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Concept ou totalité subjective, objective et absi

Hors de la totalité, les idées qui se sont produites n'ont pas de réalité. Une qualité, une quantité, une j cause n'est rien, abstraction faite de l'ensemble o produit. Rien dans la nature n'existe isolément; rien dans le domaine de la pensée ne peut prétendre à l'a celle-ci n'existant que dans l'ensemble des catégor la totalité seulement est la liberté. De là le retour c devenu essence, fait sur lui-môme dans la totalité l concept (BegrifP).

L'idée de totalité se dédouble en totalité subjective proprement dit) et totalité objective.

Les éléments constitutifs de l'idée de vie, Tessence,

' Logique, l. III. — Encyclopédie, § 460 ss. — ^ Begriff che synonyme à'inhegriff^ ensemble, totalité.

mène et l'action réciproque, se retrouvent dans la totalité subjective ou concept sous les notas de Yuniverset, du particulier et de Vindividuel. Dans le jugement^ qui est la pensée ou le sujet en action, l'universel et l'individuel, le général et le particulier ont l'air d'être distingués et séparés, mais en réalité le jugement n'est que l'affirmation de leur identité. Quand je dis que l'homme est mortel, ou que Paul est mortel, j'affirme qu'à l'être particulier (homme) revient le caractère commun à tous les êtres créés, la mortalité, et que l'individu Paul à son tour s'identifie, comme mortel, avec l'universalité des créatures. En tant qu'affirmant l'identité de l'universel et de l'individuel, du général et du particulier, le jugement est contradictoire. La solution de la contradiction se trouve dans le raisonnement ou syllogisme. La notion universelle ou générale s'y développe en majeure, la notion individuelle en conclusion, et la mineure, placée comme trait d'union entre la majeure et la conclusion, en explique l'identité.

Le concept subjectif est une forme sans fond, un contenant sans contenu. Il existe en principe comme btU ou cause finale, et il n'existe pas en réalité. De là sa tendance à s'objectiver, source éternelle de vie dans la nature, de progrès dans l'histoire. Le concept objectivé c'est l'univers, la totalité objective ou des objets. Le général, le particulier, l'individuel s'objectivent tour à tour dans le mécanisme (simple juxtaposition extérieure des objets), dans le ckimisme (pénétration mutuelle des objets), dans Vorganisme (totalité-unité).

Toutefois le concept qui n'est plus concept, la pensée qui est devenue corps, est à son tour contradictoire. De même que la pensée n'est pas faite pour demeurer vide, mais pour se donner un contenu objectif, de même le monde, l'ensemble des choses n'est pas fait pour demeurer étranger à la conscience, mais pour être pensé, compris. Si le concept subjectif est un contenant sans contenui l'univers inconscient de lui-même est un contenu

sans contenant. Cette dernière contradiction est lei pénétration mutuelle des deux sphères dans Vidée ab au point de vue de la théorie, s'appelle la Vérité, et a vue pratique, le Bien : catégorie suprême et demi développement de l'être.

En résumé : être, c'est devenir, se développer. La coi inhérente à Têtre, tel est le principe, la force impulsiv( loppement. Être, s*épanouir (se dédoubler) et se con( comprendre), tel en est le rythme invariable. Qualité, mesure; essence et phénomène, substantialité et causal réciproque; subjectivité, objectivité, absolu, telle est ses étapes.

Sachant ce principe, ce rythme et ces étapes, nous sons a priori Tordre que suivent, dans leurs créations, (la raison épanouie) et Vesprit (la raison concentré prise).

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