TROISIÈME ÉPOQUE
LA PHILOSOPHIE MODERNE 220. Caractères de la Philosophie moderne, —
1° Ennemie de toute autorité: autant la philosophie du moyen âge avait respecté — sans y adhérer en tous points — l'enseignement des grands penseurs, autant celle de l'époque moderne fut insoumuse et indépendante, Elle ne fit aucun cas de ce qui avait été dit avant elle. Quelle que soit l'opinion des autres, même s'ils jouissent d'une haute réputation, la vérité n’en dépend pas, puisque, selon Bacon, “la vérité est fille du temps (c'est-à-dire de l'expérience), non de l'autorité ”. Et cette indépendance de toute autorité amène gécessairement la Séparation totale de la philosophie et de la théologie, de la raison et de la foi. 2° Préoccupée à l'extrême de la méthode: à celle-ci, en effet, elle donne une importance exagérée et la renouvelle complètement. La méthode devient subjective et consiste dans une critique de l'esprit, de ses lois, de ses moyens de connaître. Dans cette critique, dans cette analyse subjective de l’entendement, on cherche les conditions et les limites de la science. Jusque là, on avait suivi une marche plutôt synthétique. La philosophie mo-
derne à la synthèse substitue l'analyse, l'obsers'ation, mais d'une manière exagérée.
221. Divisions. — Nous partagerons cette époque, comme les précédentes, en trois périodes :
1 période : le dix-sehtième siècle.
ame période : le dix-huitième siècle.
3% période : le dix-neuvième siècle.
Première Péricde