‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 122 sur 137 · PET · texte numérisé non relu

PET

P: Kleutgen, S, 1° CISTT-1883), COmposait sa Ps. losophie de l'antiquité, Plus tard, il écrivit un Ouvrage de grande Valeur, sous Je titre de La Philosophie Scolastique + 9sée ct défendue.

temps après, Albert Stoeck] (1822- Son Histoire de Ja P?

Pas long- 1895) Composait ilosophie du Moyen âge. Nom-

mons encore le P.

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(/nstitutiones Juris naturalis) ; le P. Cat} (Philosophie morale,

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stoire de l'Eglise du moy Dr Schreid (Philosophie de la nature d'apr Thomcs).

395. En France. Lorsque ï.éon XIII adre au monde catholique $ Patris, le Cartésianisme et losophie e- honneur dans l

-naïres de France.

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s 8es furent publiés pour la défense de la Philosophic Scolastique qui,

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es logicales, Th. Meyer, 1erein, S, J., le Socialisme) : les P, Denifle, O, P., et Ehrle, S, dé des articles sur : Archives pour la Littérature ue l'Histoi en âge ; ès saint

ssait avant l'Encyclique Æterni

la phi-

1868. Vinrent ensnite un court traité: De l'union substantielle de l'âme et du corps, par Monseigneur Sauvé, recteur de l'Université catholique d'Angers, et une Doctrine de la connaissance, par Monseigneur jourquard de la même institution. Le comte Domet de Vorges (1829-1911) publia, en 1875, sa Métaphysique en présence des sciences. Ce philosophe est un de ceux qui, en France, contribuèrnt le plus à la restauration du thomisme. En 1884, de concert avec Monseigneur D'Hulst (1841-1896), premier recteur de l'Institut Catholique de Paris, et Gardair (1846-1911), Domet de Vorges fondait la Société de saint Thomas d'Aquin pour l'étude de la philosophie chrétienne. Auteurs de remarquables ouvrages !, ces trois philosophes démontrèrent d'une façon brillante que la vieille scolastique était digne d'être étudiée même par les wltra-modernes.

Le chemin était tracé, il ne s'agissait plus que de le suivre. Et nombreux furent ceux qui, dans la suite, s'engagèrent dans la voie nouvelle. Contentons-nous de nommer les princirau © J. Didiot, (1840-1903), professeur à l'Institut Catholique de Lille, enrichit la littérature scolastique d'un excellent ouvrage intitulé: Contribution philosophique à l'étude des sciences: Albert Farges, prêtre de St- Sulpice, est l’auteur jussement remarqué d'une série d'études philosophiques, comprenant neuf volumes,

t. CE. Perrier, 7he Revival of Scholastic Philosophy, pp. 212-213.—Revue de Philosophie, ver nov. 1911, p. 610etsuiv. Revue Néo-Scolastique, nov. 1910, pp. 589-590.

dont le but est de * Vulgariser "4 théories d'Aristote et de saint Thom. : et ler accord avec les sciences”, Ces études sont d'une haute valeur ; Vallet, aussi de la Compagnie de St-Sulpice, a écrit nue Histoire de da Philosophie, Le kantisme et le Positivisme : Monseigneur flic Blanc, professeur à l'Institut Catholique de Lyon, bien connu, pe ir un Traité de la Philosophie Scolastique, 1ne Histoire de la Philoso- Phie, et l'articulièrement de la Philosophie contem- Poraine, et Je Dictionnaire de Philosophie ancienne, moderne et Contempo ne, En 1903, il a fondé La Pensée Contemporaine, revue qui a pour but de défendre la philosophie thomiste, Avec l'abbé Farges, Monseigneur Elie Blanc est aujourd'hui, en France, un des Champions Jes Plus écoutés . la Philosophie traditionnelle, Le Fe: Coconnier, de dre des Dominicains, par Son ouvrage L'âme humaine, à réfuté d'une façon Savante le Matérialisme, en se serv:.nt des Principes C2 Ja Scolastique. Le P, de Rég

Jésuite, est Célèbre par sa Métaphysique des aus... Monseigreur Chollet, évêque de Verdun, ancien professeur à l'Institut Catholique de Lille, a Publié une série d'études Psychologiques où il met à contribution l'enseignement thomiste. De nos jours, en France, dans les i liques, il Y a tout un groupe de losophie, amis sin- Ê ” €t soucieux d'en ass

7, COMmparé à

est peut-être ce qui a été de

mieux écrit sur cette question ; à Lyon, Monseigneur Elie Blanc, et à Toulouse, M. Michelet.

