LE NATURALISME. CAMPANELLA
en partage. Déjà Telesius attribuait aux forces physiques le pouvoir de sentir. Campanella donne à ce panpsychisme cosmique, une portée métaphysique.
La Politique de Campanella est basée sur l'amour de l'homme pour lui-même et pour la société, qui n'est que le prolongement de lui-même. Son Civitas solis, comme Y Utopia de Morus qui ne laissa pas de l'influencer, est la description fantaisiste d'un état idéal, où la liberté individuelle est réglementée dans les moindres détails pour le bien de la communauté.
On achèvera de caractériser Campanella, en disant qu'il caresse avec prédilection les chimères de l'astrologie et de la magie. Par elles il cherche à pénétrer les antipathies et les sympathies intimes des choses et le rôle cosmique de l'âme du monde, cette grande pourvoyeuse commise par Dieu à l'ordre de l'univers. Mais c'est dans le naturalisme de Paracelsus et de Cardanus, que les sciences secrètes apparaissent dominatrices.