‹ Histoire de la philosophie médiévale [microform]Chapitre 14 sur 223 · Démonstration. Raisonnements probables et · texte numérisé non relu

Démonstration. Raisonnements probables et

sophistiques. — La syllogistique est la base de la démonstration (dîTÔbeiHiç) dont Aristote parle dans les Analytiques Postirieures. Il appelle démonstration « le syllogisme qui produit la science ». Elle doit s'arrêter à quelques premiers principes, indé montrables, que l'esprit énonce, à raison de leur évidence immédiate, en les abstrayant des données sensibles. A la définition (ôpicTjuôç) et à la division, Aristote assigne aussi des limites, car il est impossible de tout définir et de décomposer à l'infini.

La démonstration, qui engendre la certitude, est opposée au raisonnement probable et au raisonnement erroné. Aristote consacre un traité spécial à ce dernier (les Raisonnements sophistiques). Aux ar^,''uments probables se rattachent, dans les Topiques, la théorie des tôttoi ou des lieux dialectiques et l'étude des apories (diropia) ou de l'exposé du pour et du contre, préliminaire à l'invention des termes moyens du syllogisme ').

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