J. DE SALISBURY
sur l'opinion d'autrui dominent toute l'œuvre de l'écrivain anglais, et font de lui le principal historien philosophique de cette période.
Le Metalogicus adopte la division platonicienne de la philosophie'), mais l'influence doctrinale d'Aristote est prépondérante. La question des universaux occupe une grande place. Il le fallait, puisqu'à la traiter « le monde avait vieilli, et qu'elle avait coûté plus de temps que les Césars n'en avaient mis pour conquérir et gouverner le monde » ^). J. de Salisbury combat le réalisme outrancier : « qui autem ea esse statuit, Aristoteli adversatur » ^), et il résout la question comme Aristote : l'analyse de la connaissance abstractive le conduit au réalisme modéré/). D'ailleurs, ajoute-t-il, il ne faut pas blanchir dans les écoles sur cette éternelle question. Bien d'autres domaines sollicitent le penseur.
Ce sont avant tout les domaines de la psychologie, et notamment l'étude de nos facultés et de nos actes psychiques. La sensation est un mouvement de l'âme, a7ii7?ia pulsata seiisihiis '), qui nous met en contact avec les êtres sensibles, tandis que la connaissance intellectuelle peut atteindre en outre la réalité immatérielle^). Toute connaissance est d'origine sensible : ars sive scieiitia ongi7ie7n trahit a se7isu ^). Les ratio7ies aeteniae fondent la certitude ^). Le philosophe anglais accentue la dépendance des facultés les unes vis-à-vis des autres, et surtout la répercussion de la vie physiologique sur les autres activités de notre être : l'influence de Constantin l'Africain ici aussi se reconnaît. L'âme est simple et immortelle ^). Ces considérations et d'autres ne sont pas didactiquement développées, mais incidemment émises. Il faudrait des volumes, dit l'auteur, pour étudier à fond les activités et la nature de l'âme '°). Quel dommage qu'il ne les ait pas écrits !
En morale, J. de Salisbury discute et condamne Épicure et
') II, 2 et 5. — *) « In qua labprans mundus jam senuit, in qua plus temporis consumptum est quam in acquirendo et regendo orbis imperio consumpserit Caesarea domus...» Polycrat., VII, 12. — ^) Métal., II, 20. — ^) Ibid., \\, 20. - ') luid., IV, 15. — ') IV, 16. — '') IV, 20. - «) IV, 32 et suiv. - ") IV, 20. - "■)Ibid.
fait le procès détaillé des vices '). Il étudie la Providence et la prescience divine qu'il cherche à concilier avec la liberté humaine '). On trouve aussi de longs chapitres sur l'État, au sujet duquel il examine volontiers les théories des anciens^). Il suit Cicéron et l'écrit d'un pseudo-Plutarque, histittUio Trajani. Ses conceptions sur le caractère organique de l'Etat influencèrent diverses théories politiques du moyen âge ; plusieurs sont reprises dans le De hono regimine principis de Helinand de Fremont.
igi. Isaac de Stella et Alcher de Claîrvaux. — Du
milieu du xii' s. datent deux opuscules psychologiques qui peuvent être considérés comme le produit et le résumé de la psychologie dominante pendant cette première période. L'un, intitulé De animay est une lettre d'ISAAC DE Stella (né en Angleterre, moine cistercien à Citeaux, abbé de Stella en 1147, mort en 1169), écrite en 1162. L'autre, Liber de spiritu et aniinay est probablement la réponse du correspondant d'Isaac, Alcher de Clairvaux ^). Le De anima contient un ensemble de considérations assez décousues rédigées sur les instances d'Alcher ^). Par contre, le Liber de spiritu et anima est conçu sous forme de traité, plein d'érudition, avec des divisions qui devaient lui assurer une certaine valeur didactique. Alcher est imbu de la psychologie augustinienne. Il incorpore la lettre d'Alcuin ad Etilaliam virgiîiem^ et des fragments d'Augustin, de Boèce, d'Isidore, de Cassiodore, de H. de S. Victor et dautres. Alcher compare l'âme à la cité de Dieu ; les définitions qu'il en donne sont d'inspiration augustinienne; quelques unes reproduisent des formules aristotéliciennes, mais sont incomprises. L'âme régit le corps ; elle est liée d'amitié avec le corps, bien que celui-ci
■) Polycrat., VIL — *) Ivii., II, 20, 21. — ') Ibid., IV et V. - ♦) L'identification a été proposée par Stôckl, Gesch. d. Phil. d. Mittel. \, 384 et suiv., et Hai-rk-\u, op, cit., V. 113 (Paris 1892). Dans sa quaestio unica de anima, art. 12, a. I-, S. Thomas attribue ce traité à un moine cistercien anon3'me (Arch. Gesch, Pkil., X, 141, n.). Cf. p. 160. — ^ c Cogisme, dilectissime, scire quod nescio et quod nondum didici docere. > Migxe, P. L., t. 194, coL 1875.
