‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 91 sur 137 · Division de la Philos · texte numérisé non relu

Division de la Philos

En histoire de

st dans la + 3° l'olon-

qui exclut Pas. suivant ses rapports,

à une vérité,

croyance à la

ophie Kantienne, la doctrine de Kant Où /déalisme.

nigsberg a donné S Réalistes Ces problèmes

la philosophie, s'appelle ou Criticisme, le philosophe de Kœ autre que celle de s'est posés.

C'est dire que

une solution aux problèmes qu'il * On peut les ramener deux : le Problème de la science et le Problème d croYance. Kant €Xpose et résout le Premier dans sa Critique de la raison pure: le deuxième fait ! de la Critique de là raison Pratique.

300. Problème de la science selon Kant. — ;; science — pour Emmanuel Kant e la sensibilité, perfectionnée par achevée par Ja raison.

Cultés : sensibilité, matière des trois

nl Ce {a

bjet

st élaborée par l'entendement. et La critique de ce Chteñndement et raison, fait la

Srandes divisions de Principale : Critique de

S trois fa-

son œuvre

la raison pure, La première

Es 270 sai

partie a pour titre: Esthétique transcendentale; la seconde : Analytique transcendentale, et la troisième : Dialectique transcendentale. Chacune se qualifie de transcendentale, parce que, d'après leur auteur, toutes trois aboutissent à une solution bien supérieure à celle qui fut donnée jusqu'alors par l'empirisme ou le epticisme de Hume, l'intellectualisme ou le dogmatisme de Wolfe,

1" Esthétique :ranscendentale ou Critique de la sensibilité. La sensibilité comprend le sens intime (la conscience) et les sens externes. Elle fournit des notion intérieures sensibles et des notions extérieures. Ces notions constituent la matière de la connaissance ou l'élément à posteriori. Mais toutes les sensations tactiles, visuelles, ete, (notions extéricures) que nous éprouvons, nous apparaissent étendues, et donc, dans l'espace. Aussi, les faits de conscience qui se passent en nous, paraissent se succéder les uns aux autres; et donc, les uns sont avant, les autres viennent après ; autrement dit, ils sont dans le temps. Espace, temps, sont comme deux formes qui localisent les sensations tactiles, sisuelles. et les phénomènes de conscience, à tel endroit et à tel moment. Ces formes sont appelées éléments a priori de la connaissance. Elles sont antérieures à toute expérience (interne et externe). elles sont, non des objets de perception, mais des manières de percevoir les objets, manières à nous imposées par la constitution de notre esprit et non par l'évidence objective. Ces formes jouent le rôle des lunettes qui impriment leur couleur aux objets

regardés. Et la conclusion qui s'impose sensibilité nous fait connaitre les choses (intérieures et extérieures) non pas comme elles sont en elles-mêmes, mais bien telles qu'elle nous les représente aux moyens de ces formes Subjectives et a priori d'espace et de temps. Notre connaissance sensible se ratiètie

est que la sensibles

à des apparences, 2° Analvtique transcendentale, où critique de l'entendement, Par cette Connaissance sensible, nous sommes en possession «le la inatière brute de la connaissance, où mieux, de son apparence, par exemple : de l'apparence de tel ou tel objet extérieur, de tel ou tel fait de conscience, C'est encore là quelque chose d'incohérent, de mal défini, d'imprécis, et comme tel, incapable d'offrir une prise à l'esprit. 11 faut donc que ce quelque chose — pour devenir intelligible — subisse une tratisformation, devienne cohérent, précis, défini, bref, apte à être pensé. C'est l'œuvre de la seconde faculté: l'entendement. Son rôle est d'unir les notions sensibles, intérieures et extérieures, de les subsumer, comme (lit Kant, de les grouper sous une catégorie, En d'autres termes, l'entendement juge. Ainsi, par la sensibilité nou: avons les intuitions sensibles de feu et de brülure. L'entendement subsume ces deux intuitions sous la catégorie de cause : le feu est la cause de la brûlure. Par suite, l'entendement ou le jugement se compose de deux éléments : l'élément 4 posteriori où la matière, qui est l'intuition sensible de tel objet dans l'espace et le temps, et l'élément a priori, ou |

a forme, qui est la catégorie. Celle-ci, comme

les

formes d'espace et de temps, est une loi, une des conditions purement subjectives de l'intelligence, imposées aux choses. Le jugement $€ forme donc des intuitions sensibles, comme matière, intuitions qui, nous l'avons vu, ne sont que les apparences de ja réalité; et des catégories, Comme formes, lesquelles, aussi, sont des lois subjectives de l'esprit. C'est dire que nos jugements ne jouissent d'aucune objectivité. Pour Kant, les catégories sont au nombre de douze: l'universalité, la pluralité, l'unité, V'affirmation, la négation, a limitation, Va substance, la cause, la dépendance mutuelle, Va possibilité, la réalité, Va nécessité Ces douze catégories se divisent en quatre grandes classes : la quantité, la qualité, la relation, la modalité, dont chacune en comprend trois.

Les jugements sont 4 posteriori et a priori. Les premiers rangent les données dés sens dans certaines catégories, par exemple: tel objet (présent à mes regards) est une plante (appartient à la catégorie substance). Les seconds unissent deux concepts en établissant un rapport entre les deux, où encore. ils groupent de purs concepts dans une catégorie, par exemple: tout événement à une cause.

Kant subdivise les jugements 4 priori en analytiques et synthétiques. Dans le jugement analytique a priori, l'idée de l'attribut ou du prédicat est contenue logiquement dans l'idée du sujet. Si l'idée du prédicat n'est pas contenue logiquement dans l'idée du sujet, alors. c'est un jugement 4 priori synthétique. Au dire du philosophe allemand, le juge-

EEE

ment analytique ne nous apprend rien, il est une Pure tautologie. Il n'en est pas de même du jugement 4 priori synthétique. Ce jugement ajoute à l'idée du sujet celle qu prédicat, et donc, il nous apprend quelque chose de nouveau. {it voilà pourquoi, dans la philosophie kantienne, seuls les jugements a priori synthétiques sont séritablement scientifiques.

3° Dialectique transcendentale ou critique de la raison, Commencée par la sensibilité, perfectionnée par l'entendement, la connaissance s'achève par la raison, En effet, pour former déhnitivement Ja science, les jugements a priori synthétiques ont besoin d'être coordonnés, d'être systématisés, Cette coordination, cette systématisation, est l'œuvre de la raison, Elle se fait en tant que la raison rapporte les jugements à ds idées supérieures qui sont comme des vues d'ensemble sur la nature des choses. Ces idées supérieures sont au nombre de trois : le moi, le monde et Dieu. Elles jouent le rôle d'élément a priori, où de forme. tandis que les jugements sont l'élément 4 posteriori ou la matière. Lx moi permet à l'intelligence d'unifier, de coordonner, de systématiser les jugements qui ont pour objet les bhénomènes de conscience, c'est-à-dire les faits qui se succèdent en nous, ou les représentations tempo relles. Le monde permet d'unifier les jugement: qui ont pour objet les représentations spatiales. Dieu permet d'unifier là totalité des jugements qui ont pour objet l'univers entier. Ces trois idées, formes a priori, sont aussi des lois subjectives impo-

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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