II. — PHILOSOPHIE THÉORIQUE. MÉTAPHYSIQUE ET THÉODICÉE
37. Notion de la métaphysique. — La philosophie théorique recherche pour elle-même la connaissance de ce qui est, en s'inspirant d'une triple considération abstractive : la considération métaphysique, mathématique et physique.
Tandis que les sciences particulières n'embrassent qu'une portion de la réalité sensible, la métaphysique s'occupe de tout ce qui est ; et la raison intelligible par laquelle elle saisit toutes les choses sensibles est la plus générale, celle de l'être. Elle est la science de l'être considéré comme tel (èTriCTTriiLiri toû ôvtoç rj ôv). Par sa généralité elle est la première des sciences, et aussi parce qu'elle fournit à toutes les autres sciences leurs principes.
•) « La rhétorique est l'application de la dialectique aux fins de la politique, c'est-à-dire à certaines fins pratiques. » Boutroux, op. cit., p. 184.
ARISTOTE
On reconnaît aisément, dans la position des problèmes métaphysiques, de quelle souche est issu le génie d' Aristote : la réalité, se demande-t-il, est-elle corporelle ou incorporelle ; le stable se concilie-t-il avec l'instable, l'un avec le multiple ? L'esprit grec se révèle tout entier dans ces formules. Aristote accable sous d'invincibles objections les systèmes de ses prédécesseurs : le devenir universel d'Heraclite, l'immobilisme de Parménide, la théorie des nombres de Pythagore, les Idées séparées de Platon. Contre le scepticisme aussi, il dirige une réfutation triomphante, qui passe à bon droit pour un chef-d'œuvre. (Métaph., IV, i). En même temps, il sait démêler le vrai et le faux dans la doctrine de ses prédécesseurs ; et ses vues neuves et profondes complètent la théorie des uns par la théorie des autres. Dans l'être il y a du stable (Parménide) et du devenir (Heraclite), et le réel de Platon vient habiter de façon immanente les sujets individuels et sensibles.
38. L'être et les catégories. — Le sujet individuel ayant seul de la réalité (41), l'être dont s'occupe la métaphysique, pour y saisir ses déterminations générales, est la substance des choses individuelles (lôbe ix) présentées par l'expérience sensible. Il y a dans tout être un fonds constitutif et primordial, autosufïisant à subsister, et qui sert de sujet d'inhérence à toutes les réalités adventices. De là une première classification des êtres en deux catégories, la substance (oùaia) et V accident. Socrate est une substance ; la vertu de Socrate est un accident. L'accident à son tour comprend la qualité, la quantité^ la relation, le lieu, le temps, le repos (Keîcr0ai), la possession que donne ou enlève le changement (ëxeiv), l'action et la passion qu'il suppose (TTOieîv Kai Trdaxeivj ').
Mais pour comprendre les ressorts de la métaphysique péripatéticienne, il faut envisager de front cette division, d'ordre statique, avec une autre classification basée sur le deve7iir de l'être ; car l'être que nous connaissons en propre est sujet au changement.
■) Pi AT, op. cit., pp. 15 et 16. Les historiens ne sont pas d'accord sur le sens à donner aux dernières catégories, ni sur le point de savoir si les accidents ont été ramenés par Aristote à mie catégorie, Y accident.
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D'ailleurs, chacune des catégories de l'être est susceptible d'être envisagée dans le devenir ; elle est actuelle ou potentielle.
3g. Acte et puissance. — Tout changement implique le passage d'un état à un autre état. Soit un être E, passant de l'état a à l'état h. L'analyse de ce passage exige que E possédât déjà en a le principe ou le germe réel de son changement en h : avant d'être, il a pu être ; il était réellement susceptible d'une détermination nouvelle ; il était en pxcissance d'être ce que maintenant il est en acte. Uacte est donc la perfection présente, le degré d'être (èvxeXéxeia, tô èvieXèç êxeiv). La puissance ou la potentialité est l'aptitude à recevoir la perfection (bùvajuiç), imperfection et nonêtre si on veut, mais non pas néant, puisque ce non-être est nanti du germe de sa future actualisation.
Cette actualisation ou ce passage d'un état potentiel à un état actuel, s'appelle mouvement^ qu'Aristote définit : « l'acte de l'être en puissance, en tant qu'il est en puissance ; x\ toû buvaioû, rj buva- TÔv, èvieXéxeia qpavepôv on KÎvricTiç èaiiv » '), ou encore : l'acte d'un sujet imparfait.
Trois grandes thèses de la métaphysique péripatéticienne sont apparentées à la distinction de l'acte et de la puissance : le rapport de l'un à l'autre se trouve dans les compositions de la matière et de la forme, de l'universel et de l'individuel. Et c'est aussi l'étude du mouvement qui inspire la théorie des quatre causes.