ALAIN DE LILLE
entrave l'exercice de ses activités ; elle chérit sa prison ') Multiples sont les forces de l'âme, mais aucune n'est réellement distincte de l'âme même. Dans diverses et peu concordantes divisions tripartites, l'auteur découvre les vestiges de la Sainte Trinité '). Alcher décrit longuement nos facultés, depuis la vis vitalis et animalis jusqu'à l'intelligence. La sensation est une activité de l'âme, anima per corpus videt ^ ; l'intelligence est une faculté abstractive, lame se connaît elle-même e't par une illustratio divine elle connaît Dieu. Isaac résume la solution des universaux en cette concise et significative formule : « secundae enim substantiae sunt in primis, sed primae a secundis » '), 192. Alain de Lille. — On possède peu de détails sur sa vie. Né vers ii 28, il semble avoir enseigné à Paris ; il assista au troisième Concile du Latran. Devenu cistercien, il prit part à la propagande de l'ordre contre les Albigeois, et mourut à l'abbaye de Citeaux (1202). La postérité lui décerna le titre de doctor imiver salis.
^ Ses principales œuvres sont le Tractattis contra haereticos,
Varscatholicaefidei'), les theologicaeregulae, V anticlaudianus\
le de pianctu naturae. Leur portée est à la fois théologique et
philosophique. Nous ne les étudions ici qu'au second point de vue.
S'il a manié une masse considérable d'idées, le philosophe
hllois n'a pas édifié de synthèse personnelle ; il s^est borné
à recueillir et à concilier entre elles des théories d'origine et de
tendance diverses, accumulées pendant la période finissante.
Esprit prompt, dialecticien consommé, Alain excelle dans la
polémique, et, talent plus rare, il sait revêtir ses idées d'une
livrée poétique qui fait de son œuvre, avec celle de I. de Salis-
HîiL* Sodata namque illi, licet ejus societate praegravetur, ineffabili tamcn cond,t,one d,l,g,t illud ; amat carcerem suum. » De Spiritu et anima, P L., t. 40, '
est attnbue a Nicolas d Amiens par Hauréau et von Hertiing et récemment
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ALAIN DE LILLE
fait le procès détaillé des vices '). Il étudie la Providence et la prescience divine qu'il cherche à concilier avec la liberté humaine '). On trouve aussi de longs chapitres sur l'État, au sujet duquel il examine volontiers les théories des anciens ^). Il suit Cicéron et l'écrit d'un pseudo-Plutarque, Institutio Trajani. Ses conceptions sur le caractère organique de l'Etat influencèrent diverses théories politiques du moyen âge ; plusieurs sont reprises dans le De bono regimirie principis de Helinand de Fremont.
