CORRECTIONS ET ADDITIONS
P. 133, 1. 2. ajoutez ; L'ouvrage de M. Picavet a paru, au cours de notre impression, sous le titre : Esquisse d'une histoire des philosophies médiévales (Paris, 1905). Défend surtout la thèse que Plotin et non Aristote est le maître de la scolastique. Nous n'admettons pas cette thèse. Voici un des principaux arguments de M. Picavet : C'est Plotin qui a accrédité dans le monde ancjen le principe fondamental de la scolastique, d'après lequel la philosophie, étroitement attachée à la religion, a pour but l'union mystique de l'âme et de Dieu.
— L'auteur confond philosophie et théologie, bien distinctes au moyen âge (v. n° 106).
P. 133, 1. 26, ajoutez : Autres études de Hauréau dans le Journal des Savants, surtout de 1888- 1890.
P. 134, 1. 22, ajoutez : Ehrle, Dos Studium der Handschriften der mittelalterlichen Scholastik mit besonderer Berùchsichtigung d. Schule d. hl.
Bonaventura, ds Zeitschrift f. kath.
Theol., 1883, p. 1-50. Intéressant.
P. 138, 1. 17, ajoutez : On connaît par Boèce la classification aristotéli-
cienne (métaphysique, mathématique, physique), mais elle demeure sans influence.
P. 150, 1. 4, ajoutez : Suivant une chronique de Robert de Monte pour l'année 11 28, déjà alors Jacques de Venise aurait traduit du grec en latin les Topiques, les deux analytiques et les raisonnements sophistiques, mais ses traductions passèrent inaperçues (Michaël, op. cit., p. 65).
P. 236, 1. 19, ajoutez : sur les Cathares, les Vaudois et les Amauriciens, voir l'ouvrage d'ALPHANDÉRY, mentionné au n° 347.
P. 251, ajoutez en note : Suivant une étude de M. Miguel Asin y Palacios, dont nous avons pris connaissance au cours de notre impression (El Averroismo Teologico de Sto Tomas de A qui no, Zaragoza, 1904) Averroès établirait entre la raison et la foi un système de rapports harmoniques, semblable (mutatis mutandis) à celui qu'adopte Thomas d'Aquin. Suivant l'auteur, il n'admettrait donc pas de contradiction entre le Coran et la philosophie ni entre l'interprétation allégorique et