‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 88 sur 137 · Boutroux, Æfudes d'Histoire de la Ph ilosophie, p · texte numérisé non relu

Boutroux, Æfudes d'Histoire de la Ph ilosophie, p

siècle. Mais on le place immédiatement après Reid, parce qu'il fut son plus fidèle et son plus célèbre disciple. C'est dire que Stewart continua Reid avec cette seule différence qu'il attache plus d'importance que son maître à l'association des idées. Il a fait la distinction entre les associations essentielles et les associations accidentelles. Les premières comprennent les associations de principe et de conséquence, de genre et d'espèce, de cause et d'effet, de substance et de mode, de moyen et de fin. Les deuxièmes contiennent les associations de contiguité, de ressemblance, de contraste et de signification.

296. William Hamilton ( 1788-1856) fut aussi un fervent adpte de l'Ecole Ecossaise, et pour cette raison, logiquement, il appartient au XVIIIe siècle. Il a été surnommé le Kantien de cette école, parce qu'il y a introduit le criticisme. En psychologie, il proclame que le relativisme est la loi essentielle de l'intelligence. Quand l'intelligence pense, elle établit une relation entre elle-même et ce qu'elle pense. Penser une chose, c'est la conditionner, c'est la limiter à celui qui la pense. Et donc, l'intelligence est soumise à la loi de la relativité. De cette loi il déduit que l'absolu, l'infini, sont inconnaissables. L'absolu. en effet, l'infini, sont illimités, inconditionnels. Et nous savons que connaître, c'est conditionner, c'est limiter. Par conséquent, il est contradictoire que l'absolu soit connu, c'est-à-dire que l'inconditionnel soit conditionné. Cependant il faut croire à l'absolu. En logique on attribue à Hamilton ia théorie de la quantification du prédicat dans une proposition. Jus-

qu'à lui, seul, le sujet d'une proposition était soumis à la quantification. Quand on pense que Dieu est bon, on classe Dieu sous l'extension du prédicat bon, on délimite la partie du prédicat occupée par Dieu. Or, la logique a pour but d’“ énoncer explicitement dans le langage, tout ce qui est contenu implicitement dans la pensée ”. L'exposé et la critique des théories d'Hamilton ont été faits par Stuart Mill.

Page 1