191. Isaac de Stella et Alcher de Clairvaux. — Du milieu du xil' s. datent deux opuscules psychologiques qui peuvent être considérés comme le produit et le résumé de la psychologie dominante pendant cette première période. L'un, intitulé De anima, est une lettre d'ISAAC DE Stella (né en Angleterre, moine cistercien à Citeaux. abbé de Stella en 1147, mort en 11 69), écrite en 11 62. L'autre, Liber de spiritu et anima, est probablement la réponse du correspondant d'Isaac, Alcher de Clairvaux ^). Le De anima contient un ensemble de considérations assez décousues rédigées sur les instances d' Alcher ^). Par contre, le Liber de spiritu et anima est conçu sous forme de traité, plein d'érudition, avec des divisions qui devaient lui assurer une certaine valeur didactique. Alcher est imbu de la psychologie augustinienne. Il incorpore la lettre d'Alcuin ad Eulaliam virginein, et des fragments d'Augustin, de Boèce, d'Isidore, de Cassiodore, de H. de S. Victor et d'autres. Alcher compare l'âme à la cité de Dieu ; les définitions qu'il en donne sont d'inspiration augustinienne; quelques-unes reproduisent des formules aristotéliciennes, mais sont incomprises. L'âme régit le corps ; elle est liée d'amitié avec le corps, bien que celui-ci
') Polycrat., VII. - ') hid., II, 20, 21. — ') Ibid., IV et V. - ♦) L'identification a été proposée par Stôckl, Gesch. d. Phil. d. Mittel. \, 384 et suiv., et Hauréau, op. cit., V. 113 (Paris 1892). Dans sa quaestio unica de anima, art. 12, a. I., S. Thomas attribue ce traité à un moine cistercien anonyme (Arch. Gesch, Phil., X, 14.1, n.). Cf. p. 160. — ^) c Cogisme, dilectissime, scire quod nescio et quod nondum didici docere. » Mjgne, P. L., t. 194, col. 1875.
entrave l'exercice de ses activités ; elle chérit sa prison '). Multiples sont les forces de l'âme, mais aucune n'est réellement distincte de l'âme même. Dans diverses et peu concordantes divisions tripartites, l'auteur découvre les vestiges de la Sainte Trinité '). Alcher décrit longuement nos facultés, depuis la vis vitalis et aiiiinalis jusqu'à l'intelligence. La sensation est une activité de l'âme, anima per corpus videt ^) ; l'intelligence est une faculté abstractive, lame se connaît elle-même et par une illiistratio divine elle connaît Dieu. Isaac résume la solution des universaux en cette concise et significative formule : « secundae enim substantiae sunt /;/ primis, sed primae a secundis»*).
192. Alain de Lille. — On possède peu de détails sur sa vie. Né vers 11 28, il semble avoir enseigné à Paris ; il assista au troisième Concile du Latran. Devenu cistercien, il prit part à la propagande de l'ordre contre les Albigeois, et mourut à l'abbaye de Citeaux (1202). La postérité lui décerna le titre de doctor universalis .
Ses principales œuvres sont le Tractatus contra haereticos, V ars catholicae fidei^), les theologicae regulae, Vanticlaudianns^), le de planctu nattirae. Leur portée est à la fois théologique et philosophique. Nous ne les étudions ici qu'au second point de vue.
S'il a manié une masse considérable d'idées, le philosophe lillois n'a pas édifié de synthèse personnelle ; il s'est borné à recueillir et à concilier entre elles des théories d'origine et de tendance diverses, accumulées pendant la période finissante. Esprit prompt, dialecticien consommé, Alain excelle dans la polémique, et, talent plus rare, il sait revêtir ses idées d'une livrée poétique qui fait de son œuvre, avec celle de L de Salis-
') « Sociata namque illi, licet ejus societate praegravetur,ineffabili lamen conditione diligit illud ; amat carcerem suum. i De Spiritu et anima, P L., t. 40, col. 789. — ') Cap. 6. — ') Cap. 2. - *) lôid., col. 1884. — ') Ce dernier traité est attribué à Nicolas d'Amiens par Hauréau et von Hertling et récemment par Grabmann, op. cit., 11, 459 et suiv. Baeumker croit qu'il appartient à Alain (Handschriftliches zu den Wcrken \des Alanus. Philos. Jahrb., 1894). — *) Adam de la Bassée publia un ouvrage sous le même titre, Hauréau, Not. et e.vtr. V,
