‹ Histoire de la philosophie médiévale [microform]Chapitre 146 sur 223 · Grammairiens. Siger de Courtrai. Duns Scot · texte numérisé non relu

Grammairiens. Siger de Courtrai. Duns Scot

Avec le grammairien Jean de Garlande (f vers 1252) se mourait à Paris l'enseignement, à la vieille mode, de la grammaire de Donat et de Priscien (cf. p. 152). Elle se revigora au contact de la logique, qui envahit ses cadres et chercha dans la justification de ses règles un nouvel aliment. La grammaire spéculative, qui triomphe à la fin du xili" et au début du XIV' s., est une vraie philosophie du langage, qui n'a qu'un tort : de vouloir à tout prix introduire en grammaire tout le bloc des notions scola>tiques. On lui demande de justifier la liaison du mot et de la pensée, la significatio — de là le titre de maint traité : de modis significaiidi. Le nom et le pronom ont pour fonction de signifier le stable, le verbe et le participe énoncent le devenir ; les parties indéclinables (syncategoremata) ne sont pas de l'essence du langage. Dans le traitement détaillé de chaque partie du discours, on applique des théories comme la matière et la forme, le mouvement, les genres et les accidents '). Parmi les grammairiens de la spéculation, qui furent tous en même temps logiciens, citons outre R. Kilwardby, Siger de Courtrai, Michel de Marbaix, Jean de Dacie et surtout Duns Scot.

tionem vocis ad significandum rem. Suppositio est acceptio termini jam signihcantis rem pro aliquo. Ut cum dicitur homo currit, ille terminus homo tenetu stare pro Sorte vel Platone et sic de aliis. Unde significatio prior est suppositione. Tract, septimus (sans paginât.) édit. Anvers, 1505. — ') On trouvera in intéressant chapitre sur ces questions logico-grammaticales dans Wallerani'. Les œuvres de Siger de Courtrai^ Étude, Chap. V.

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