Mentionnons encore quelques noms de philosophes français qui, appartenant à différents ordres religieux, enseignent aujourd'hui dans les universités étrangères : le P. Mandonnet, qui est un spécialiste et une autorité dans les questions philosophiques du moyen âge; son principal ouvrage est : Siger de Brabant et l'Averroïsme latin au XIIIe siècle; les PP. Hugon et Garrigout-Lagrange, professeurs au Collège Angélique, à Rome. Ces trois religieux appartiennent à l'ordre des Dominicains. Ceux-ci, en 1803, fondèrent, à Paris, la Revue Thomiste. Le P. Peillaube, mariste, professeur de philosophie à l’Institut Catholique de Paris, fonda la Revue de Philosophie, en 1800. La Pensée contemporaine prit naissance à Lyon en 1903. Ces trois revues, chacune en son genre, propagent activement les idées scolastiques, non seulement en France, mais aussi à l'étranger.

396. En Belgique. — Jusqu'à la moitié du XIX° siècle, la Belgique fut le foyer de l’ontologisme. Les principaux représentants de cette théorie ont été Ubagh, Laforet, Claessens et Moeller, tous professeurs à l'Université de Louvain. Après sa condamnation (1861), l’ontologisme disparut, petit à petit, pour faire place à la philosophie de saint Thomas. Un des hommes qui contribuèrent le plus à la chute de la doctrine de la vision immédiate de Dieu, a été le Père Lépidi, Dominicain, longtemps préfet des études au couvent de l'!mmaculée Conception, mai-

son de son ordre établie à Louvain. Il fit une solide réfutation de l'ontologisme dans un ouvrage qui a pour titre: Examen bhilosophico-theologicum de ontologismo. L'auteur Y montre que l'ensei- &nement d'Ubagh et consorts, manque de fondement, et que les textes de saint Augustin et de saint Thomas, apportés par les ontologistes à l'appui de leurs dires, ne sont nullement concluants. Parmi les ouvriers de la première heure qui, en Belgique, travaillèrent à la restauration de la scolastique, citons encore Van Weddingen, aumônier de la cour. On lui doit un grand ouvrage de 900 pages :

Essai d'introduction à ‘étude de la Philosophie, dont s'énorgueillit à bon droit la littérature thomiste. On peut dire que le principal centre du thomisme en Belgique est Louvain, célèbre par son université. Et dans cette ville, la néo-scolastique a Pour foyers le Collège des Jésuites et l'/nstitut supérieur de philosophie. Parmi les Jésuites, sont dignes d'une mention spéciale les Pères de San, Lahousse, Castelein, Van der Aa : tous auteurs de remarquables ouvrages.

L'abbé Désiré Mercier, aujourd'hui cardinalarchevêque de Malines, inaugura un cours de philosophie scolastique à l’Université de Louvain, en 1882. Le succès de son enseignement amena Léon XIII, jadis nonce apostolique à Bruxelles, à demander au cardinal Gossens, alors archevêque de Malines, la fondation d’un institut de philosophie thomiste. Comprenant les difficultés financières que rencontreraient les promoteurs du mouvement, le