242 LA PHILOSOPHIE MÉDIÉVALE JUSQU'A LA FIN DU XIl^ S.
biiry, le monument le plus remarquable de l'humanisme et de la littérature philosophique du xii^ s. A ce titre il a attiré sur lui l'attention de ceux qui veulent reconstituer la chaîne d'or des littérateurs chrétiens du moyen âge. Son style est imagé et élégant, mais souvent allégorique et trompeur. Alain ne doit pas être rangé au nombre des mystiques (Hauréau) ; c'est un spéculatif, alliant le platonisme à des éléments aristotéliciens et néo-pythagoriciens, le tout transposé dans le christianisme. Il n'a pas subi le contact de la littérature arabe, bien qu'il semble avoir connu le de unitale de Gundissalinus, et qu'on trouve chez lui la première citation du livre des causes (v. Deuxième Période).
La logique n'est plus la déesse despotique de la pensée. Elle apparaît sous les traits d^me pâle jeune fille, épuisée par des veilles excessives. Des théories logiques d'Alain, la plus intéressante est sa conception méthodologique de la philosophie : phénomène presque unique au moyen âge, il proclame les droits absolus de la méthode mathématique et déductive, dont il veut poursuivre les applications systématiques sur le terrain même des mystères. On doit préférer l'argument de raison à l'argument d'autorité, que l'on accommode trop facilement à des opinions contradictoires '). Le mystère lui-même est soumis à la syllogistique serrée du philosophe ; toutefois, si l'esprit peut découvrir les motifs de crédibilité, il est incapable de les démontrer scientifiquement.
C'est à la psychologie et à la métaphysique que le docteur lillois réserve ses préférences. Sa métaphysique est inspirée de Boèce, et diffère en maint endroit de l'ontologie péripatéticienne du xii^ s. Par Boèce, Alain connaît la doctrine aristotélicienne des catégories, de la personnalité, des quatre causes de l'être. La matière première n'est pas l'indéterminé, le potentiel, mais une espèce de chaos aiitiqinmiy une masse existante et par conséquent déjà informée : théorie qui n'a rien de commun avec
•) «Ouia auctoritas cereum habet nasum, i. e. in diversum potest flecti sensum, rationibus roborandum est. » Cf. Baumgartner, Die Philos, d. Alatius de Insîiir , pp. 27-38.
ALAIN DE LILLE
celle d'Aristote. Quant à la forme, au lieu d'être le principe constitutif des choses, elle est la propriété ou la somme des propriétés d'un être (p. 142). Dans la question des universaux, Alain est antiréaliste, à la façon de J. de Salisbury.
En psychologie, Alain ne fciit que glisser sur le problème génétique de nos connaissances. Son attention est concentrée sur la nature de l'âme. Car donnant à son œuvre une allure polémique, il démontre, à l'encontre des Cathares, l'immatérialité, la simplicité et l'immortalité de l'âme (Art. II). A raison de sa fausse conception de la forme, il n'admet pas que l'âme soit la forme, la « propriété » du corps ; elle est substance indépendante, unie au corps suivant un connuhitimy une copula maritalis. Un spiritus physicus sert de trait d'union entre l'âme et le corps ; leurs rapports sont réglés par le nombre^ l'harmonie. La conception augustinienne, mêlée de pythagorisme, domine la doctrine d'Alain sur la nature de l'âme ; l'aristotélisme n'y a aucune place. Le nombre pythagoricien apparaît en général, dans la cosmologie du philosophe lillois, comme le principe d'unité des éléments cosmiques, le fonds constitutif de l'ordre. Sa théodicée est augustinienne ; et ses preuves de l'existence de Dieu, bien qu'elles fassent appel au principe de causalité, se ressentent de sa méthode ultra-déductive. Entre le Créateur et les êtres individuels, nous trouvons un intermédiaire, la Nature, servante de Dieu, Dei auctoris vicaria, une espèce d'âme du monde régissant l'univers '). S'agit- il ici d'une réalité distincte, d'un être véritable, ou plutôt d'une personnification poétique des forces de la nature ? Il est difficile de le dire '').
