Laforet, op, cit., P
[21 Op, cit. P. 165.
manisme, Eminemment métaphysique, elle traite de la nature de Dieu dans ses rapports avec le monde et spécialement avec l’homme. Elle fait la guerre aux systèmes athée de Kapila et atomiste de Kanada.
Le l’édanta enseigne que l'existence de Dieu ne se démontre pas ; l'idée de Dieu git au fond de toute intelligence, et, quoi qu'il fasse, l'homme pourra l'amoindrir mais jamais l’anéantir, Ce Dieu est éternel, omniscient, raisonnable, ur esprit ; il jouit de l’ubiquité et du bonheur parfait, Souverain maitre de toutes choses, le monde entier lui obéit. Ce Dieu, pur esprit, le J’édanta le confond avec la substance de l’univers. Il le regarde “ comme une sorte de foyer dont les êtres particuliers ne sont que des étincelles ”, il l'appelle “ la lumière du monde, dans
Jl'acception sensible du mot, l'élément éthéré et le
souffle qui anime tous les êtres L'univers se confondant avec Dieu, émane natur- ment «le lui et n'en est pas substantiellement distinct ; il en procède par voie d’émanation. C'est une métaphysique panthéiste.
L'âme humaine vient de Brahma, elle en est une portion “ comme l’étincelle l’est du feu”. Active, elle ne peut cependant pas agir lorsqu'elle est privée des sens et de leurs organes. Elle jouit d’une immortalité impersonnelle. Le mysticisme du l’édanta est extravagant et immoral. Avec l'absorption toute