‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 34 sur 137 · De Wulf, /Zis/oire de la Philosophie médiévale, P · texte numérisé non relu

De Wulf, /Zis/oire de la Philosophie médiévale, P

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but final de la vie doit être la recherche du plaisir, non pas d'un plaisir calme, mais mouvementé, La satisfaction actuelle immédiate, violente, de ses inclinations, sans se soucier de l'avenir, telle doit être la fin de l'homme qui, cependant, doit s'efforcer à rester maître de lui-même. Aristippe eut pour disciple Hégésias. Celui-ci, prétendant qu'en ce monde, les peines l'emportent sur les plaisirs, proclamait que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Aussi, sa théorie pousse au suicide. Iégésias à mérité Je surnom d'*orateur de la mort". Dans l'école Cyrénaïque on trouve les germes de l'épicuréisme.

82. Ecole Cynique. — Antisthène, né à Athènes, vers l'an 422 av. J.-C. fut le fondateur de cette école. Il avait suivi durant quelque temps les leçons du sophiste Gorgias, et après avoir assisté à un entretien de Socrate, il fut frappé par le dédain que ce philosophe professait pour les ‘richesses, par son mépris des maux de ce monde, et la maitrise de lui-même. Aussi bien il voulut l'iiter, mais il dépassa les bornes. Il réunissait ses auditeurs dans le Cynosarge, gymnase situé près du temple d'Héraclès. Leur mépris Pour toute décenre leur a mérité le surnom de cynique (chien). Le plus typique de ses disciples fut Diogène que Platon appelait le Socrate en délire. Ce philosophe affectait la plus grande sévérité et le plus grand dédain Pour tous ses semblables. Il n'avait qu'un tonneau pour habitation, et en plein midi, il passait sur les places publiques avec sa lanterne allumée, cherchant un homme, disait-i]. L'école cynique a donné naissance au Stoicisme.

Troisième Période PHILOSOPHIE POST-SOCRATIQUE

83. Caractère de la Philosophie Post-Socratique. — Durant cette troisième période, la philosophie abandonne les hautes spéculations métaphysiques qui avaient fait les délices de Platon et de Socrate, pour ne s'occuper que du côté pratique des choses. C'est la morale qui prend le dessus, et le souzerain bien de l'homme, son bonheur et sa perfection forment l'objet principal d'étude pour ies philosophes de cette époque.

Aussi bien, cette tendance de la philosophie était la conséquence logique des événements qui se déroulèrent en Grèce après la mort d'Aristote. La bataille de Chéronée (338) mit fin à l'indépendance de ce beau pays. La Macédoine d'abord, et Rome, plus tard, devinrent tour à tour maîtresses de la situation. Subjugués, vaincus, les Grecs, avec la liberté, perdirent cette puissance synthétique qui est un des traits distinctifs de leur génie. Et les penseurs du temps, frappés des malheurs qui accablaient leur patrie, renoncèrent aux études spéculatives pour rechercher les moyens pratiques d'avoir la sécurité. Voilà pourquoi leurs doctrines sont marquées au coin de la plus grande préoccupation utilitaire, tant il est vrai que la philosophie d'un peupie ne se sépare pas de l’histoire de ce peuple.

Tout naturellement, à cause de la conquête macédonienne et de la dispersion des Grecs, la philoso-

phie perdit son caractère nationaliste, et devint, comme la civilisation, cosmopolite.

Le problème posé alors était celui du bonheur, Tous admettent que le bonheur consiste dans la quiétude de l'âme, mais divers sont les moyens suggérés Pour y parvenir. De là les différentes écoles qui, chacune à sa manière, essayèrent de donner une réponse satisfaisante à la question. Ce fut l'école sceptique, l'école épicurienne, l'école stoïcienne et l'école néo-platonicienne.

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