LOGICIENS ET GRAMMAIRIENS
Uoii vient que Duns Scot ne conçoit point la volonté comme s. Thomas d'Aquin (compte rendu du IV« Congrès scientif. intern. cath. Fribourg. 1898, pp. 631- 645); Vacant, La philosophie de Duns Scot comparée à celle de S. Thomas (Ann. Philos, chrét. 1887-89) ; Seeberg, Die Théologie des D. Scotus, Leipzig, 1900. Le P. Parthenius Minges a redressé une foule de jugements erronés sur Scot dans une série de travaux spéciaux de grande valeur. Voir les ouvrages cités en note, surtout les 2 études des Beitr. Gesch. Phil. Mitt. Voir en outre Das VerhàltnisszwischenGlauben u. Wissen, Theol. u. Philos. ?iach D. S, (Paderborn 1908). On attend de lui une étude d'ensemble annoncée D. Scott doctrina philos, d theol. quoad res praecipuas proposita, exposita et considerata. Du même : Duns Scotus, dans Catholic Encyclopcdia, Washington ; article du P. Raymond dans Dlct. de théol. cathol. — Nombr. études de Belmond sur Dieu d'après D. Scot dans R. de philos. 1908, 1909, 1910 et Études francise. 1910. — Claverie* L Existence de Dieu d'après D. Scot (R. Thomiste, 1909) ; P. Symphorien' La distinction forme lie de Scot et les Universaux (Et. francise, 1909); Desbuts De S. Bonavc7iture à D. Scot (Ann. Phil. Chrét., nov. 1910). Voir aussi La Bonne Parole, Revue Scotiste, paraissant au Havre depuis 1903.
art. VII. — logiciens et grammairiens.
352. Logiciens. Petrus Hispanus. — L'étude de la logique, toute de préparation, était placée en dehors des grandes controverses. Plusieurs s'y sont spécialisés. La large place faite par les lectiones aux traités logiques (p. 307), et l'extension donnée aux sophismata et autres exercices dialectiques expliquent qu'un document universitaire de 1272 puisse distinguer dans les arts les magistri naturalis scientiae des magistri logicalis scieiitiae ').
Le plus célèbre logicien du xiii" s. est Petrus Hispanus (p. 432). Outre des écrits sur la médecine, il est l'auteur des Sinnviulae Logicales, un compendium de logique qui suffirait à montrer combien on était friand d'exercices de pure dialectique. Après un exposé des matières traitées dans la logica vetiis et la logica nova (p. 307) qui occupent les six premiers traités, les suivants, ou les parva logicalia abordent des développements nouveaux qu'on appellera désormais logica 7nodernorn7n. Ce •sont des études sur les propriétés des termes logiques et leurs rapports avec les termes grammaticaux : de suppositionibus '),
') Chart. I, 499. — •) Suppositio est acceptio termini substantivi pro aliquo. Differunt autem suppositio et significatio. Significatio autem fit per imposi-
de relativis, de ampliatione, de appellatione, de restrictione, de distributione. Les SuvimuLae de P. Hispaniis furent appelés à un succès énorme, et on ne compte pas le nombre de ses commentateurs. Georgios Scholarios (Gennadius) au xv^ s. les reproduit presque littéralement dans la luvovi^iç eiç thv 'ApiaioxéXouç XoTiKîîv èTTKJTîîiariv. Les parva naturalia contribuèrent dai.s une grande mesure à enlever à la logique son caractère de méthodologie scientifique, pour en faire une sermocinalis scieiilia, et sous leur influence le milieu du xiv^ s. vit réapparaître le goût des subtilités.