— 388 = pape envoya la somme de 160,000 francs à l'archevêque de Malines, et par un bref du 8 décembre 1889, sanctionna le plan du nouvel institut, dont l'inauguration eut lieu le 2 décembre 1894. L’Institut Léon XIII — tel est le nom de la fondation nouvelle — était créé. L'abbé Mercier en fut nommé président. Les deux mots qu'il choisit pour devise: nova et vetera, nous donnent tout son programime. Nova, c'est-à-dire, prendre intérêt aux théories modernes, les envisager sous toutes leurs faces pour en saisir le point faible et découvrir leurs erreurs, tout en leur concédant volontiers leur part de vérité; vetera, ne pas rejeter toute tradition, à l'exemple de ceux qui, au nom d'une modernité mal comprise, veulent construire l'édifice de la science nouvelle sur les ruines de ce qui a existé avant eux. Il se déclara thomiste, ou plutôt néo-thomiste, partisan de la philosophie du moyen âge, non pas au sens d’un traditionalisme aveugle, mais en scolastique désireux d'adapter ses investigations et ses méthodes aux besoins présents. Avec une ardeur acharnée, il se mit à l'étude, compulsa tous les nouveaux traités de philosophie vraie ou fausse, les lut, les médita page par page, sans crainte de compromettre la cause dont il se faisait le champion ?. Cette préoccupation constante d'étudier la pensée contemporaine est un des traits caractéristiques de l’enseignement de l’Institut de Léon XIII, et des écrits de

1, J.-A. Robert, L'/nstitut supérieur de Philosophie à Louvain, dans La Nouvelle-France, janv. 1907.

ses professeurs, Les œuvres du cardinal Mercier, traduits en plusieurs langues, comprennent une Logique, Métaphysique générale, Critériologie, Psychologie. Autour du président de l’Institut vinrent se grouper des hommes de grand talent. Citons : le chanoine Nys, Monseigneur Deploige, aujourd'hui président de l'Institut, MM. de Wulf, l'historien classique de Ja philosophie médiévale, Defourny et Michotte, dont les travaux sont connus dans le monde entier. L'Institut Supérieur de Philosophie 4 un organe, La Rezue néo-scolastique, publication trimestrielle, dont les articles originaux sont justement appréciés. La gloire et le mérite de l'Institut Léon XIII sont d'avoir mis en honneur l'enseignement traditionnel et d’avoir montré, à la grande surprise de plusieurs, comment la doctrine d'Aristote et de saint Thomas, vicille de plusieurs siècles, possède encore assez de vitalité pour tenir le haut rang à côté des conquêtes scientifiques modernes et des doctrines reçues de nos jours.

397. En Angleterre.—Peu de temps après l'apparition de l'Encyclique Æterni Patris, le P, Harper, S. J., publia sa Métaphysique des écoles, qui est une Première tentative en faveur de la restauration thomiste. Signalons aussi les ouvrages remarquables publiés par des Pères Jésuites, professeurs au collège de Stonyhurst, ouvrages connus sous le nom de Stonyhurst Philosophical Series. Ces écrits sont : Logique (Richard F. Clarke, S, J.); Les Premiers Principes de la Connaissance (John Rikabay, S. J.) ; Philosophie morale (Joseph Rickabay, S. J.) : Théologie naturelle (Bernard Boedder, S. J.): Psycho-

logie (Michael Maher, S. J.); Métaphysique générale (John Rickabay, S. J.); Les théories de la connaissance (Leslie J. Walker, S. J.. M. A. }); Economie politique (C. S. Devas). Dans les séminaires et les institutions catholiques d'enseignement secondaire, en Angleterre, c'est aussi la philosophie scolastique qui est en honneur.

398. Aux Etats-Unis.—Le premier ouvrage écrit aux Etats-Unis pour la défense de la philosophie scolastique, fut celui du Père Jouin, S. J. (1818-1890), professeur au Collège St-Jean, appelé depuis Fordham University. L'œuvre du Père Jouin comprend ‘trois volumes successivement parus, dont deux écrits en latin et l'autre en anglais: Elementa Philosophie, Logic and Metaphysics. Elle eut plusieurs éditions. Viennent ensuite les ouvrages de Walter H. Hill, S. J. (1822-1907), à l’usage des étudiants de l’Université de St-Louis dont il fut professeur. Mentionnons encore les courts traités de philosophie scolastique du P. Coppens, S. J.: À Brief Text-book of Logic and Mental Philosophy. Citons : John J. Ming, professeur de philosophie morale au Casinius College, Buffalo, (The Data of Modern Ethics cramined); le Frère Chrysostôme, professeur au Manhattan College, à New York (Elementary Course of Christian Philosophy) ; le P. Van Becelaere, Dominicain, (La Philosophie en Amérique depuis les origines jusqu'à nos jours); W. Turner, S. Th. D. (History of Philosophy). Tous ces auteurs sont des champions de la philosophie thomicte aux Etats-Unis. L'Ur' .,sité Catholique, fon-