40. Matière et forme. — Bien qu'elle appartienne originairement à la physique, la théorie de la matière et de la forme revêt une portée métaphysique, en tant qu'elle est une explication du mouvement ou du changement en général. Dans le fond de l'être qui change, il doit y avoir : 1° un principe de possibilité, indéterminé comme tel, et qui s'actualise par les processus du devenir ; — ou encore un substrat fixe et qui reçoit successivement des déterminations contraires : c'est la matière *) ;
') Physique, III, 1, 201 b. — ') Sur cette double conception de la matière aristotélicienne, v. Cl. Baeumker, Das Problem der Materie in der Griechischen Philosophie (Munster, 1900), pp. 213 et suiv., et p. 257.
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2° un principe déterminant ce fonds amorphe, et propre à chaque actuation de la matière : c'est \?i forme.
La théorie s'applique en propre à la substance corporelle et terrestre. Mais Aristote transporte le couple de matière et de forme même dans les êtr^s mathématiques (êtres de raison), et dans les substances astrales. Non seulement il étend son domaine aussi loin que celui du changement, mais il généralise la notion que renferment les concepts de matière et de forme, et appelle de ce nom tout ce qui est déterminahle d'une part, détermination d'autre part : le genre vis-à-vis de l'espèce, le corps vis-à-vis de l'âme, l'intellect passif vis-à-vis de l'intellect actif, les prémisses vis-à-vis de la conclusion, etc. La théorie de la matière et de la forme devient convertible avec la théorie de l'acte et de la puissance. "EcTTi b'n )Lièv u\ri bùvaiLtiç, tô b'eîboç èvieXéxeia (De Vâme, II, i). La matière est puissance ; la forme est acte. Précisons leur nature et le lien qui les unit.
Principe constitutif de l'être, la forme donne au composé sa détermination spécifique ; elle fait que la chose est ce qu'elle est (tô Ti Tiv eîvai). A elle se rattache tout ce qui est perfection actuelle de l'être, son organisation, son unité ; elle est plus spécialement dans le composé le principe des opérations, et comme celles-ci
tendent vers une fin (42), elle est le siège de l'impulsion qui dirige les activités de chaque être. Seule connaissable, elle est l'objet unique de la définition.
La matière remplit dans l'être des fonctions différentes. Indéterminée, elle est inconnaissable en elle-même, et nous ne la connaissons que par analogie. C'est parce que l'indéterminé ne peut exister que l'infini (dTreipov) n'existe pas. Ce caractère d'indétermination ou d'absolue potentialité est l'objet d'un concept unique de la matière ; mais en fait, il y a autant de matières qu'il y a d'êtres. Tandis que la forme est principe de l'unité, et siège de l'impulsion finale, la matière est sujette à la multitude, à la diffusion (41; ; à elle se rattache tout ce qui est fortuit, tératclogique : elle est, en général, principe de la limite, de l'imperfection et du mal. Le mouvement étant éternel (42), il faut que la
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matière le soit. « La génération n'a pu commencer, la génératior ne pourra finir ; vu que la raison qui la fait être est toujours identique à elle-même et, de ce chef, possède toujours la même efficace » '). Les individus passent, l'espèce a toujours été et sera toujours.
Dans l'ordre physique, la matière et la forme sont des éléments réels de l'être; la matière n'est donc pas le jufi ôv de Platon. Forme et matière ne constituent qu'une réalité, par leur compénétration intime. La forme est immanente à la matière (contre Platon) et ne pourrait se détacher d'elle, « pas plus que la rondeur du rond » '). De même la matière ne saurait exister sans forme, le concept de matière-existante équivalent à celui d'un indéterminé-déterminé, ce qui est contradictoire.
En dehors de l'ordre physique, quel que soit le domaine où on les transporte, les deux notions de forme et de matière sont reliées par la même étroite corrélation.
41. Essence commune et essence individualisée. — L'être individuel, seule vraie substance, est seul capable d'exister ; l'universel n'est pas chose en soi ; mais il est immanent aux individus et multiplié dans tous les représentants d'une classe; il ne reçoit sa forme indépendante que de la considération subjective'de notre esprit (51) : telle est la solution du problème des universaux.Ce théorème, qui complète la métaphysique d'Heraclite par celle de Parménide, est l'antithèse du platonisme, et on peut le considérer comme une des plus belles énonciations du péripat étisme.
A côté de déterminations essentielles communes, que l'on rencontre semblables chez tous les individus d'une même espèce, chaque être individuel possède des déterminations propres, l'affectant dans son essence, et lui imprimant le sceau de son individualité. Entre l'essence commune et l'essence individuahsée, il y a un rapport du déterminable au déterminant, de la puissance à l'acte : un lien organique rend solidaires deux théories capitales du péripatétisme.