Alain de Lille est le dernier nom marquant du xii' s. La scolastique s'étale, dans toute sa splendeur, à l'aurore du xiii' s. De brusques événements viennent précipiter la période de son apogée, et notamment l'initiation de l'Occident à la riche littérature grecque et arabe (Deux. Période, chap. I).
•) Baumgartner, op. cit., pp. 77 et suiv. — ') Alain jouit d'un certain crédit chez ses successeurs immédiats. Il fut commenté par Raoul (Raduijus) de LoNGO Campo en 12 16, Guillaume d'Auxerre (avant 1231) et d'autres.
On peut se demander ce que serait devenue la scolastique, si, abandonnée à ses propres forces, elle avait poursuivi son développement autonome, sans recueillir ce riche appoint d'idées. Peut-être eût- elle enfanté avec plus de peine, mais avec plus de gloire, les penseurs dont elle s'enorgueillit. Il est juste de reconnaître le travail accompli durant la première période de la scolastique, et la meilleure preuve de l'efficacité de ce travail préparatoire, c'est la rapidité même de l'avènement des grandes doctrines dont s'enorgueillit le xili^ s. Quelques années à peine après l'entrée du nouvel Aristote en Occident, Alexandre de Halès et Albert le Grand conçoivent de vastes systématisations, qui n'auraient pu se faire dans un milieu non préparé à les recevoir.
Au demeurant, le xiii* siècle pourra toujours revendiquer la gloire d'avoir agrandi l'édifice scolastique dans de vastes proportions, et distribué toutes ses parties suivant une unité harmonique ').
193. Bibliographie. — Œuvres de Hugues de S. V., P. L., t. 175-177. Sous le nom de H., le moyen âge a faussement inscrit beaucoup d'ouvrages. Cf. Hau- RÉAU, Les œuvres de H. de S. Victor. 1886 et Notices et extr.. passim. de Ghel- IJXCK, La table des matières de la fc édit. des œuvres de H. de S. V. (Recherches 4e science relig. 1910, p. 270). R. a S. Victore opéra, P. L. 194. — Ouvr. de J. Salisbury P. L.. t. 199. Webb a publié une édit. crit. du Polycraticus y. Sareshurensis ep. Carnotensis Policratici... /. F/// (Oxford 2 vol., 1909 avec une préface sur les manuscrits, édit ., les auteurs cités par J.de S.— Œuvres d'Alain de Lille, P. L., t. 210.N0uv.edit.de Anticlaud.ci de planctu naturae par Wright <Rer. britannic. script, m. aevi,London,i872, vol. II). Œuvres d'Isaac de Stella P. L., t. 194; d'Alcher de Clairvaux, t. 40. Sur des écrits apocryphes d'Alain, V. Hauréau, Not. et extr. de qles ms., V, 509, 547, 548 etc. Cf. p. 242, n. 5.
A. Mignon, Les origines de la scolast. et H. de S. Victor (2 vol., Paris. 1895). Bon ; J. KiLGENSTEJN, Die Gotleslehre des H. von S. V. nebst einer einleitenden Uiitersuchung iiber H' s.Leben u. seine hervorragendsten Werke, (Wurzburg, 1898); H. OSTLER, Die Psychol. des H, von 5. Viktor. Ein Beitrag Z. Gesch. d.
•) Nous ne savons où classer Petrus Compostellanus (milieu du xii« s.), auteur de deux livres de consolatione rationis en prose et en vers, qui par leur forme rappellent le de consolatione philosophiae de Boèce. Les Beitr. Gesch. Phil. Mitt. annoncent une édition de Pedro Blanco, Des Petrus Compostellanus Ae consolatione rationis.