‹ Histoire de la philosophie moderne, traduction française précédée d'une introductionChapitre 14 sur 15 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

BENÉDIGT SFINOSA.

Sa vie. •— Conjectures sur le développement de son esprit. — Rapport de ses écrits avec son système, de sa philosophie avec ses vues pratiques. — Il soumet sa philosophie ^u jugement de l'autorité. — Rapport de la philosophie avec l'Etat et la religion. — Point de vue pratique dans la politique et la doctrine de la religion. — Principes politiques. — Théorie de la religion. — Importance pratique de la religion. — Accord et différence de ses vues pratiques et de ses vues spéculatives. — Conception dualiste de la vie rationnelle. — Forme de ses doctrines philosophiques. — Méthode mathématique. — Rationalisme. — Foi aux idées simples, claires et distinctes. — Réduction des concepts simples au concept le plus simple de la première cause.

— La vraie méthode part de Dieu, dont l'intuition est en nous. — La connaissance par les idées générales et abstraites rejetée. — Connaissance rationnelle. — Connaissance du particulier sous le point de vue de l'éternité. — L'intuition de Dieu est le seul commencement de la science. Elle est complétée par l'expérience. — Le procédé de démonstration qu'il emploie dans sa doctrine ne répond pas à son idéal de la méthode. — Dieu seul est substance. — Unité de Dieu.

— L'infini. — L'infinité dans le sens absolu, et l'infini dans son espèce; attributs infinis de Dieu. — L'étendue et la pensée en tant qu'attributs de Dieu. — L'étendue et la pensée nous sont connus par une intuition de l'entendement. — Indivisibilité de l'étendue. — Puissance, nature, vie de Dieu. — Diep incorporel; il n'a ni entendement ni volonté. — 11 agit avec nécessité et sans but. — Rejet des causes finales et de la distinction du bien et du mal. — Liberté divine. — De l'essence éternelle et infinie de Dieu, il ne découle rien que d'éternel et d'infini.— Dieu,cause immanente et non transitoire.

— Existence des choses particulières limitées. —La nature naturante et la nature naturée. — L'individu de la nature entière, et l'entendement infini. — Harmonie des modes de l'étendue et de ceux de la pensée.— On peut conclure du corps à l'esprit et de l'esprit au corps.

— Partir du corps dans l'étude de l'homme. — La liberté de la volonté combattue. — Limitation nécessaire d'une chose par l'autre.— L'enchaînement de nos idées déduit des mouvements de notre corps.

— Point d'individu réel dans le monde des corps. — Doutes élevés contre l'identité de l'esprit humain. — Confusion attachée à la connaissance sensible et à l'imagination. — Ce qu'ont de commun les corps et les pensées. — L'idée de l'idée. — Immortalité de l'esprit. — Le corporel expliqué dans TÉthique par le spirituel.— Le bien con-

gUte dans les idées ftdéqaates, le mai dans les idées inadéquates. - La tendance de Tétre à sa cooservatioo, fondement de loute moralité. — Tendance de Tesprit à la connaissance. — La servitude de l'esprit dans les passions combattue. — Liberté de Fesprit an moyen de la connaissance adéquate.— Le souverain bien dans la connaissance et dans Famour de Dieu. — Ce bien est en nous de toute éternité. - RoToe 160

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