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Le principe d'individuation des êtres naturels n'est pas la forme, qui d'elle-même tend à la plénitude de son acte, et épuiserait sa causalité informatrice, si elle n'était entravée par la matière. C'est la matière qui individualise l'être, car elle est multiple et limitée ; et dès lors elle fixe pour chaque être la portion de réalité déterminable à laquelle le pouvoir déterminateur de la forme est exactement proportionné.
42. Causes de Tètre. — La théorie des causes est en étroite connexion avec l'étude du mouvement, car on appelle « cause » tout ce qui exerce une influence réelle et positive sur l'actualité de l'être à une étape quelconque du devenir. Aristote distingue quatre causes, les causes matérielle, formelle, efficiente
et finale.
I et 2) Causes matérielle et formelle. Éléments constitutifs de l'être (40), la matière première et la forme substantielle sont, à un autre point de vue, causes de l'être ; puisque leur union donne naissance au composé substantiel. Les causes matérielle et formelle sont d'ordre accidentel, quand elles expliquent le mode d'être d'un sujet qu'on suppose déjà constitué dans sa substan-
tialité.
3) Cause efficiente ou motrice. Le composé substantiel, ou un des états de ce composé, a commencé d'être par un passage de la puissance à l'acte. Or rien de ce qui est mù ne se meut soi-même, ctTravia dv là Kivoù^eva ùttô tivoç kivoîto (Phys., VIII, 4). Car ce qui est en puissance ne contient pas, comme tel, la raison suffisante de sa propre actualisation. Donc le passage de la puissance à l'acte, ou de la matière contenant une forme en puissance à la matière actuellement déterminée par cette forme, exige l'action d'un moteur, et celui-ci ne pourrait mouvoir si lui-même n'était en acte. Grâce à son contact ou influx continu (;eiHiç), il est principe du devenir de la matière : c'est la cause efficiente, plus exactement appelée cause motrice (xô b'ôeev n KÎvr|CTiç) ')•
') Dans le langage scientifique moderne, la cause motrice ne désigne que la cause productive du mouvement local. Nous prenons ici le terme cause motrice
') PiAT, op. cit., p. 28. — 0 Tbid., p. .29.
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L'efficience pour Aristote se réduit donc à la production des mouvements ou des devenirs, et ceux-ci apparaissent d'après la tendance interne ou la virtualité réelle de la matière à s'unir aux formes qui répondent aux exigences du composé. Mais la série des mouvements n'a pas eu de commencement et ne peut avoir de fin : le mouvement est étemel. Éternelle aussi est la matière, ou le sujet de la génération, qui n'est pas produite et dont Aristote ne justifie pas l'existence.
4) Cause finale. La coordination des activités de l'être, et la constance de l'ordre cosmique que chaque être contribue à réaliser, prouvent que les formes substantielles sont douées d'une tendance intrinsèque vers une fin immanente, qui attire les énergies (cause finale). La finalité est un théorème fondamental de la métaphysique aristotélicienne. C'est la finalité qui justifie la récurrence invariable des phénomènes naturels et la conservation des espèces, la tendance initiale de l'intelligence vers le vrai, et de la volonté vers le bien ').
43. Acte pur. Preuves de son existence. — Audessus des êtres changeants, mélangés d'acte et de puissance, trône un être immuable, actualité pure (tô ti riv eîvai t6 ttpujtov).
La principale preuve de l'existence de Dieu est tirée de l'existence du mouvement. Bien qu'éternel, le mouvement est inexplicable sans un premier moteur immobile. Car rien ne s'élevant par soi-même de la puissance à l'acte (42), tout mouvement suppose un moteur ; et s'il n'était pas un premier moteur unique, soustrait lui-même à tout devenir, il faudrait souscrire à l'existence d'une série infinie de causes motrices, pour expliquer n'importe quel changement : ce qui est absurde. — A cette preuve, Aristote joint cette autre, qu'on appellera plus tard la preuve téléologique, tirée de l'ordre, de l'harmonie et de l'unité de l'univers.
dans un sens plus large et nous entendons par là, avec Aristote, la cause productrice dun mouvement, c'est-à-dire d'un changement quelconque. — ') A certains endroits Aristote concentre dans la forme de l'être sa réalité, sa finalité et son mouvement interne. Dans les termes vagues et hésitants auxquels il recourt, des historiens comme Zeller (op. cit., II, 2, p. 328) ont cru découvrir, à tort, la confusion des trois causes formelle, finale et motrice.
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44. Nature de Dieu. — On peut considérer Dieu en luimême et dans ses rapports avec la nature.
