Dissertation sur les porte-voix; Paris
MATIÈRE
diminuant du pavillon à l’embouchure ; on les fabrique en or, en argent, en laiton, en fer-blanc ; les plus préférés sont en caoutchouc.
Clilatlni considéra le premier le cornet acoustique comme un f porte-voix renversé, disposé de manière que l’action du son 'vînt, par la restriction de sa surface, se concentrer dans le conduit auditif. Lambert recommanda la forme parabolique comme la plus avantageuse, mais à la condition que la parabole soit [tronquée jusqu’au foyer, et que là soit adapté un petit tuyau pour transmettre le son au nerf acoustique. Suivant Chladni, le même ! effet pourrait s’obtenir en donnant au cornet la forme d’un cône tronqué. Huth donna la préférence au cornet elliptique. Quelle que |>soit la forme qu on adopte, tous les physiciens s’accordent sur la j nécessité de donner à l’instrument une large ouverture, afin de I recevoir une plus grande masse d’air en vibration, et que cette, ^vibration , en se propageant jusqu’à l’ouverture du petit tuyau , atteigne sa plus grande force au moment de frapper le tympan.
Propagation et vitesse du son. —, « Le son se répand dit IMusschenbroek, circulairement de toutes parts, en sorte que le corps sonore se trouve dans le centre du son R >. A l’appui de cette proposition , le physicien hollandais cite les faits d’une ccloche qui, suspendue et mise en branle dans un lieu spacieux s entend en haut, en bas, latéralement, en un mot dans les directions d une infinité de rayons dont se compose une sphère. Le son se propage donc par ondulation sphérique. Quand l’ondulation rencontre un obstacle, le segment arrêté par cet obstacle levient sur lui et l’ondulation se continue en sens inverse. Si le coi ps qui forme obstacle est lui-même susceptible de vibrer il [■produit aussi un son semblable à celui du centre phonique. Ces
données étaient déjà connues des physiciens dès la fin du seizième siècle.
Des faits vulgaires, tel que le bruit d’un marteau, toujours en re-
ihonn/0/- a rje,'cepllon clu mouvement exécuté, ont dû de bonne aire compiendre que, si la transmission de la lumière qui “C aue es 0 Jjet-> paraît instantanée, la transmission du son, qui est mine vibration de l’air, met un certain temps à parvenir à l’oreille.
Gassendi paraît s’être le premier occupé de la question de la vitesse du son, sans préciser les résultats auxquels il était parvenu.
. Met senne fit à ce sujet plusieurs expériences : dans l’une,