépare le saire du contingent et l'absolu du relatif. Mais supposé qu'elle eût force probante, il ne s'ensuivrait pas que l'être
Critique^ p. 466 etsuiv. — > Voy. la IV« antinomie.
saire dont elle prétend établir l'existence soit l'être personnel que la théologie appelle Dieu.
La preuve léléologique ou physico-théologique conclut de la finalité qui se révèle dans la nature à l'existence d'un créateur iotelligent. Cet argument a le privilège de faire èur Tâme humaine une impression profonde, et libre au prédicateur de s'en servir de préférence à tout autre raisonnement; mais au point de vue scientifique il ne saurait faire autorité : car i"" il conclut de données sensibles à quelque chose qui ne tombe pas sous les sens ; 2® il prétend établir l'existence d'un Dieu créateur de la matière^ et n'aboutit en réalité qu'au Dieu architecte du déisme; 3° de quel droit, du reste, compare- t-il l'univers à une horloge ou à un bâtiment? Le monde est-il nécessairement une œuvre supposant un ouvrier? Pourquoi, au lieu d'une machine commencée à une époque donnée, ne serait-il pas plutôt une réalité éternelle? k^ Qu'est-ce d'ailleurs que la finalité? Est-elle inhérente aux choses elles-mêmes, ou n'est-ce pas plutôt nqtre caprice individuel qui leur confère le caractère téléologique, selon qu'elles nous agréent ou nous déplaisent (Spinosa) ?
La preuve morale, qui se fonde sur la finalité dans l'ordre moral, sur l'existence de la loi morale, sur le fait de la conscience morale et le sentiment de la responsabilité, est péremptoire au point de vue de la raison pratique, mais au point de vue de la pure théorie elle partage la faiblesse de la preuve téléologique, dont elle n'est, au fond, qu'une variante*.
En somme, la critique de la faculté de connaître n'aboutit pas à l'athéisme, mais elle ne mène pas non plus au théisme;
^ La critique du théisme est aussi celle du monothéisme, du polythéisme et du panthéisme. Le tort du théisme est de subsumer une Idée de la raison sous une catégorie, Tétre ; la faute du monothéisme, du polythéisme et du panthéisme consiste à appliquer à cette môme Idée les catégories de la quantité : l'unité, la pluralité, la totalité.
elle ne conduit pas au matérialisme, mais elle ne con davantage à la spiritualité de Tâme et à la liberté : c que son dernier mot est Vènox^ ^^ matière de métap Enrermés dans le cercle magique de nos intuitions, de i cepts, de nos Idées a priori^ nous sentons, nous pe nous jugeons, nous connaissons, mais ce que nous aj ainsi à connaître, ce ne sont, en définitive, que des mènes, c'est-à-dire des rapports existant entre un obje ment inconnu en lui-même et un sujet pensant, que connaissons non plus que dans ses phénomènes, et dont 1 est un éternel mystère. Ce que nous appelons le monde i le monde en soi, c^est le monde remanié et transform sensibilité et par la pensée, c'est le résultat des fonctio binées de nos facultés intellectuelles et d'un je ne sais les sollicite et les féconde, c'est le rapport de deux inc l'hypothèse d'une hypothèse, le oc rêve d'un rêve».