Les attributs de Dieu considéré en lui-même se groupent autour de deux notions fondamentales, l'immobilité et la pensée. Le premier moteur demeure dans le repos absolu. Eternel comme le mouvement (dibioç), il est actualité ou forme pure, car tout mélange de potentialité ou de matière introduirait le changement dans son être. Dès lors il est indivisible, toute division supposant un passage de la puissance à l'acte ; incorporel, tout corps étant composé de matière et de forme. L'acte pur, étant ce qu'il y a de plus parfait, doit être pensée. Par sa pensée substantielle, unique et indivisible, Dieu se pense lui-même dans une éternelle actualité. Il est pensée de la pensée (vônaiç vonaeujç). Son auto-contemplation consciente est sa fin, et sa béatitude est parfaite. Il est replié sur lui-même et ignore le monde des êtres changeants, car il ne les pourrait connaître sans changer avec eux.
D'autre part Dieu détermine le mouvement du monde. A quel titre ? En tant qu'il donne l'impulsion initiale au mouvement cosmique, il semble que le premier moteur doive être cause motrice. De fait, Aristote veut que le premier moteur soit en contact avec le monde {de gen. et corr., I. 6. 323) ; or le contact est la condition de l'action motrice (42). Bien plus, Dieu imprime au monde un mouvement circulaire, c'est-à-dire parfait et éternel (48). Le point d'application ou de contact est la périphérie du monde (Phvs. VIII, 10). — Mais le contact du mobile corporel avec le moteur n'exige-t-il pas que celui-ci soit situé dans le lieu, et la réaction du mobile sur le moteur est-elle conciliable avec l'immutabilité de Dieu ? Pour parer à ces difficultés Aristote préfère expliquer la motion divine sur le monde non par une impulsion efficiente, mais par l'attrait de la finalité.
Cause finale du monde, Dieu est le bien vers lequel tendent tous les êtres, et ce désir qui anime la matière de s'approcher du meilleur donne le branle à l'éternelle série des générations ').
') « A cette pensée qui se pense est suspendu le monde, comme une pensée qui ne se pense pas et qui tend à se penser... Dieu meut le monde comme cause
Tout se meut, parce que tout tend vers Dieu. Or, la fin attire par Tamour, et l'attrait que Dieu inspire ne le touche et ne le change en rien. La causalité finale respecte l'intangibilité de Dieu, tandis que la causalité motrice, proprement dite, la compromet.
Cet irrésistible et éternel attrait exercé par l'acte immuable et parfait donne au cosmos une signification optimiste, et exclut toute évolution du bien au meilleur ').
Puissant essai de théisme, la théodicée d'Aristote présente en des questions fondamentales des lacunes que le génie scolastique saura combler. Un doute plane sur la personnalité de Dieu ; celle-ci d'ailleurs est forcément mutilée, puisque tout vouloir est jugé incompatible avec l'immobilité de l'acte pur. Dieu est avant tout un rouage nécessaire à l'explication du mouvement, mais ses rapports avec le monde sont mal définis : Dieu ignore le monde ; dès lors il n'est pas Providence. Une action motrice proprement dite est incompatible avec la nature de Dieu. D'autre part, la finalité exercée par le moteur est difficile à saisir, et entraîne Aristote à une théorie de la nature (47) peu conciliable avec certaines doctrines de sa métaphysique. Enfin l'existence même d'êtres en dehors de Dieu demeure une énigme.
m. — PHILOSOPHIE THÉORIQUE. -MATHÉMATIQUES.
45. Objet des mathématiques. — Tandis que l'objet de la métaphysique est l'immatériel par abstraction, les mathématiques s'occupent de Véteiidne rationnelle et des rapports que son étude engendre. Elles négligent donc tous les attributs corporels sujets au mouvement, et de la sorte traitent de choses qui sont immobiles, isolées par abstraction du corps dont elles constituent
hnale sans se mouvoir lui-même... Cette théologie est un monothéisme abstrait Tous les êtres et tous les faits de la nature sont ramenés entièrement à des causes naturelles. Ce n'est que la nature prise dans son ensemble qui est suspendue a la divinité. » Boutroux, Études d'histoire de philosophie. Aristote, pp. 149 et 140. — •) V. Elser, Die Lekre des Aristoteles iiber das Wirken Gottes Munster, 1893.
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la propriété permanente et inséparable. A côté des mathématiques pures - l'arithmétique et la géométrie - Aristote cite des applications des mathématiques aux arts pratiques, tels que la géodésie ou aux sciences naturelles, comme l'optique, la mécamque l'harmonique, l'astrologie. Ses œuvres de mathématiques sont
^''eu descendant d'un nouveau degré l'échelle des abstractions, nous sommes sur le terrain de la physique.