III. — PHILOSOPHIE THÉORIQUE. MATHÉ.MATigi ES
45. Objet des mathématiques. — Tandis que l'objet de la métaphysique est l'immatériel par abstraction, les mathématiques s'occupent de \ étendue rationnelle et des rapports que son étude engendre. Elles négligent donc tous les attributs corporels sujets au mouvement, et de la sorte traitent de choses qui sont immobiles, isolées par abstraction du corps dont elles constituent
finale sans se mouvoir lui-même... Cette théologie est un monothéisme abstrait. Tous les êtres et tous les faits de la nature sont ramenés entièrement à des causes naturelles. Ce n'est que la nature prise dans son ensemble qui est suspendue à la divinité. » Boutroux, Études d'histoire de philosophie. Aristote, * pp. 149 et 140. — ') V. Elser, Die Lehre des Aristoteles iihcr das Wirken Gottes, Munster, 1893.
ARISTOTE
la propriété permanente et inséparable. A côté des mathématiques pures, — l'arithmétique et la géométrie — Aristote cite des applications des mathématiques aux arts pratiques, tels que la géodésie, ou aux sciences naturelles, comme l'optique, la mécanique, l'harmonique, l'astrologie. Ses œuvres de mathématiques sont
perdues ').
En descendant d'un nouveau degré l'échelle des abstractions,
nous sommes sur le terrain de la physique.