‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 10 sur 137 · Cité par Laforet, O. cit., p. 152, s · texte numérisé non relu

Cité par Laforet, O. cit., p. 152, s

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a pénétré jusque dans l'essence du raisonnement, dont il a reconnu les lois nécessaires et immuables. . . Pour expliquer la composition de l'Organon, il n'est pas besoin de sortir de la Grèce : les sophistes et Platon (et l'Ecole d'Elée) ont fourni plus de matériaux à Aristote que le Nyaya parfaitement traduit, texte et commentaires, expliqué, développé pour son usage, par les plus savants des Brahmanes, n'aurait pu lui en donner... Le Nyaya, si Aristote l'eût connu, aurait bien pu exciter sa curiosité, mais certes il ne lui eût rien appris. ”

L'âme humaine est le premier objet de la connaissance, Immortelle, soumise à la loi de la transmigration, cette âme ne sera vraiment heureuse que lorsque, débarrassée de tout corps, elle vivra dans une quiétude absolue, exempte de toute action et de tout mouvement. Gotama refuse-t-il aussi à l'âme dégagée du corps, toute intelligence et toute conscience ? On ne saurait l’affirmer catégoriquement, faute de preuves, bien que tout nous porte à le croire. Cependant, il enseigne que l'âme connaît, sent et veut ; mais il confond un peu toutes ces choses, et, pour lui, volonté et sensibilité sont s;n0nymes.

En fait de morale, sa doctrine est celle de Laotseu. Le non-agir, voilà le signe et la condition de la perfection. L'activité est donc la source de la faute et celle-ci pousse à l’action. Quant à Dieu, Etre infiniment parfait, principe et fin dernière de toutes choses, Gotama n’en fait aucune mention. Les faussetés de la philosophie de Gotama sont trop

évidentes pour qu'il soit nécessaire de faire une critique spéciale de son système,

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