‹ Histoire de la philosophie européenne (volume 2)Chapitre 8 sur 83 · DIVISION · texte numérisé non relu

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ces deux pôles de la spéculation scientiBque moderne. — De Thaïes à Protagoras ou de 600 à 440 avant Jésus-Christ.

2. L'âge de la réflexion critique est inauguré par le ndvnav fiéiçop àpd-Qwnoç des sophistes, d'où se dégage cette vérité capitale, entrevue par Zéoon, Parménide et Anaxagore, que l'entendement humain est coeflicient dans la production du phénomène. Aux problèmes de la nature 3'ajoutent les problèmes de l'âme, aux questions d'ordre cosmologique, les questions logiques et critiques, aux spéculations sur l'essence des choses les recherches sur le critérium de la vérité et le but de la vie. La philosophie grecque atteint le maximum de son évolution : comme profondeur, dans Platon ; comme analyse et étendue de ses recherches, dans Arislote et dans la science d'Alexandrie.

IL L'arrêt des progrès scientifiques, déterminé par l'invasion des races du Nord, a pour conséquence l'arrêt de la spéculation. Le flambeau de Fesprit philosophique s'éteint faute de combustible. A dix siècles d'un travail ininterrompu en succèdent dix autres d'un sommeil profond d'abord, puis entrecoupé de rêves brillants, qui reproduisent le passé (Platon et Aristote) et préfigurent l'avenir. Bien que la logique de l'histoire soit moins apparente au moyen âge qu'avant et après cette époque de transition, l'on y remarque deux périodes parallèles k celles de la philosophie attique: la première, platonicienne, réaliste, tournée vers le passé (de S. Augustin à S. Anselme), la seconde péripatéticienne, nominaliste, gmsse de l'avenir.

II L Du réveil scientifique et littéraire, au .quinzième siècle, procède la philosophie moderne, dont l'histoire ofl're, comme celle de la spéculation grecque :

1. Une période d'expansion et de synthèse ontologique (Bruno, Descartes, Spinosa, Leibniz), et

2. une période de réflexion critique et d'analyse (essais sur l'entendement humain; Locke, Hume, Kantet ses successeurs).

INTRODUCTION

§ 3. Sources.

Les principales sources de }*histoire de la philosophie sonl :

Pour la spéculation antésocratique : Platon et Aristote*.

Pour Socrate: Xénophon^ et Platon, notamment V Apologie, le Criton et le Phédon.

Pour Platon : la République, le Timée, le Banquet, le Phèdre, le Théétète, le Gorgias, le Protagoras.

' Pour Aristote: la Métaphysique^ la Logique, V Éthique, la Physique, la Psychologie, la Politique. — Les commentateurs d'Aristote, principalement Simplicius^.

Pour les écoles postérieures à Aristote et pour la philosophie grecque en général: Lucrèce^, Cicéron^, Sénèque^, Plutarque^, Sexte l'Empirique^, Diogène Laërce^, Clément d'Alexan-

1 Principalement le !•' livre de la Métaphysique , véritable précis historique de la philosophie depuis Thaïes jusqu'à Aristote. — Les fragments des auteurs antérieurs à Socrate ont été réunis par Mullach, Fragmenta phiL grœc. ante Socratem, Paris, 4850. — * Memorahilia Socratis recens. J. G. Schneider, Oxf., 4813. — ^ Comment, in Arist, physicorum liliros. Ed. Herm. Diels, Berlin, 4882. — Comment, in libros de anima. Ed. M. Hayduck, Berlin, 1882. — ^ Lucretii Cari de rerum natura lihb. G. Lachmann rec. et illustr., Berlin, 4850. — ^ Le De divinatione et de fato, le De natura deorum^ le De officiis, le De finihuSy les Tusculanes et les Académiques. — Opéra omnia, éd. Le Clerc, Bouillet, Lemaire, 47 vol., Paris, 4827-32. — Opéra philosophica, éd. Gœrenz, 3 vol., Leipz., 4809-4843. — Ciceronis historia philosophiœ antiquœ ex omnibus illius scriptis collegit F. Gedike, Berlin, 4787, 4808, 4845. — * Opéra quae exstant c. not. et comment, varier., 3 vol., Amsterdam, 4672. — '' De physicis philos ojphorum decretis libb., éd. Beck, Leipz., 4777. — Scripta moralia^ 6 vol., Leipz., 4820. •— Opéra omnia gmce et lat. éd. Reiske, 42 vol., Leipz., 4774-82. — ^ Sexti Empirici opéra (Du^fwvEiwv xinovjTzoyaitù^ libb. IIL Adversus mathematicos libb. XI) graec. et lat. éd. Fabricius, Leipz., 4718 et 4848. Ed. Emm. Bekker, Berlin, ^842. - ^ Diogenis Laertii de vitis, dogmatibus et apophthegmatibus clarorum philosophorum libb. X grasce et latine éd. Hûbner, 2 vol., Leipz., 4828, 4834. — D. L. 1. X ex italicis codicibus nunc primum excussis recensuit C. Gabr. Cobet, Paris, 4862. — Diogène Laêrce florissait vers 230 de notre ère.

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