dée en 1888, à Washington, pour l'éducation supérieure des jeunes clercs et des jeunes laïcs, est aujourd'hui le centre du thomisme dans la grande République américaine. Elle à pour organe le Catholic University Bulletin, et ses plus éminents Professeurs sont Edmond A. Pacs, Edmond T.

Shanahan, ancien élève du cardinal Satolli.

399. Au Canada. — Le centre du thomisme au Canada est, sans conteste, l'Université Laval, à Québec. C’est là, tout d'abord, qu'ont été suivies à la lettre les instructions de Léon XIII. Et aujourd'hui, les études de philosophie sont organisées d'après un plan exactement semblable à celui de l’Université de la Propagande, à Rome. Les initiateurs du mouvement furent les abbés O.-E. Mathieu, actuellement évêque de Régina, Saskatchewan, et L.-A. Paquet :, encore professeur de Théologie dogmatique à l'Université Laval. À leur retour de Rome, en 1883, où ils avaient subi chacun de brillants examens, l'abbé Mathieu, les doctorats en Philosophie à la Grégorienne, et en saint Thomas, devant l’Académie Romaine fondée sous le vocable de l’Ange de l'Ecole, l'abbé Paquet, le doctorat en théologie devant le Pape Léon XIII, plusieurs cardinaux et l'élite de la société intellectuelle de Rome, tous deux, avec l'assentiment des autorités de l'Université, et du cardinal Taschereau, archevêque de

1. Avec les abbés Mathieu et Paquet, collaborèrent aussi à cette œnvre de réforme, l'abbé Alphonse Lemienx, aujourd'hui Provincial des Rédemptoristes au Canada, et l'abbé Henri Gouin, ancien professeur à l'Université Laval,

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Québec, firent inscrire la philosophie et la théologie thomistes au programme des études. L'abbé Paquet, aujourd'hui protonotaire apostolique, commença la publication de ses Disputationes theologice, commentaires justement appréciés de la Somme de saint Thomas, en six volumes. Ces commentaires sont le manuel suivi à la faculté de Théologie. L'abbé Staaislas-A. Lortie, professeur de dogme à la Faculté de Théologie, vient, à soi tour, de publier un ouvrage philosophique en trois volumes, intitulé : Elementa philosophie christiane. C'est le manuel suivi actuellement par les élèves des classes de philosophie de l’Université Laval et de tous les collèges classiques. En dehors de Québec, le thomisme, au Canada, rencontra aussi de fervents adeptes. Citons, en particulier, Monseigneur A. MacDonald, évêque de Victoria, C. A., bien connu pour ses articles en faveur de la scolastique, publiés dans le Casket; et dans quelques revues d'Europe et des Etats-Unis, le Frère Symphorien-Louis, des Ecoles Chrétiennes, qui fit paraître, à Montréal, en 1905, un Précis de Métaphysique; Monseigneur Desaulniers, professeur au Séminaire de St-Hyacinthe, auteur d’un cours complet de philosophie scolastique qui ne fut jamais publié.

400. Dans les autres. pays. — Disons brièvement que la renaissance de la philosophie scolastique se pr duisit aussi en Suisse, surtout à Fribourg, célèbre par son Université où enseigne le P. de Munnynck, Dominicain, thomiste de haute envergure, qui a publié des ouvrages remargq ‘ables, Le mouvement

s'est étendu aussi à la Hongrie, à l'Autriche, à la 30hême, au Portugal, au Mexique, au Brézil. Ce Pays est renommé par la faculté de San Paolo, où professe Monseigneur Sentroul, un belge, agrégé de l’Institut supérieur de Philosophie de Louvain, et qui a écrit: L'objet de là métaphysique selon Kant et selon Aristote !.

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