‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 20 sur 137 · Laforet, op. cit · texte numérisé non relu

Laforet, op. cit

ne ne rm einee

une très large place. Elle est donc tout-à-fait oppo-

sée à l'école ionienne.

33. Pythagore, — | ‘Ythagore naquit à Samos ve rs 600 av. J.-C. Après avoir beaucoup voyagé, il se fixa à Crotone, dans la Grande Grèce, où il ouvrit une école de philosophie. D'après certains historiens, il mourut vers 504, à Métaponte, victime d'une émeute soilevée par le parti démocratique.

Les pythagoriciens ne formaient pas seulement une école, mais aussi une espèce de congrégation d'ascètes dont les membres s'engageaient à professer les mêmes doctrines en religion, en morale et en politique. Ils devaient garder le silence Je plus rigoureux durant cinq ans et professaient la soumission la plus absolue à l'autorité du maitre. Le Mmagister dixit était le dernier argument dans les discussions, et suffisait à clore le débat, Parmi les disciples de Pythagore, on mentionne spécialement

Philolaïüs de Crotone et Archytas de Tarente.

Pour Pythagore, le nombre vst le principe et la matière des êtres. C'est ce que témoignent Philolaüs, son disciple, et Aristote. Comment Pythagore en est-il arrivé à cette conclusion ? Il ne faut pas oublier que les mathématiques étaient particulièrement cultivées par les Pythagoriciens et que pardessus tout, l'unité, l’ordre, l'harmonie était une des préoccupations Constantes de leurs recherches

philosophiques. Or l'harmonie est le résultat de la combinaison des nombres, et ceux-ci sont produits Par l'union du pair (fini, déterminé) et de l'impair (infini, indéterminé). D'autre pat, Philolaüs re-

Oppo-

S Vérs

il se >uvrit histod'une

ment ation esser t en plus sou-

Le disdisent

tla ilo-

Connait que les choses sont constituées par deux Principes : le limitant et l'infini ou indéterminé, * 1]

” Ce qui revient à dire que l'impair (infini, indéterminé) et le pair (limitant, fini, déterminé) son: les éléments des êtres, Or l'impair

et le pair, suivant les Pythagoriciens, forment le nombre, Le nombre est donc le premier principe des choses. Voilà Pourquoi, au dire d’Aristote, toutes choses leur “ ont Paru (aux Pythagoriciens) formées à la ressemblance des nombres, et les nombres étant d’ailleurs antérieurs à toutes choses, ils pensèrent que les éléments des nombres sont les éléments de tous les êtres, et que le ciel tout entier est une harmonie et un nombre *”, Tout ce qui existe est un mélange de pair et d'impair, et Partant, un nombre et une harmonie, A la tête des nombres est l’Uyn Premier qui représente Dieu, Unité vivante, ontologique, Dieu est entouré du vide, Ce vide, Opposé à l'Un est éternel et infini Comme lui. C'est de l'Un et du side que le monde nait éternellement. Entre l'Un et le vide, il Y a tendance à s'unir. Une fois que le side est entré dans l’Un, il y introduit la séparation ; et cette division donpe naissance au monde. Ce monde est éternel ; produit, il a dû Commencer, logiquement, où dans l’ordre de la Pensée, oui ; chronologique-

Page 1