‹ Histoire de la philosophieChapitre 49 sur 54 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

du développement philosophique, tout en se combaltant, n'aspirent qu'à la paix. C'est ce combat qui fait toute l'histoire de la philosophie. Il faut donc reconnaître que la forme de la pensée philosophique ne peut acquérir une parfaite culture qu'en communauté avec le sentiment. Là où le sentiment n'a pas suffisamment d'étendue ou de profondeur, la pensée philosophique ne peut s*y déployer logiquement, ni d'une manière harmonique. Il n'y a que le sentiment de l'homme qui donne à ses doctrines une fermeté sûre, et un enchaînement logique. La juste profondeur et la juste étendue du sentiment a donc manqué à Tanliquité. Ce n'est que le christianisme qui a procuré ces biens aux hommes. Ce n'est donc qu'avec sa propagation que pouvait avoir lieu un développement suivi de la philosophie , qui rencontra long-temps sans doute d'autres obstacles, et qui ne peut, comme tout ce qui est humain, parvenir à maturité qu'insensiblement. Mais nous voulons aussi faire entendre seulement par-là, qu'il y avait dans la philosophie ancienne un élément que la philosophie chrétienne a pu maitriser,parce qu'il était resté inaccessible au sentiment de l'antiquité, sentiment que le christiai^isme a dû rejeter. Du reste , les travaux philosophiques de l'antiquité n'ont pas été inutiles, quelque chancelant qu'ait été et dû être leur développement. Maintenant encore nous en recueillons les fruits , et nous devons espérer d'avoir en quelque sorte montré , par l'exposition de leurs doctrines, comment se sont formés dans son sein de véritables résultats scientifiques.

FIN DU QUATRIÈME ET DERNIeR VOLUME DE l'histoire ancienne.

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