CHAPITRE II
ARNOLD GEtJLINGX.
Louis de la Forge.— Jean Clauberg.— Vie et écrits de Geulincx.— Ses rapports avec l'école cartésienne. — Place supérieure qu'il donne à la raison, subordination de l'expérience. — Le rationnel et les laits d'expérience interne n'ont pas besoin de définition. — Danger du panthéisme.— Notre esprit est un mode de Tesprit infini. — Son point de départ: l'expérience de notre limitation. — Notre communauté avec Dieu.— Pluralité de phénomènes dans k moi, et unité indivisible de l'esprit.— Ce qui aîgit sait nécessairement qu'il agit. — Opposition absolue du corps et de l'esprit.— L'espaoe plein et indivisible. — Les corps particuliers n'existent que par abstraction.— L'incorporalité de Dieu déduite, non de ce que le corps est divisible, mais de ce qu'il est privé de raison.— Passivité absolue du corps.— L'opposition qui existe entre le corps et l'esprit exclut toute action immédiate de l'un sur l'autre.— Efficace de Dieu dans le monde corporel.— L'étendue appartient à Dieu, dans un sens éminent- Création de l'univers corporel. — L'univers corporel mû par Dieu.— La permanence delà môme quantité de mouvement, pure hypothèse physique. — Les causes finales exclues des recherches naturelles. — Union de l'esprit et du corps par Dieu.— Causes occasionnelles.- Nous sommes toujours en la puissance de Dieu.- Liberté de la volonté; mystère qu'elle présente ; la question est renvoyée à la théologie. — Comparaison du spirituel et du corporel. — Distinction de l'entendement et de la volonté en Dieu.— Ils sont un dans la raison divine, qui contient tout eu elle éminemment — Ethique : Ne désire pas ce que tu ne peux pas. — La vertu est l'amour de la raison.— Dieu aime toutes choses avec nécessité.— I^ péché provient de l'amour -propre.— Ne rien faire en vue du bonheur, agir toujours en vue du devoir. — Laoona-
cîence n'est qu'au instinct.— Les quatre vertus cardinales. Le zèle. — Ne pas croire à la révélation sans examen.— L'obéissance. — La justice.— L'bumili té. — Le bonheur, conséquence naturelle et non but de l'activité morale. — La vie chrétienne n'est ni résultat de l'excitation passionnée, ni contraire à cette excitation. —Revue. 95