Histoire de la philosophie médiévale [microform]
L« quatrième édition ') tf^ /^Histoire de la Philosophie médiévale a été V occasion d'agrandissements et de modifications, raideur ayant tiré parti de nombreuses et importantes piiblications parues en ces deriiières années. Ces publications se rapportent avant tout à la philosophie du haut moyen âge et du XIII' siècle occidental, La dernière période, qui s'étend du XV' au XVIP siècle est moins étudiée jusqu'ici, bien qu'il y ait lieu de relever en ce domaine plusieurs travaux d'approche de grande valeur.
Avant d'indiqulr quelques i?2?Jovatio77S iyitrodîdtes da7is cette nouvelle édition, d 'so?ts que le plan gé?téral de l'ouvrage n'a pas été cha7îgé : établi ^ dans des cadres historiques les systèmes philosophiques du me yen âge et montrer leur filiation doctrijiale, tel est le but poursuii i. L'auteur a porté sa principale attention sur les philosophies Oi cidentales : // 7îe s'est occupé des philosophies orie7itales et byzalti7ies que pour fixer leurs rapports avec les spéculati07is de l'oc}de7it, ou pour marquer leur place da7is Ve7ichaî- 7ieme7it des idéà, L'i7itroduction historique sur la philosophie grecque a été 77iki7ite7iue, mais abrégée. Car les attaches de la philosophie 7nédiévale avec la philosophie grecque se révèle7it de phis en plus étroites, et des travaux réce7its 07it 77iis en relief les i7iflue7ices 7téoplato7ticie7t7ies et augusti7iie777tes subies par le fnoyen âge. Cet aperçu de la philosophie grecque, 7ious l'avo7is tracé les
•) ire édit. 1900, Louvain et Paris, VIII, 480 p. - 2- édit. 1905. Louvain et Paris, VI, 568 p., 3« édit. en Anglais, 1909, London et New-York, XII, 5>9. P-
PREFACE
Opportun de philosophie
yeux fixés sur le rôle que certains systèmes et certaines théories seront appelés à jouer au moyen âge. De même, c'eJf dans leurs relations avec la philosophie ?nédiévale que so7it trait ^es les philosophies issues de la Renaissance et le cartésianisine. Vous demeurons C07ivaincusqu'ily eut au moyen âge occidental un fonds d'idées commîmes à la majorité des docteurs, et qu'il est restreindre à ce patrimoine doctrinal V appellation dt scolastique. // correspond assez bien à ce que les scol istiques euxmêmes appelaient sententia commiinis, et nous avoi s relevé avec plaisir chez Ehrle et Baeumker l'expression Gemeini lastik^ qui rend la même pensée. Non que nous ayonàvoulu signifier par là, comine certains nous en ont fait le repipche, que les systèmes d'inspiration différente méritent moins lattention de l'historien; mais comme ils sont moins influents et moins nombreux, ils tieiment naturellement moins de place dans l'hisLire. On tes a appelés systèmes non scolastique^.
Dans les éditions précédentes la synthèse thomiite a été l'objet de longs développements. Il n'en faut pas concluA, avec certains critiques, que toute la philosophie médiévale est coiçue en fonction du thomisjne. En réalité, dans le chapitre consacré à Thomas d'Aquin, nous présentions l'exposé de certaines théïries com7nunes à tous les scotastiques en même temps que Vinterpmation que leur a donnée un des plus grands esprits du Xlllsièclelel ce par raison de méthode, afin d'éviter la répétition de ces théolies communes à propos de chaque philosophe. Le même plan a été Ldopté par divers
auteurs récents. Toutefois, pour satisfaire les plm venir des fnalentendus, nous avons, dans la détaché l'exposé de la synthèse scolastique de celui thomiste. Sont neufs ou ont été remaniés les aperçus généraux sur la
exigeants et prébrésente édition, de la philosophie
philosophie scolastique, sur ses relations avec
'a\ théologie jus-
ff
PREFACE
qu'au XII' s., sur l'étud • du mouvement dialecticien et sophiste pendant le haut moyen â re, sur le groupement des écoles théologiques, sur les classificati ms scientifiqiœs du XIIP s. Dans l'étude des systèmes réalistes et a?itiréalisies au XI' et au XIP s. de nouveaux documents soilt vertus confirmer notre façon d'entendre la controverse historiqm des universaux.
L'histoire de la philot iphie du XIII' s, a pris un plus grand relief, et les classificatic ns des systèmes ont été élargies afin d'embrasser des développenu nts nombreux qu'il est impossible d'énumérer en détail. Des paragraphes entiers ont été ajoutés, par exemple sur le groupe des néo-platoniciens, sur celui des logiciens et des Grammairiens siécidatifs. L'étude de la période de décadefice
a subi des retouches et reco7inaître l'insuffisa
des ajoutes, qui 7i'e7npêche7it pas l'auteur de ice des développeme7its qu'offre cette partie de son livre. On troui îra des re77ia7tieme7îts da7is les notices doctrinales consacrées à Plotin, S. Augustin, S. A7iselme, Abélard,
Hugues de S. Victor
d'autres. Robert Grcssetête, Siger de Courir ai, P, Hispa7ius,
Witelo, Thierry de F7 Albert de Saxe, Lé07ia
Tho77ias d'Aqui7i, Dims Scot, Baco7i, et
ibourg, Pierre de Maricourt, He7iri Bâte, d de Vi7ici S07it l'objet de 7iotices 7touvelles,
Qua7it à la partie l iblio graphique, l'auteur est demeuré fidèle à son plan primitif établir des bibliographies spéciales pour chaque article ou parc graphe, avec U7ie courte appréciation. On a réduit à dessein la nbliographie relative aux philosophies 71071
Re7iaissa7ice, U71 coup d'œil sur l'appareil bibliophraphique C07i\ai7icra le lecteur de la inultiplicité et de Va7npleur des travatm: do7tt le moyen âge philosophique a été l'objet depuis cinq ans
Nous remercions coi diale7ne7it 7iotre sava7it ami. M, A, Pelzer, de la Bibliothèque FJ \tica71e, qui nous a aidés da7is ce travail bibliographique et qu a bie7i voulu relire 7ios épreuves.
PREFACE
Nous remercions aussi ceux qui, lors des éditioiis Irécédentes , ont réservé à l'ouvrage leurs éloges, mais nous avo?iJsurtout visé à tirer parti de leurs crit,iques, et 7ious nous sommes mit im devoir de reconîiaître ce que nous leur devofis. Ceux qui vaudront 7îous signaler les inexactitudes, les omissions ou les erreuis de l'éditioii présente, 7ious rendront tm service, dojit fious leur serons profondément reconnaissant.
Maurice iDe Wulf.
Louvain, 25 février IÇ12.
Introduction Historique