SCHELLING
307. Vie et œuvres de Schelling. — Schelling naquit à Léonberg, en Souabe. A l'âge de seize ans, il entra au Séminaire de Tubingue où il étudia la théologie, la philosophie et la philologie. Il enseigna à léna où il eut Fichte comme collègue. Après quelques années de professorat à l'Université de Berlin, il mourut dans cette ville.
Ses ouvrages sont: /dées sur une philosophie de la natur., Système de l'idéalisme transcendental, Philosophie et religion, Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine.
308. Caractères de la Puilosop'ie de Schelliug. __y" Manque d'unité: c'est une philosophie composite où se rencontrent au moins cinq systèmes. 2° Idéaliste-objective : dans l'enseignement de Schelling, le moi et le non-moi, la pensée et la nature n€ drivent pas l'une de l'autre, mais d'un nrincipe supérieur, objet, substance commune aux der », appelée l'absolu. 3 Panthéiste: parce que l'absolu se développe suivant une double sériation, idéai® et réelle, et s'identifie avec tout ce qui est.
309. Philosophie de Schelling. — La philosophie de Schelling a passé par cinq phases différentes que nous allons brièvement exposer.
La première se caractérise par son adhésion complète à la philosophie de Fichte.
La seconde phase est appelée l'idéalisme physique ou philosophie de la nature. C'est l'histoire du nonmoi inconscient, traversant, selon le rythme de l'évo-
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lution absolue, les étapes qui constituent les divers règnes de la nature,
L'idéalisme transcendental vient en troisième lieu. C'est l'histoir. dit moi conscient,
Dans une quatrième phase, Schelling montre que le moi et le non-moi s'unissent ens»mble dans un Prince commun, qui est l'absolu, force immatérielle, immanente au noa-Mmoi (nature, matière) aussi bien qu'au moi (pensée ), qui se trouve à l'état somnolent dans les êtres inférieurs et prend conscience de lui-même dans l'homme. C'est un quatriè.1e système connu sous le nom de philosophie de l'identité.
L'absolu qui, fatalement. indifféremment, se développe par gradations dans les êtres, est, plus tard, pourvu d'intelligence et d'idées. Comment cet 1bsolu, doué d'intelligence et d'idées, devient-il une réelité finie? Ce devenir est, pour Schelling, un fait inexplicable, mais “ libre”. On appelle cette cinätième et dernière phase: bhilosophie de la liberté.
310. Appréciation. — Schelling fut par excellence an philosophe de la nature. Versé dans toutes les sciences naturelles de son temps, au courant de toutes les découvertes ientifiques, il voulut rendre à la nature ce qui lui était dû, Et cependant, sa doctrine ofire des difficultés quasi insolubles. Sa Puissance d'imagination qui présente tout sous des couleurs ur peu sombres, la subtilité des questions qu'il traite, ce va-et-vient continu à travers les diffé rents systèmes, rendent sa philosophie inaccessible à plus d'un, A lui, comme à son devancier, on doit